‹ Correspondance; publiée sur les manuscrits originauxChapitre 5 sur 44 · CLXXVIII · texte numérisé non relu

CLXXVIII

Coulommes, par Attigny» Ardennea [avril 1884] **. Cher Monsieur,

Reçu votre lettre. Impossible d'y répondre complètement : à demain.

Faites le service de la Presse, strictement. Demain recevrez intentions et 50 Romances.

* 2 ff.j papier vergé blanc, encre noire, recto du 1®' f., s. date.

(1) Peut-être s'agit-il de la mise en vente et du lancement des Poètes Maudits, annoncés au Journal de la Librairie^ le 19 avril 1884.

** 2 fî., papier soie, encre noire, recto du 1*' f., s. date.

Envoyez dans tous les cas à Mallarmé, 87, rue de Rome, — 5 exemplaires.

Mais je suis de votre avis — . Envoyez juste ce qu'il faut.

Et à demain lettre plus longue et les 50 Romances. Bien à vous, P. V,

Le 7 août [1884.1 *, Cher Monsieur,

Le livre dont nous parlions, appartient, en effet, à M. L. (1), ainsi que la B. C. (2). Fatale mémoire la mienne!

A vous, P. V.

Coulommes, par Attigny, Ardennes.

5 novembre 1884 **.

Mon cher Monsieur Vanier,

Forcé, pour être témoin dans un procès de vol à mon préjudice, d'attendre qu'on daigne m'appeler

* Carte postale, encre noire. Au recto, on lit : M. L. Vanier, éditeur^ quai Saint-Michel, E. V. Le cachet de la poste est peu lisible.

(1) Alphonse Lemerre.

(2) La Bonne Chanson. Ce recueil, ainsi que deux autres, publiés à petit nombre par l'éditeur des Parnassiens, n'était pas encore épuisé.

** Verlaine intime, par Charles Donos, p. 117. Nous n'avons pas vu l'original de cette lettre.

LETTRES A LÉON VANlER 33

<î(3 vive voix, me voici clou6 ici, où vous m'enverrez» n'est-ce pus ? les épreuves jusqu'à nouvel ordre (!)• A vous, et à bientôt j'espère, si Thémis n'est pas trop, trop boiteuse.

Paul Verlaine.

Coulommcs, lo 31 décembre [1884] *, Cher Monsieur,

Avec mes meilleurs vœux de jour de l'an, voudrezvous bien donner à Lutèce les deux fragments des Mémoires d*un Veuf, intitulés :

A la mémoire de mon ami Lucien Viotti. La Morte (2).

intacts.

Rendez-moi de vagues comptes, pour mémoire, et si vous pouviez m'envoyer quelque argent, ô que vous seriez donc gentil !

Si des journaux parlent des bouquins, envoyez, n'est-ce pas ?

(1) Il s'agit ici des épreuves de Jadis et Naguère^ alors en cours d'impression.

* 2 S., papier à lettre, vergé blanc, encre noire, recto des 2 ff., date incomplète. Au doSj une note (de Vanier ?) au crayon: « Philippe Gille^ 5 lignes dans « Le Figaro » pour « Jadis et Naguère ».

(2) La Morte parut à Lutèce, le 18 janvier et le fragment sur Lucien Viotti, également, le l^''" février de l'année 1885. La lettre de Verlaine ne peut donc être que de la fin de 1884,

Tout à VOUS, cher Monsieur, et aux camarades. Que Moréas envoie donc son livre (1) à

Votre

P. Verlaine.

Coulommcs, par Attigny, Ardennes, Samedi [1884] *.

Cher M. Vanier,

J'ai reçu votre lettre renfermant une autre lettre (de M. Bourges me promettant un article dans le Gaulois).

Je suis disposé à voir réimprimer mes poésies : Poèmes Saturniens, Fêtes Galantes, Donne Chanson, Choses de Jadis et de Naguère. Lemerre et Palmé n'ont rien à voir là-dedans.

