JOSEPH II A MARIE-ANTOINETTE
ly décembre ijSà. — Il n'est donné qu'à un tendre ami de sentir cette vraie satisfaction et douceur dans le parfait retour de ceux qu'on aime. Vos deux chères lettres m'ont pleinement fait éprouver ce doux plaisir et je vous en rends mille grâces. Je vous avoue que la différence énorme entre la lettre du Roi et le mémoire présenté par son ambassadeur, sans avoir attendu ma réponse, m'a fait de la peine, puisque de toute façon je ne croyais pas mériter ni de pareils sentiments ni une pareille démarche, surtout de la personne du Roi, de l'amitié duquel je faisais tant de cas et sur la solidité de laquelle son caractère estimable me donnait l'assurance la mieux fondée. La seconde lettre qu'il vient de m'écrire, et dont j'ai été parfaitement content, m'en a convaincu, et, en vous joignant ici ma réponse '^^ que je vous prie, ma
lie! de la réponse que doit Inire M. de Vergennes à M. de Mercy; mais comme peutèlre ii la portera lui-même à Paris et que je ne veux pas retarder d'une minute le courrier, j'envoie ma lettre dès aujourd'hui, te Je vous embrasse de tout mon cœur, mon cher frère ; j e ne puis vous dire combien je désire que celte ouverture puisse finir cette aflaire à votre satisfaction.?) (Marie-
AntoiniHtc, Joseph II. . . llir Briefwecksel , p. 52.)
'') Joseph II à Louis XV î, ij déccuibve ij8à. — rrMoo cher beau-frère, c'est par M. de Nouilles que je viens de recevoir votre chère ieitte. J'y ai reconnu avec plaisir les témoignages de voire amitié personnelle pour moi et de votre aUachemenl au système de noire alliance de même que
JOSEPH II À MAllIE-ANTOINETTE.
chère sœur, de lui remettre, j'ose vous assurer que, si le Roi veut bien se prêter à ce que je désire de son amitié et coopérer à la réussite de l'échange de la Bavière, il n'aura certainement jamais raison de s'en repentir, car me trouvant alors plus concentré, je serai aussi plus à même en toute occasion d'épauler ses désirs et ses vues, soit pour la conservation de la Porte, soit que cela m'éloigne aussi à jamais de tout intérêt pour l'Angleterre. Je croirais faire du tort à la façon de
rinléièt que vous niellez au inainlien de la paix. Animé des mêmes senliuienls, je me prélerai vnionliers, en autant que je le pourrai, pour parvenir à ce but salutaire. J'ai appris avec une vraie satisfaclion que, sur l'idée de l'échanye de la plus {jrande partie des Pays-Bas conire la Bavière, V. M. n'y trouvait rien qui semblât blesser sesinlérèls direris. Je me flatle qu'en attendant le comie de Mercy aura élé à rncnie de lui donner tous les éclaircissemenls qui n'auront pu que la confirmer dans celle idée et en n;éme temps lui lever les doutes quelconques sur le grand nombre des volontés qu'elle avait cru indispensable de réunir pour la faire léussir. Mais, pour le simplifier et le diminuer, je compte (jarder la province de Luxembourg et le Namurois en renonçant au projet de les échanger contre le pays de Salzbourg et de Berschtesgaden. Par là, toutes les volontés à léunir se réduisent seulement à trois personnes, savoir riilecleur paliilin, le duc des Deux-Ponts et sou frère le prince Maximilien.
