JOSEPH II AU COMTE D'ARTOIS
Vienne, le 3o oclohre ijSc). — Monsieur mon frère, le baron d'Escars vient de me remettre la lettre qu'il vous a plu de m'écrire. Je ne puis qu'être flatté de la confiance que vous me témoignez, et je partage en même temps bien sincèrement toutes les peines et inquiétudes dont vous êtes déchiré comme frère, comme citoyen et dont votre lettre rend parfaitement les sentiments; ils augmentent l'estime et la sincère amitié que je vous avais toujours vouées.
Mais en me demandant conseil, pourrais-je me contenter de quelques phrases et compliments et ne point vous dire, avec la franchise que vous me connaissez, mon opinion telle qu'elle existe dans