CCLXXXIV
Le cinkre Maigre mil huit cingre quatre vingt ongre. {fiic) ***
Mon cher Vanier,
Thomas vous portera ce mot, pour vous prier de
* 2 ff. papier à lettre, vergé blanc^ encre noire^ recto du 1*' i
(1) Voir la correspondance avec ce dernier.
** Fragment papier d'hôpital, encre noire, recto.
*•* 1 1". papier blanc quadrillé, texte au crayon, recto. Au
bien me vouloir fixer un rendez-vous « dans une matinée » pour enfin travailler à ce nouveau classement {Essais littéraires) du nouveau projet de livre.
En même temps, Thomas veut bien se charger du plus d'argent possible, de votre part, à mon adresse. Je l'y autorise bien volontiers et vous remercie d'avance de l'immédiate avance que Thomas va me rapporter.
Nous traiterons dès que nous pourrons nous rencontrer. Suis encore fatigué de deux courses inutiles chez vous ce matin. C'est pourquoi ce mot. Votre
Paul Verlaine.
Paris, 5 juin 1891 *.
Mon cher Vanier,
Monsieur Lacan, mon propriétaire, veut bien encore se charger de vous porter ce mot, de ma • part. (1) Car je suis souffrant. j
Voici : MM. CharpeLtier et Fasquelle (2) vous j
verso ; « Reçu pour Verlaine la somme de cinq francs, le 5 mai j
1891. Signé : Thomas. » j
* 2 ff. papier à lettre, gris-bleu,vergé et réglé en filigrane, j
encre noire, recto du 1«' f. A
(1) Nous trouvons, dans les documents de la maison Vanier, | un reçu d'une somme de vingt francs, touchée par un sieur  Lacan, le 23 mai 1891^ au nom du poète. f
(2) Il s'agit ici des droits prévus pour la publication par ces i] derniers, d'un Choix de Poésies de Verlaine. L'ouvrage parut, ? au cours de l'année 1891.
LETTRES A téON VANIBR 177
prient (et moi aussi), d'apaiser vos prétention», sans quoi eux aussi plaideraient au besoin.
Quant à ce qui me concerne immédiatement, je réclame de votre bonne foi l'arriéré des exemplaires de passe de tous mes livres parus chez vous, soit en nature, soit monnayé.
Autrement que voulez-vous ?
Votre P. Verlaine.
18, rue DescartcB.