Passif
A déduire, grosso mocîo, service de ma mère. enterrement,dépenses de nourriture et diver- 1 . 580 ses .
Tombeau au cimetière de Clichy,Pari3. 800 (1100)
Frais d'enregistrement pour la succession de ma tante. Environ 140
(40, enregistrement de la procuration).
Voyage à Arras, dépenses légales (frais divers) 250
lettre, en marge de la suscription, mais d'une main qui n'est peut-être pas celle du poète, ces notes : Fin juin 86 = 3755, argent dû : 368, juillet ; 41,95, août. Et au dos : 109 -f 100 (Cabanes) = 209 ; pharmac. 36 ; Loyer, depuis. 20 fr. par mois ; 150 fr. donnés à M. Cadot.
Report 2.770
DettoB de ma môro, dopuiscommonccmcnt do novembre ou fin d'oot()l)re, médecin, drap
pour ensevelissement, etc. Knviron 300 [336. 8^i]
Mes nourriture et logement, environ 5 fr.
par jour, pendant un an environ 1 .825
Total 4.895
Actif (toujours approximatif) 5.700
Passif (toujours approxinmtif) 4 . 895
Reste ~~805~
Il y a 100 francs de vêtements, mais 100 francs de vente de quelques articles mobiliers. Enfin, le compte est à peu près. Je ne parle pas des consommations qui, selon moi, tiennent en grande partie dans mon compte qui est large. — Enfin, soyez prudent et réservé. D'ailleurs, je pense que je verrai enfin ces comptes qu'on me doit.
Tel est à peu près mon bilan. Il y a eu du crédit, des avances d'argent, en outre, mais il doit rester définitivement quelque chose d'encore conséquent.
Je vous confie ces chiffres tels quels. Ne les montrez que s'il vous le semblait tout à fait nécessaire. Enfin, faites tout pour le mieux.
Occupez-vous, n'est-ce pas ? d'avoir l'article de Lepelletier. M. Vesseron a-t-il reçu ses livres et envoyé l'article promis ? Etc., etc.
Je travaille toujours beaucoup. Donnez instructions précises sur la préface dont vous m'avez laissé la maquette au crayon. Cros recopié. Mérat (très intéressant) en train.
Avez- vous le manuscrit du Voyage en France? (1)
(1) Voyage en France par un Français. Le texte de cet ou-
66 CORRESPONDANCe''dE PAUL VERLAINE
Bien à vous. Ecrivez bientôt à, ou venez voir
Votre
Mon garçon de salle se recommande à vous pour un emploi dans la librairie. C'est un très brave homme qui a déjà travaillé dans cette partie. — Il s'appelle Emile Rochereuil.
P. -S. — Très intéressant, le livre de Bloy (1). Et j'y suis plus qu'honorablement traité. Le voyez-vous quelquefois ? Vous le remercierez bien de ma part. J'écrirai quelque jour à Vignier pour Centon. Compliments à lui, en attendant. — • Donc à bientôt, vous; chez Chanzy. Et j'ai, dans tous les cas, un asile sûr pour mes affaires, — chez M"^^ veuve Delahaye, 13, rue de Malte.
Paris, le 9 fév. 1887 *.
Mon cher Vanier,
Il est plus que probable, mais plus que probable seulement, que dimanche je me rendrai chez Chanzy, à l'effet de savoir enfin à quoi m'en tenir, car je lui
vrage, demeuré longtemps inédit, a été publié par M. Louis Loviota en 1907. Voyez, de plus, les Œuvres poalh., H, pp, 33 et sa.
(1) Un Brelan d'excommuniés.
* 2 ff. papier à lettre, vergé blanc, encre noire, recto et verso du 1«' f.
LBTTnSS A LÉON VANlBR (il
ai écrit, peu de jours après votre viaitc, lui demandant en particulier l'adresse de ce M. Cabanes avocat, ancien avoué, qui me doit de l'argent et a eu entre les mains toute l'alTaire de la succession do ma tante, et pas encore do réponse.
