MERCY A JOSEPH II
Paris, le aà mai lySa. — Les circonstances intéressantes du moment me déterminent à dépécher le présent garde-noble avant l'arrivée de celui qui doit lui succéder, parce qu'il m'a paru convenable au meilleur service de V. M. L que son ministère fût à même de confronter le langage que lui aura tenu le baron de Rreteuil, avec celui que me tient ici le comte de Vergennes, sur les démarches présentes de l'Angleterre, relatives aux négociations de la paix. Ma dépêche d'office exposant tout ce qui a trait à cette matière, je vais borner mon très humble rapport à ce qui concerne le grand-duc et la grandeduchesse de Russie.
Ayant été admis à leur faire ma cour le lendemain de leur arrivée, je leur rendis compte des ordres qu'il a plu à V. M. de me faire donner depuis longtemps à leur sujet, ainsi que de la manière dont je m'étais occupé à les remplir. Ils virent, par ces détails, que c'était aux soins de V. M. qu'ils seraient redevables de tout ce qu'il y aura de très distingué et d'agréable dans l'accueil qu'on leur préparait ici. LL. AA. IL en parurent pénétrées de reconnaissance ; Elles me dirent que les bontés de V. M. les avaient suivies dans tout leur voyage. Le Grand-Duc me marqua beaucoup de confiance par les informations locales qu'il prit de moi. Il agréa que je concertasse avec