w Quant à l'Electeur, il a désiré cet échange de tout temps; aussi les avanlag.-'s pour la maison palatine à tous égards, tant pour le présent que pour l'avenir, sont si clairs el si considérables que, surtout si vous agréez, mon cher beau- frère, celle idée el que vous vouliez l'appuyer par vos conseils et par votre influence prépondérante auprès du duc des Deux- Ponts et du prince Maximilicn, son frère, il n'y a pas le moindre doute qu'ils ne s'empressent d'y consentir. Le consentement de l'Empire y est d'autant moins nécessaire que, comme vous aurez vu, il n'y aura par là aucun
changement essentiel dans sa constitution, le Corps germanique ayant stipulé sans cela dans la paix de Baden la liberté de régler cet échange, et comment pourrait-il trouver à cette heure, ou comment quelqucsnns de ses co-Elats pourraient-ils trouver un prétexte, même apparent, pour s'opposer à l'exécution de ce qu'ils ont formellement stipulé et ratifié alors? Outre cela, V. M. verra bien qu'il ne s'agit d'aucun agrandissement de ma paît, et, bien au contraire, sous tous les aperçus possibles, si quelques arrangements d'administration interne et l'arrondissement seul ne rendaient cet échange pour moi faisable, que je ferais certainement le plus mauvais des marchés possibles et en revenus, en po])ulalion et en ressources. Quoique l'on ne puisse point prévoir ce que le roi de Prusse en pensera, néanmoins il y a bien de la probabilité qu'il ne tenterait rien d'hostile dès qu'il saura positivement que vous en approuvez l'idée, et que, comme je n'ai pas raison d'en douter, l'impératricj de Russie l'approuve également.
tf C'est donc avec une pleine confiance dans votre amitié que je vous prie de me faire le plaisir de coopérer vis-à-vis du duc des Deux-Ponts et de son frère pour avoir à ce sujet leur consentement. Vous obligeriez par là un allié et quelqu'un qui vous appartient de si près et qui a toujours été et sera toujours empressé de vous donner des preuves de la plus grande fidélité el du plus sincère allachcment. Cela faciliterait et avancerait infiniment l'arrangement à faire avec la Hollande et tout cela sans faire le moindre lorl aux intérêts de qui que ce soi t.
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penser du Roi, si je supposais qu'il aurait voulu nie faire illusion en me déclarant qu'il ne trouvait rien de contraire à ses intérêts dans l'échange de la Bavière, et qu'en attendant il eut pris d'autres moyens sous main pour le rendre impossible. Enfin, ma chère sœur, voilà le moment intéressant où, sans cesser d'être bon roi de France, le Roi peut me témoigner d'être aussi mon allié, mon ami et mcn beaufrère.
L'accélération de tout ceci est de la plus grande importance, et une assurance par deux mots de réponse de la part du Roi le plus tôt pos-
ff Quant au moyen concilialoiro que V. M. a bien voulu me proposer dans sa lellre, c'est avec la plus franche amitié et la plus parfaite confiance que je ne puis lui cacher que Maëslriclit et ses dépendances sont justement le point le plus important et le plus esscnliel des prétentions que je forme à la charge des Hollandais, tout le reste n'étant que des objets de moindre importance. Celle préteiilion sur Maëstricht se fonde sur un titre des plus positifs, savoir les propres mots du traité de la Haye de 1678. Vous sentez vous-même, mon cher beau-frère, que de l'argent comptant ne peut èiro mis en bahmce avec de semljlables droits et qu'il ne ferait jamais un objet de satisfaction convenable à ma dignité.
tf Pour vous témoigner néanmoins la plus grande déférence possiljle pour votre avis amical, je veux bien, mais uniquement si l'échange peut avo'r lieu, en même temps me prêter pour lors à adopter votre proposition à l'égard de Maëstricht, puisque mon intérêt pour celte ville cesserait. La rétrocession pour de l'argent pourrait s'arranger d'une façon convenable pour moi en ne demandant aux Hollandais que trois millions de florins d'Aiieniagnie, dont ils payeraient un million et demi à rKlecleur, un au duc des Deux-Ponts et un demi au prince Maximilieu son frère. Par là, les deux objets pourraient parfaitement être liés et proniptenient terminés ensemble.