Un M. Edouard Dubus, qui est venu ïnc voir l'autre jour, m'a olîcrt sa journéo de dimanche à m'accompagncr dans cette pérégrination. Car je ne saurai me piloter tout seul avec une jambe en « pâté de foie ». Il me faudra quelques argents pour, — > en dehors les nourritures et voitures — ■ peut-être payer les commissionnairefi, en cas de déménagement. Or, vous me devez un Mérat, 10 fr.
Et je vous apporterai un Rimbaud « batte aux pommes » 10 fr.
20 fr.
Ce qui ferait vingt balles qui passeraient en partie en achats sérieux et m'aideraient à vivre encore du temps un peu à l'hospice (1). Si vous devez fermer dimanche, alors envoyez poste par poste mandat, sinon, n'écrivez pas et je passerai chez vous vers les 9, 10 heures. Vous m'auriez préparé la petite somme, même en cas d'absence de votre part — • et si vous pouviez nous accompagner ce serait rupin, mais pas de vœux ambitieux.
Préparez aussi les manuscrits à* Amour et de Parallèlement que voici finis. Je vous apporterai la dernière pièce à^ Amour. Je mettrais çà sommairement en ordre et nous toucherions un mot du prix.
(1) Cette somme fut versée au poète le 13 février.
'* Avez- VOUS pensé à ma créance de Juniville ? Sacrebleu I que ces 900 (ou moins) tomberaient donc bien ! (1)
Santé toujours la même... Je pense très sérieusement aux avenirs. Vous, préparez-moi un conseil, hein ? en même temps que ces 20 balles.
Et à vous cordialement,
D'ailleurs je sortirai, si je sors, de 9 à 5. Après quoi, rentrée au paradis Broussais.
Le 19 février 1887 *.
Mon cher Vanier,
Voici deux petits poèmes pour Amour, à insérer dans le manuscrit.
Envoyez-moi un mandat de 15 francs, contre le reçu ci-joint. Les 5 francs de l'autre jour seront ainsi payés. ;,,«,/,
Toujours même santé. On continue à travailler.
Bon carnaval.
Votre, P. V.
Vous écrirai un de ces jours, très en détail.
(1) Pour l'intelligence de ces lignes, voyez au tome I, p. 216, une lettre à Lepelletier du 28 novembre 1887. Il s'agissait pour le poète de rentrer en possession d'un reliquat de dépôt sur un bien vendu par lui, en 1882, à la suite d'une de ses entreprises agricoles.
* 1 f. papier à lettre, vergé blanc, plié en deux, encre noire recto du l^r f.
Jeudi 24 fév. 1887 *.
Mon cher Vanier,
Moi toujours : enim..dant, mais encore plus emm..dé. Besoin non pas d'argent, mais de sous, chocolat, timbres, carafons de temps en temps, etc. (les et cœtera ne sont ni nombreux ni formidables). Bref, pourrez-vous m' envoyer par mandat sur la poste les 15 francs que je vous demandais en une lettre qu'a dû vous porter Des Cadenzals (1) dimanche dernier et qui contenait un reçu de 20 francs pour deux biographies {Cros et Ghil) ? (2) De la sorte, les 5 francs que vous m'avez remis il y a aujourd'hui huit jours seront tenus pour payés. Mais Des Cadenzals est-il allé chez vous ? Au cas contraire, je vous enverrai poste par poste un reçu du mandat, le plus tôt possible, n'est-ce pas ?
Mérat est fait. Je vais me mettre à un Rimbaud; mort ou non, il faut qu'il soit fait. Et nous nous oc-
* 1 f. papier à lettre vergé blanc, plié en deux, encre noire recto et verso du 1"' f., recto du 2*. On lit, en tête et à gauche du 1*' f., la note autographe suivante de Léon Vanier, à l'encre verte : Envoyé mandat de 15 /r. ce jour, 25 février 87. V.
(1) Lisez : F. A. Gazais.
(2) Effectivement le 20 février précédent. Ledit reçu a été conservé dans un des dossiers du fond Vanier. C'est là que nous l'avons retrouvé parmi une grande quantité d'autres pièces curieuses, portant, pour la plupart, la signature de Verlaine, et que nous avons utilisées au cours du présent travail.
cuperons sérieusement d'une édition épatante de lui, dès que ma situation sera un peu tranquille.