Quant à Sagesse, je me réserve de le réimprimer avec d'autres poésies du même ton. Je vais écrire à Morice, au sujet d'un dépôt chez vous.

Donnez donc à d'Orfer (2) quelques Maudits. Il ne pourrait que nous être très utile, et c'est un charmant homme.

Je vous serre la main bien cordialement.

(1) Les Syrtea^ poésies {Paris, Imprimerie de L. Trézenik, 1884. in-18).

* 2 fi. papier à lettre quadrillé bleu, encre noire, recto des 2 S., sans date.

(2) Léo d'Orfer, rédacteur en chef de La Vogue.

LETTRE! A lâON VANIBE 86

CLXXXIH

Coulommoi, par Attigny, (Ardcnncs) [1884] *,

Cher Monsieur,

Voici (no vous l'ai-jc déjà pas envoyée ? distrait par mille aiïaircs 1) voici la photof^raphic demandée; Rops ou Forain pourraient en tirer quelque chose d'amusant, à mon sens.

A quand des épreuves ?

Je m'occupe de compléter les Mémoires de ce Veuf là.

Mille cordialités,

P. Verlaine.

Coulommcs, par Attigny, Ardcnnc», le 29 [janvier 1885]. ** Cher Monsieur,

Voici, pour ajouter aux Mémoires d^un Veuf (titre général), une nouvelle très ancienne. Classez-la entre Pierre Duchatelet et Louise Leclercq que vous aurez bientôt.

Bah ! risquons U Hystérique 1

Avez-vous [vu] : Jeux d'erhfants ?

* 2 lî. papier blanc, quadrillé, encre violette, recto du !•' f., s. d.

** 1 f., papier do soie, encre noire, recto. Nous avons pu compléter la date de cette lettre, grâce au timbre de la poste. Au bas de la feuille, un morceau déchiré ; les derniers mots, manquent.

Demandez à Lutèce le Café de lettres (1).

Tâchez donc de m'avoir l'adresse de Forain et de Rops (pour 2® série des Poètes maudits).

Veuillez aussi me dire quelle est la fortune de Jadis et Naguère (2) et quels journaux en ont parlé.

Envoyez si [possible,] vous...

* Bientôt à

M™® Aubiri « va bien », comme disent les « Chefs » des restaurants parisiens humbles, les miens, quand à Paris I

Paris, le 1" octobre 1885 *.

Mon cher Vanier,

Moi dans la jubilation. Retrouvé masses de choses, proses et vers, que je croyais perdues. Vu Izambart qui m'a prêté vers jeunes de Rimbaud. Plan définitivement fait de Madame Aubin qui n'aura qu'un acte. Accouché de deux longs A/emoiVe* d'un Veuf. Fais vers pour revues graves et payantes (prudence et chasteté) qui paient. Il va paraître dans Lutèoey

(1) Publié le 20 juillet 1884. Co récit en prose n'a pas été recueilli dans les Œuvres posthumes.

(2) Le volume fut annoncé au Journal de la Librairie, le 3 janvier 1885. L'édition porte la date de 1884.

* 1 f. papier blanc, quadrillé, encre noire, recto. Billet non signé.

LETTHES A LÉON VANlER 37

vers biographiques très crânes. Zut I je brûle mes vaisseaux I Tum tam et réclames.

Avez-vous lu, dans la France d'il y a quelque huit jours, une citation élogieuso do Marcel Fouquicr ?

Paris, lo 2 octobre [1885 l*.

Cher Monsieur,

Ceci est une carte de visite. Excusez mon immense retard. J'ai eu tant de tuiles et de couleuvres ; vous saurez !

Nous allons reprendre notre correspondance. Moi, malade au lit, d'un rhumatisme articulaire aux jambes, j'écrirai plutôt court, ça me fatigue d'écrire. Vous, abondez, pluez !

A vous de cœur,

P. Verlaine.

Ci-joint, vers retrouvés de Rimbaud.

Mon adresse : 6, Cour Saint-François, rue Moreau, Paris.

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