w Quant au plus grand nombre d'arlicles qui composent mon lableau sonnnaire, je me repose enlièremcnt sur vos bons of-
fices diclés pai' votre amitié que vous m'arrangerez avec la République une conciliation convenable et décente. Mais je ne puis vous cacher, mon cher beau-frère, que le point qui est absolument nécessaire, c'est qu'elle me fasse une réparation préliminaire en envoyant deux députés à Bruxelles pour y faire des excuses sur l'offense faite à mon pavillon. Je me prêterai à convenir d'une suspension d'armes pour le terme de deux ou trois mois et dans cet intervalle l'échange et mon accommodement avec la République pourraient être aisément arrêtés et mis en exécution.
tf Quant à ce que V. M. a bien voulu me marquer au sujet de mes troupes, connue elles sont déjà en pleine marche, je ne suis plus à même d'y porter de changement.
Néanmoins, pour lui complaire le plus que possible, je les placerai dans les Pays-Bas de façon à prévenir des accidents momentanés et , en outre , celles qui doivent encore suivre, je ne leur laisserai pas passer en attendant la frontière.
fr Voilà une bien longue lettre, mon cher beau-frère, mais il m'a paiii indispensable de ne vous rien laisser ignorer sur cet objet si intéressant, pour vous mettre entièrement à même de pouvoir nie donner des preuves de l'amitié personnelle dont vous me donnez des assurances si flatteuses, et c'est dans l'attente de votre réponse que je vous embrasse de tout mon cœur et que je vous prie de me croire pour la vie. ... n {Marie-Anluinelic, Joseph II. . . . Ihr Briefivechsel, p. 67.)
sible me suffira pour m'y reposer ehlièrement, et pour graver en même temps dans mon âme un sentiment de reconnaissance dont je lui donnerai certainement des preuves dans toutes les occasions.
Adieu, ma chère sœur, je ne vous en dirai pas davantage, ayant déjà beaucoup écrit aujourd'hui. Vous verrez de quoi il s'agit dans ma réponse au Roi, et c'est en vous embrassant tendrement que je vous prie de me croire pour la vie
Vienne, ce ij décembre lySâ. — J'ai été parfaitement satisfait de la façon avec laquelle vous avez saisi les importants objets du moment, et vous aurez vu que nos idées ne se sont croisées qu'en route et non dans la chose, et que j'ai considéré toutes ces affaires sous le même point de vue que vous.
Il est sûr que la manière d'agir de la France, tant à l'occasion de la guerre pour la Ravière que vis-à-vis de la Porte et actuellement à l'égard des Hollandais , ne porte aucune empreinte d'un allié ni d'un ami, et qu'on ne peut rien s'en promettre pour l'avenir. Je ne puis vous donner de meilleurs détails de cette affaire qu'en vous envoyant ces deux copies : l'une de la dernière lettre du Roi^", et l'autre de ma réponse que je vous joins ici'^'. Vous y verrez, mon cher Comte, que le point principal est de faire réussir l'échange de la Ravière et de ne le point séparer de la pacification avec la Hollande. Cet objet est d'une si grande importance, comme vous l'avez parfaitement bien reconnu, qu'on ne peut assez en presser la conclusion. Par ma lettre au Roi, je crois le mettre dans le cas de parler clair et se prêter à la chose ou dévoiler la fausseté de sa réponse. Si vous entrevoyez quelques autres moyens efficaces ou quelques articles propres à en accélérer la réussite, dans ce cas, vous pourrez faire entendre que je pourrais encore m'y prêter, pourvu que cela ne concerne pas des objets d'une grande importance.
J'ai tout lieu de soupçonner que la France ne pense peut-être elle-
C Voir pins haut, p. 35i, n. i. — W Voir plus liant, p, 357, "• '•
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même à faire acquisition au moins d'une partie des Pays-Bas, et que c'est peut-être l'attrait qui la tenait encore le plus à l'alliance, espérant toujours qu'à roccasion d'une guerre avec le roi de Prusse ou les Turcs, elle pourrait obtenir quelques cessions dans les Pays-Bas si j'étais dans le cas de faire des acquisitions sur l'une ou l'autre de ces deux puissances.