Amour sera fini très bientôt. Au premier jour, je m'occuperai de bien revoir le manuscrit et celui de Parallèlement.
J'ai oublié dernièrement de vous reparler de ma créance sur le notaire en question et de la possibilité de m'en défaire au moins désastreux possible prix. Je répète, elle est bonne, très bonne ! 900 fr. à 4 0/0, remboursable à 6 ans, à partir de 82. Notaire : Carrette, à Junivillc, arrondissement de Rethel, Ardennes (1). Si connaissiez type pour acheter, dites, n'est-ce pas ? Quel service !
Et quel service aussi ces 15 francs ! Dès ceci reçu, n'est-ce pas ? Car gêne vraie ici, — où je devrais toujours avoir au moins une pièce de 5 francs en réserve.
A très bientôt çà, je compte sur vous véritablement.
Votre
P. Verlaine.
Lit 6, salle Follin, Hôpital Broussais, 96, rue Didot.
Avez-vous envoyé les trois livres à Vesseron (Charles), Charleville (Ardennes).
Et les deux Louise et Mémoires à M. François Walty, 8^ régiment d'artillerie, 1^® batterie, Châlons-sur-Marne.
(1) Voyej la lettre CCIX, p. 61,
LETTRES A UiOJi VANIRR 71
ce XV
20 mars 1887 *.
[Hôpital Cochin, aallo Boycr, lit 13],
Mon cher Vanier,
Voici !
Je pense rentrer dans un hospice, et vais m'en occuper demain. Serez immédiatement prévenu d'ailleurs de l'endroit. Seulement, je veux être un peu respectable en me « constituant »» Une paire de chaussettes, enfin 1 et nn chapeau vraisemblable ne feraient pas mal dans ce paysage triste. De plus, au lieu de 30 francs de loyer pour avril, quelques frais de déménagement immédiat? bien entendu et quelques sous pour premières dépenses d'installation ; — bref, envoyez ou apportez-moi (envoyez plutôt par mandat) tout le possible, le plus tôt possible. Car cette situation de petites dettes, d'égards tout juste, etc., m'ennuie, sans compter l'horrible fatigue de garder la dignité à ces prix-là : faim et froid.
* Verlaine intime^ p. 141. A défaut de l'original, que nous n'avons pu découvrir, nous reproduisons le texte tel qu'on peut le lire dans l'ouvrage mentionné ci-dessus. Si nous en croyons Charles Donos (qui, cependant, fait erreur en dirigeant alors Verlaine sur la maison de convalescence de Saint- Maurice, où il n'entra que le 16 mai), c'est au D' Nélaton, chirurgien à r Hôtel-Dieu, que l'écrivain dut sa rentrée dans les hôpitaux parisiens. Il fut hospitalisé à Cochin, dans les derniers jours du mois de mars.
Enfin ! on va pouvoir travailler. A vous, et envoyez « galette » tout de suite, — pas ?
Le 10 mai 1887 *.
Mon cher Vanier,
Affaires de « librairie » d'abord.
Amour. Dédicaces (1) :
Ecrit en 1875, à Edmond Lepelletier.
Bournemouth, à Maurice du Plessys.
Parsifal, à Jules Tellier.
Je vois un groupe sur la mer, au D^ Louis Jullien. Un crucifix, à A. Baju.
Saint Benoît Joseph Labre, à Emile Le Brun. Quatre Sonnets : à Léon Valade, à Ernest Dclahaye, à Emile Blémont, à Victor Hugo.
Centenaire de Calderon, à José Maria de Heredia.
Parallèlement. — Les Amies, à René Ghil (2).
* 1 f. papier vergé blanc, plié en deux, encre noire, recto et verso des 2 il.
