‹ Correspondance politique et administrativeChapitre 10 sur 12 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Cctîe cinquième partie termine la Correspondance qui a été la base de cet ouvrage , et les personnes qui y ont mis assez de prix pour en faire collection , peuvent le regarder comme complet sous cp rapport. Cependant , ayant le dessein de continuer à traiter les objets qui , avec tant de raison , occupent tous les esprits maintenant, je garderai le titre de Correspondance politique cl administrative , même en publiant Thistoire de la session de la Chambre , quand cette session sera terminée^

De nouveaux évcnemens, de nouvelles propositions de lois pourront faire que j'imprime sous peu, et même que je donne une forme périodique A cet ouvrage, ainsi que j'en ai annoncé le désir ; d'autres événemens , moins de propositions nouvelles , peuvent faire que je sois long-temps sans imprimer. Je ne prends aucun engagement; je n'écris pas pour écrire , mais dans un but d'utilité. Ceux qui croiroient qu'on trouve du plaisir à vouloir le bien de son pays par opposition , ne savent pas combien cette situation est pénible ; ce n'est pas

(ii6) cVavoIr individuellement raison qu'il s'agit aujourd'hui, mais de voir toutes les autorités marcher d'accord , toutes les opinions royalistes , toutes les bonnes volontés , tous les lalens s'unir pour former une opinion publique qui domine les intérêts personnels et les résistances de coteries. Tant que nous n'aurons pas atteint ce but, l'administration qui s'adresse aux hommes restera incertaine ; et cependant c'est de la marche ferme de cette administration que dépend entièrement la tranquillité des esprits, la confiance dans l'avenir. Ce n'est point par opposition que je me range du côlé de la majorité de la Chambre des Députés , mais par la conviction où je suis qu'en renversant les doctrines révolutionnaires , elle n'a jamais attaqué et n'attaquera jamais les intérêts nés de la révolution. Cetle distinction entre les doctrines de la révolution qu'on ne peut trop livrer au mépris, et les intérêts nés de la révolution qu'il faut garantir, sans les augmenter , est la base de toute politique applicable à noire situation présente. Louer ce qui est conforme à cette politique , s'opposer à ce qui est contraire , ce n'est pas prendre parti pour o'j contre les individus ; c'est juger d'après un principe fixe.

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