‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 8 sur 127 · CXXXI. — 27 juillet · texte numérisé non relu

CXXXI. — 27 juillet

B. M. R., ms. Y. 241 (i3). — Autographe.

BERTIN A MIROMESNIL

-iiV. Bertiity controlleur général, nCannonce la déclar^Ê,tiondu \ 6 juin 1761, qui proroge Védit du mois de jcM^^vier (1) 1760, et m'envoie un mémoire instructif.

A Versailles, le 27 juillet 1761.

Je crois devoir. Monsieur, vous confier un mémoire qui, je pense, vous satisfera dans Pobjet pour lequel je Tay fait. Vous sentirés combien il est essentiel qu'il n'en 5^it point pris de copie ; le crédit en souffriroit trop, ainsi que le bien des affaires du Roy. J'ay cru que vous pournés faire usage des raisons qu'il contient pour déterminer ^otre Compagnie à l'enregistrement prompt et volontaire ^ la déclaration portant prorogation de l'édit de février 1760. Cest un dernier moyen de ma part, et le seul qui inc reste à employer, pour éviter les voyes d'autorité que le Roy est fermement résolu d'employer, s'il n'est pas

(1) Miromesnil a écrit janvier, il faut lire février.

promptement obéi. Je dois vous apprendre, mais je vous prie de n>n faire que l*usage que vous crcnrés utile aux affaires du Roy, qu*en add ressaut la nouvelle déclaration dans la forme ordinaire à votre G)mpagnie, il sera en même tems addreasé des ordres et des instniaions au commandant ou gouverneur de la province, à Teffet de faire faire Tenr^istrement en sa présence et de rautorité du Roy, pour peu que le Parlement apporte, par des remontrances préalables ou autres pareils arrêtés, du retardement à l'exécution des volontés du Roy. Les raisons sont quMl s^agit d'assurer promptement les fonds de la campagne prochaine et la fin de celle-cy, si on veut donner à nos plénipotentiaires quelque poids dans leurs négociations au congrès, et qu^au surplus, ne s^agissant pas d^un nouvel édit à établir, mais de laisser subsister les mêmes secours déjà établis pendant que durent les mêmes besoins, ou plustôt pendant qu'ils ont augmenté, toutes les remontrances préalables à un enregistrement ont été suffisamment entendues. Enfin la nécessité et Turgence du cas où l'on se trouve ne permet pas d'attendre de plus longs délais que le mois prochain, après lequel tout doit être réglé pour le payement de la fin de cette campagne et pour la suivante. M. le Procureur général recevra aussi et en même tems des lettres pour proroger la séance en cas de besoin, mais il n'en fera usage qu'au dernier moment. Si vous avés quelque espérance de déterminer votre Compagnie à un enregistrement prompt et volontaire, faites moy le plaisir de m'en donner avis; je n'en auray pas de plus grand que d'apprendre et de pouvoir porter tout de suite au Roy les preuves de son zèle et de sa soumission.

Vous connaisses, Monsieur, le sincère attachement avec lequel... Bertin.

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