(1) Quelques-unes de ces dédicaces ont été modifiées lors de la publication du volume. Bournemouth, a été donné à Francis Poictevin, Un Crucifix, à Germain Nouveau, Ballade à propos de deux ormeaux à Léon Vanier. Les pièces : Je vois un groupe.., Saint Benoît Labre... ont paru sans dédicaces et, par contre, d'autres poèmes non cités dans cette liste succincte, ont été dédiés au D' Jullien, à Emile Le Brun et à E. Raynaud.
(2) Cette série de pièces, on le sait, a paru sans aucun envoi.
Ballade à propos de deux ormeaux qu*il avaity à Ernest Raynaud.
J'attendrai, pour d'autres dédicaces, d'avoir vu le destinataire, surtout dans Parallèlemerit, où il y a des pièces épicces.
D'ailleurs, le classement des pièces est à peu près fait. Un jour de semaine que vous aurez du temps (ayez toujours un peu d'argent dans la poche !), venez avec les manuscrits et ce sera fini. N'oubliez pas de m'apporter (dans un Lutèce la dernière Fête Galante (1) et dans, je crois bien, la Re^>ue critique (Max) ou la Libre Revue, la pièce commençant par:
Ni pardon ni répit, dit le Monde (2).
Et les Romances sans paroles ? Et les Maudits ?
Quant à Bonheur, décidément en train, concurremment avec des morceaux, possibles dans la Presse payante, des Nouveaux Mémoires d^un Veuf, vous avez déjà la première pièce, raturez le titre Bonheur, que vous remplacerez par un simple N** 1. Il n'y aura ni titres ni dédicaces, que titre Bonheur et Dédicace du livre, je verrai à qui. Mettez Bonheur à droite de la page, comme indication. Ci incluses la 2® et la 4® ; la 3® est finie (42 vers), mais encore à corriger, l'aurez bientôt.
FoMT Œuvres de Rimbaud, c* est bien toujours Félix Régamey qui tient ? Mais pour les P[oètes] Maudits ? ce Forain là ? Tâchez donc d'en tirer plume
(1) Cf. Dernière Fête Galante, -ûP de Lutèce du 21 au 28 déc. 1884. (Voy.: Parallèlement (Œ. C, II, 168).
(2) Amour (CE. C, II. p. 32 : Il [un veuf] parU encore).
OU poiL II a une photo de Rimbaud, non unique (car je dois en avoir une autre, plus gosse encore) et une de moi très amusante. Faut tâcher de l'avoir : son adresse, si l'avez ?
Voulez-vous me proposer des biographies à faire ? Je pense bien à France (Anatole), à Lafenestre, à Theuriet et à Lemoyne, mais il faudrait que j*eusse quelques bouquins à l'appui. Dame !
Vous savez, je sais très bien l'anglais, références très belles, etc.. Je sais l'orthographe et me tenir quand il faut. Un emploi quelconque me botterait, et je saurais le garder, s'il était nécessaire. Voyez si pouviez trouver.
Que mon notaire seulement m'envoie des fonds contre créance (excellente) cédée, oh, alors ! je Buis sauvée Voyez si pouviez trouver.
Quant à Ladoux, je ne lui dois rien, mais rien 1 et c'est un abus abominable 1 l'ayant prévenu à temps, mais on me dit qu'il faut payer ce qu'il me réclame : 8 francs (1). Du Plessys l'aura vu et sans doute passera chez vous. Il s'agit de portraits de famille et de valeur auxquels je tiens beaucoup beaucoup.
Une idée : j'ai cédé mes titres à ma femme non encore remariée et pour Venfant {2). Or ^ elle me refuse
(1) Il s'agit ici d'une dette de logement. Le 21 mars précé* dent, Verlaine avait déjà payé pour le loyer d'un mois, au même propriétaire, 5, rue Moreau, la somme de 30 francs, dont le reçu nous a été conservé dans les papiers de son éditeur.
(2) Si nous en croyons une lettre de M"'® Delporte (femme séparée du poète) publiée par l'Echo de Pari» (26 août 1896) mais dont le texte est fort douteux, cette dernière Be serait remariée dans lo courant de l'année 1886.
