‹ Correspondance, précédée d'un supplément aux mémoires de sa vie par L. Aimé-MartinChapitre 38 sur 119 · APOLOGIE. CXV · texte numérisé non relu

APOLOGIE. CXV

secours de Fart , et des soins du plus tendre amoin-. il ne pouvait ni calmer la fièvre qui la dévorait, ni faire entrer 4a résignation dans son cœur. Souvent même elle repoussait son mari, éloignait ses enfans et tombait dans les accès de la plus noire mélancolie ; car dans l'affaiblissement de ses facultés , voyant de toutes parts le triomphe des médians , elle venait à douter s'il y avait une Providence. Hélas ! en aggravant ainsi les peines du meilleur des hommes , elle était loin d'imaginer qu'elle préparait des armes à la calomnie , et qu'un jour viendrait où M. de Saint-Pierre se verrait accusé d'avoir fait le malheur de sa femme par ceux même qui la réduisaient au désespoir. Ainsi procèdent les méchans : ce n'est point assez pour eux de commettre le crime , il faut encore qu'ils en accusent la vertu !

Au milieu de ces tristes circonstances , M. de Saint-Pierre vit un jour entrer dans son cabinet un jeune officier dont la physio-

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