MERCY A JOSEPH II
Paris, 1 3 juin lySi. — Aussitôt que les très gracieux ordres de V. M. en date du 8 me sont parvenus, je n'ai pas tardé à aller pré-
t,U MERCY À JOSEPH II.
senter à la Reine la lettre qui lui était adressëe'^l Le petit accident arrivé à S. M., et dont j'avais prévenu sur-le-champ le prince de Slarheraberg n'a eu aucune suile^'-'; la Reine est maintenant dans un parfait état de santé; Elle a daigné me marquer combien Elle était occupée de l'espoir de revoir V. M., en ajoutant qu'Elle lui écrirait dans la journée, et que, pour ne pas manquer le moment du départ de la poste , Elle ordonnerait au bureau des Affaires étrangères de faire passer sa réponse à Bruxelles.
Il n'y avait hier aucune nouvelle à Versailles. L'escadre de Brest, commandée par le comte de Guichen '^^ et consistant en vingt-un vaisseaux, se trouve prête à mettre en mer; elle n'attend qu'un vent favorable pour sortir de la rade.
LecomtedeVergennes m'a dit que le commissaire américain Adams'^^ arriverait incessamment de Hollande. Les réponses de Madrid ne sont attendues que vers la fin du mois, et ce sera sans doute à celte époque que les deux cours alliées s'explicpieront sur les moyens de paix proposés. Le ministre m'a répété à cette occasion combien le Roi était sensible aux intentions et aux soins que V. M. apporte au grand objet.