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Et enfin 5" que de tout cela la maison d'Autriche doit en conclure que non seulement la France ne contribuera jamais à ses avantages , tant que tels seront les principes de sa politique, mais qu'elle les empêchera même toujours autant qu'il lui sera possible de le faire.
Mettons à présent vis-à-vis de tout cela la façon de penser de la maison d'Autriche à l'égard de la France, depuis qu'elle est devenue son alliée : elle est dans tous les points exactement le contraire. De fait et de propos, elle a toujours été aussi régulière et aussi décente que celle de la France n'a été ni l'un ni l'autre; et nous y verrons une différence si odieuse, une inégalité si décidée et par conséquent, si cela devait durer, un si mauvais marché du côté de la maison d'Autriche, que je me crois très fondé a en appréhender les suites.
Ce sont toutes ces considérations qui m'ont engagé à cet épançhement de cœur vis-à-vis de vous, mon cher Comte! Rien n'est plus faux et plus déraisonnable que la façon dont on a raisonné et dont on a agi jusqu'ici en France. Pour le bien des choses, je me garderai bien de dire à autre qu'à vous tout ce que je viens de vous dire; mais comme nous avons à faire, ainsi que vous ne l'ignorez pas, à quelqu'un (|ui est très capable de voir tout cela par lui-même, je ne vous cacherai pas que je désire bien vivement que l'on se détermine enfin et sans tarder à brûler ses vieux livres là où vous êtes, à adopter enfin complètement notre façon de penser et de raisonner sur la nature et la valeur de l'alliance, et que l'on soit conséquent à l'avenir dans tout ce que l'on fera ou ne fera pas, sans se borner à protester que l'on croit notre alliance la meilleure des possibles, tandis que très indécemment, et même très imprudemment, selon moi, on fait tout le contraire de ce qu'il faudrait faire pour être cru.
Tachez, je vous en conjure, d'ouvrir les \eux à M. de Vergennes, si vous croyez que cela soit possible, et regardez au reste la confiance sans bornes que je vous témoigne dans cette occasion, comme une très grande preuve de mon estime et de la tendre amitié avec la- <|uelle
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