C'est dans celte vue et pour accélérer la chose que j'ai renoncé expressément à l'échange du pays de Salzbourg et de Berchtesgaden , pour garder la province du Luxembourg et le Namurois. Vous pourrez même, si une occasion convenable s'en présentait, le faire entrevoir sous ce point de vue.
Il est essentiel que l'on soit persuadé que je ne renoncerai point à la possession de x^Iaëstricht et de son territoire, si le troc n'a pas lieu en même temps et, qu'au moins alors, s'il était indispensable de devoir les rétrocéder, je me verrais dans le cas d'en exiger une plus grande somme d'argent qui ne pourrait être au-dessous de huit à dix millions.
S'il était possible que le Roi voulut être de bonne foi, il pourrait, en se chargeant de mes propositions si avantageuses au duc des Deux- Ponts et à toute sa famille, me faire avoir son consentement dans l'espace de huit jours. Ce serait le moment où la Reine pourrait influer essentiellement, puisqu'il s'agirait de la personne et de la volonté du Roi. Je rends toute la justice au zèle et à l'amitié que ma sœur m'a témoignés dans cette occasion et dont je lui sais infiniment gré; mais c'est le moment de ranimer toute son amitié et de faire valoir toute son influence pour faire réussir cette affaire si importante, qui certainement sera peut-être l'unique de ce genre dans tout le cours de ma vie.
L'accélération de cet objet, et que surtout vous puissiez bientôt m'informer sur ce que j'ai à attendre de la part de la France à ce sujet et s'il y a de la probabilité que l'échange pourra réussir, m'importe infiniment, puisque cela doit régler nombre de mes dispositions et arrangements coûteux que je suis dans le cas de faire.
Je vous joins ici en même temps la copie de la lettre que j'écris à la Reine, à laquelle vous pourrez conseiller de la laisser lire au Roi. J'y parle expressément de là conservation de la Porte et des Anglais, pour ôtcr le soupron de la destruction des premiers qu'on pourrait
Miû
KAUNITZ À MLRCY.
supposer que j'eusse en vue clans le troc à faire pour avoir alors les mains plus libres de l'exécuter conjointement avec l'impératrice de Russie. Vous pourrez même faire sentir que le pays de Luxembourfj: et le Namurois, dans d'autres occasions où la France m'assisterait contre le roi de Prusse, pourraient lui tomber en partage. Enfin, il s'agit de mettre tous les moyens en jeu pour arranger l'affaire de l'échange qui est de la plus grande importance et qui seul peut me faire passer sur toutes les autres considérations dans l'arrangement à faire avec la Hollande.
Adieu, mon cher Comte; je vous prie de croire que je suis bien sensible au zèle et à l'intérêt que vous me témoignez en toute occasion, et que je ne suis pas moins fâché des peines que cela vous donne. Je désire bien sincèrement que votre santé soit entièrement rétabUc, et croyez-moi ])Our toujours
P. S. Je vous joins ici ma lettre à la Heine où est renfermée celle pour le Roi.
Vienne, le 17 décembre ijSâ. — Il me semble, mon cher Comte, que, par mes lettres d'office ^'\ j'ai si complètement épuisé la matière (|ui fait l'objet de cette expédition, qu'il ne me reste plus rien d'essentiel à y ajouter, si ce n'est que si, lc\ oli vous êtes, on ne se rend pas
i') Les lollres d'ollice ilu prince de Katinilz au comte de Mercy du 17 décembre 178A Irailaienl surtout de l'échange de ia Bavière, la ])rincipale affaire du moment. Il importait avant tout de savoir si la cour de Versailles avait Tinlentiou de s'employer loyalement à faire réussir ce projet d'éclianfje et de l'appuyer près du duc des Deux-Ponts et de son frère, ou si elle ne voulait pas seulement éviter l'odieux d'un refus direct et recourir sous main à tous les moyens pour faire échouer cette combinaison. Quoi qu'il en fût, le moment était venu de presser ce projet d'échange avec toute l'énergie possible et de forcer la coiu' de Versailles à s'expliquer sur ce poinl.
