‹ Correspondance secréte avec l'Empereur Joseph II et le Prince de Kaunitz, publiéeChapitre 12 sur 37 · MERGY À L'ARCHEVÊQUE DE SENS · texte numérisé non relu

MERGY À L'ARCHEVÊQUE DE SENS

3^ août iy88. — J'ai vu clairement, Monseigneur, dans mon rendez-vous de ce malin que M. Necker y (îtait avrhé très rt^'soiu de m'éconduire. Il m'est r.iussi cependant de l'émouvoir au point qu'il m'a demandé un nouveau délai jusqu'à demain après midi, pour pouvoir, ainsi qu'il m'a dit, fixer sur l'état actuel de la finance des idées sur lesquelles jusqu'à présent il ne s'était pas permis de penser.

Mon système de circonspection m'a rendu cet entrelien infiniment pénible, et quand j'aurai l'honneur de vous rendre compte verbalement de ces détails, j'espère que vous jugerez. Monseigneur, que dans la posture incommode où je me trouvais, il était impossible de serrer la mesure plus que je ne l'ai fait, etc.

98 'l— L'ARCHEVÊQUE DE SENS À MERCY.

25 août ij88. — Je mets comme vous. Monsieur le Comte, trop de prix au succès de voire négociation pour ne pas admettre ce délai, quoique le moment soit pressant, et je vous remercie de l'avoir obtenu!

Je suis bien persuadé que, malgré votre circonspection, M. Necker a bien jugé que vos instances ne vous étaient pas absolument personnelles.

Lundi matin, je vous attendrai avec impatience et reconnaissance.

Page 1