‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier pr��sident du Parlement de NormandieChapitre 35 sur 99 · XLIX. — 12 juillet · texte numérisé non relu

XLIX. — 12 juillet

B. M. R., ms. Y. 241 (9). — Original^ signé.

LAMOIGNON A MIROMESNIL

M. le Chancelier m'annonce que le Roy mande une députation.

MoNsusDR, Vous recevrés par M. de Saint-

Florentin une lettre du Roy pour le Parlement de RoUen, par laquelle Sa Majesté demande que les itératives remontrances qui ont esté arrestées dans les derniers jours du mois de juin (i) luy soient apportées par vous, Tancien président et les commissaires qui ont travaillé à la rédaction. Sa Majesté indique dans sa lettre le jour qu^elle entend les recevoir. Si vous ne receviés pas la lenre dont je vous parle cet ordinaire, je vous prie de ne pas divulguer ce que je vouç mande, et d'anendre que la lettre du Roy soit arrivée (2). Je tascheray de vous écrire

(i) Celles qui furent décidées le 25 juin et dont les objets furent arrêtés le 3o, en réponse aux lettres de jussion du 3. (a) La lettre, lue dans la séance du 1 5, est ainsi conçue : « De par le Roy. Nos amez et féaux, jugeant à propos que les nouvelles remontrances que vous avés arresté le a 5 juin dernier de nous foire soient aportées le 3o du présent mois par le Premier Président, le plus ancien des présidents de notre dite Cour de Parlement de Rouen et par les commissaires que vous avés nommés pour

demain plus amplement ainsy qu'à M. le Procureur gé^

néral, car il est fort tard. Je n'ay que le temps de vous

mander cecy.

Je suis, Monsieur,

Votre très affectionné serviteur,

De Lahoignon.

A Versailles, le 12 juillet 1760.

L. — i3 juillet 1760. * B. M. R., ms. Y. 241 (9). <— Autographe.

LAMOIGNON A MIROMESNIL

Af. le Chancelier rn^accuse la réception de mes lettres et remet à conférer, au temps où je serai à Versailles avec les députés.

A Versailles, le x3 juillet 1760.

Je ne vous écrivis hyer qu'un mot, Monsieur, parce que le départ der la poste pressoit ; je ne vous ferai pas aujourd^huy une plus longue lettre, attendu Tordre que vous aurés reçu lorsque la présente vous parviendra.

J'ay reçu vostre lettre du 10 du moys et j'entre bien dans vos peines, mais je remets à vous répondre au temps que vous viendrés icy ; alors vous vous expliquerés avec

les dresser, Nous vous mandons et ordonnons de vous conformer à ce que nous vous faisons sçavoir de ce qui est en cela de notre volonté. Sy n'y faites faute. Car tel est notre plaisir. Donné à Versailles le 12 juillet 1760. Louis. Et plus béUj Phélypeaux. »

La Cour désigna aussitôt pour ses députés, outre le P. Président, le Président Halle de RouvîUe, et les rédacteurs, M» Guenet de Saint-Just, de Germont, de Vigneral, Piperey de MaroUes, Thomas du Fossé, Masson de Pelletot, Barthélémy Lecouteulx, Le Masurier de Rau ville et AUexandre. (Registre secret.)

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