LETTRES A LÉON VANlER 75
tout de Tenfant, vue, éducation et nouvelles, et, me dit-on, le fait élever avec ceux (car il paraît qu'il en a aussi) de son « mari ». Or je me trouve, toutes dettes payées, dans le dénuement absolu, et m'est uvis de m'adrt'sser au juge de paix qui m'a saisi et m'a félicité d'avoir été en cette circonstance un honnête homme pour que lui, magistrat, au courant de cette affaire, engage Madame ? à faire son tout petit devoir et me constituer quelques sous, sur les 20.000 francs et plus qu'elle a de ma bonne volonté. N'est-ce pas ?
Le 15, ou aux environs, n'oubliez pas M. Allemoz (1), passez chez Chanzy, dites-lui que je lui écrirai, qu'il vienne me voir, que je pense à lui (ceci pas devant Madame) et qu*il sache un peu ce que son beau-frère me fait. Toutefois entre nous trois.
Le projet, dont je vous parle, relativement à la rue Nicolet est ma dernière cartouche à blanc. Le ton des premiers vers de Bonheur (l'âpreté même y incluse témoigne de ma sincérité), indique assez que loin de moi l'idée de passer à des choses plus militaires — à moins que le Diable et les gens... Ecartons ce pronostic.
Aux environs du 15, plutôt avant, passez un peu aussi chez Cochin, salle Boyer, lit 13, ou faites vous y représenter par un tout petit mandat.
Et ces traités ? A vous, pensez à moi, n*est-ce pas?
(1) Restaurateur, 8, rue Moreau. Léon Vanier fut chargé à plusieurs reprises de régler les notes qu'il présenta au nonx de Verlaine.
Saint-Maurice, le 23 mai 1887 *.
Mon cher Vanier,
C'est pressé par le plus absolu et le plus réel besoin que je vous écris.
Voici. Comme vous le « marquait » ma lettre dernière, mon médecin en chef de Cochin m'a très inopinément et moi ne le désirant pas du tout et le demandant encore moins, envoyé en ceci qui est donc V Asile des convalescents de Vincennes, où, d'ailleurs on est très bien, à part le temps affreux commun d'ailleurs, aussi, et c'est justice I à tout le monde. Or, le séjour réglementaire ici est de quinze jours et j'y suis depuis le lundi seize courant (1), ce qui fixerait mon départ à aujourd'hui en huit, demain en huit au plus tard 1
Je ferai naturellement tout le possible pour rester une quinzaine, une semaine de plus, mais je ne puis le moins du monde répondre du succès en cette circonstance et je dois m' attendre au pire, partant avoir en poche pour lundi en huit matin, au plus tard, le plus d'argent raisonnable possible. A l'heure qu'il est, des fameux 7 francs du 24 avril dernier, il me reste, par quel prodige d^ordre ?!! soixante-quinze cen-
* 2 fï. papier à lettre, vergé blanc, grand format, encre noire, recto et verso des 2 iî. Enveloppe avec le timbre de la poste.
(1) Voyez à l'appendice du présent tome, le fragment d'une lettre adressée au même, le 13 mai 1887.
LETTRES A L^ON VANIBR 77
limes, sur lesquels j'ai à donner au moins trois encore pourboire de deux sous. Jugez.
Maintenant, en cas d'impossibilité de prolonger mon « restage » ici, aussi de rentrer immédiatement dans un autre hospice (quelle vie m'a là faite mon ancienne I), pour y guérir enfin tout à fait ce genouillà, je suis à peu près sûr d'un gîte pour plusieurs — • au moins — jours. Il ne resterait plus GUERE donc que la question de nourriture et d'un chapeau de 3 fr. GO, sans compter une chemise et quelques chaussettes propres de temps à autre, — en tout état de cause et avant tout une respectable toute petite somme de poche à ma sortie. Donc, envoyez dès ceci reçu, mettons une dizaine de francs, avec idée du chiffre approximatif que pourrez me donner, ou m' avancer, si préférez le mot, en vue de ma vie de quelques jours, en attendant du définitif, ou du provisoire plus substantiel.
Ci-joint mes vers pour Bonheur. Donc, déjà (il n'y aura ni titre ni dédicace).