‹ Correspondance, précédée d'un supplément aux mémoires de sa vie par L. Aimé-MartinChapitre 26 sur 119 · XC1V APOLOGIE · texte numérisé non relu

XC1V APOLOGIE

pas ressembler à ces bergers qui , toujours occupés du plaisir , méprisent les plantes salutaires et n'assortissent leurs couronnes que des plus brillantes fleurs.

Sa confiance en Dieu l'avait éclairé sur les lois de la nature; son amour pour les hommes l'inspira dans l'étude des lois de la société. Il étendit ses idées à tous les peuples, et réunissant le monde physique et le monde moral par un seul principe, il chercha à reconnaître les effets de la Providence dans les institutions humaines, comme il les avait reconnus dans les œuvres du Créateur.

Plusieurs philosophes modernes , en se livrant à l'étude de l'homme et de la politique . ont recherché quelles étaient les institutions les plus propres à fonder le bonheur des sociétés. Imitateur de Xénophon et pensant , comme Plutarque , que la monarchie est le plus parfait des gouvernemens , fauteur de Télémaque considéra chaque famille comme un peuple gouverné par un roi, chaque peu-

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