Si l'assurance donnée par le comte de Vergennes que la cour de France ne trouvait dans ce projet rien qui fût contraire à ses intérêts était sérieuse, il ne resterait qu'à détruire l'inquiétude manifestée par le cabinet de Versailles sur la difTiculté de déterminer le concours de toules les volontés nécessaires à l'échange et à lui démontrer que celte affaire pouvait facilement se traiter en même temps que celle de Hollande.
En fait, l'échange ne dépendait que de l'assentiment de l'Électeur palatin de Bavière, du duc des Deux-Ponts et de son frère. Ce projet était tel que ces Irois intéressés méconnaîlraionl leurs iiitéréis les plus
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aux raisons incontestables que je vous fournis aujourd'hui en faveur de l'échange, ainsi que de l'utilité non seulement, mais même de la nécessité du prompt emploi de ce moyen pour qu'un arrangement convenable avec les Hollandais puisse avoir lieu aussi proraptement que de besoin, il ne restera plus aucun doute que la mauvaise volonté de la France à notre égard est un principe fondamental de sa politique, principe incompatible, à ce qu'il me semble, avec tout système d'alliance raisonnable. Attendu que, d'après nos principes, ce serait absolument une société léonine.
J'eusse bien souhaité pouvoir attendre votre courrier, qui peut venir de moment h autre, avant de vous dépêcher celui-ci. xMais, comme il me paraît pressant de faire parvenir au Roi la réponse de l'Empereur et de vous faire parvenir à vous toutes les instructions qui vous sont nécessaires dans une circonstance aussi décisive, je n'ai pas voulu retarder cette expédition, qui sera suivie d'une autre le plus tôt possible, supposé que les notions, qui me parviendront par votre courrier, me paraissent l'exiger.
Je me trouve bien heureux d'avoir en France un homme tel que vous dans un moment comme celui-ci. Je souhaite bien vivement, et |)Our la chose et pour vous, que tout ce que je suis bien sûr que vous ferez puisse être couronné d'un heureux succès. Dieu veuille seulement que cette lettre vous trouve en aussi bonne et parfaite santé que je vous le souhaite avec les sentiments de la tendre amitié que vous me connaissez«pour vous et avec lesquels je ne cesserai jamais d'être
essentiels s'ils le repoussaient, car il leur procurait à eux et à leur maison un surcroit de revenus do plus d'un million de florins chaque année. Il l'allait convaincre le cabinet de ^ ersailles que l'échange n'avait besoin que du consentement de ces trois intéressés, consentement que la cour de Fiance obtiendrait aisément si elle le voulait. La France, par l'article i8 du traité de Bade, s'était d'ailleurs obligée à laisser faire cet échange, et le Conseil d'Etat avait reconnu qu'il n'était pas contraire aux intérêts du royaume. 11 serait très facile au Roi de le faire agréer au duc des Deux-Ponts et à son frère. Eu ce faisant, Je Roi rendiait un service important à son
allié et proche parent. En même temps, Il ne serait pas moins utile à sjs nouveaux alliés les Hollandais, qui, dès lors, pourraient s'arranger aisément avec l'Empereur; en outre, ils auraient un voisin qui ne pourrait jamais devenir dangereux pour eux et qui serait dans la plus complète dépendance de la France.
Ces considérations ne laissaient aucun doute sur ce que devrait faire le cabinet de Versailles; si néanmoins il s'opposait à ce projet, il se démasquerait complètement et la cour de V'ienne saurait à quoi s'en tenir sur les sentiments de son allié pour elle. (Rescrit du prince de Kaunitz au comte de Mercy du 17 décembre 1786.)
MERGY A JOSEPH II