LETTRE DE L'ARCHEVÊQUE D'AIX A L*ABBÉ DE SALAMON
Ce 4 octobre 1791.
Je dois vous prévenir. Monsieur l'abbé, qu'on a fait une réflexion dans le côté droit qui a fait refuser les signatures à la déclaration sur Avignon. On a dit : Gomment réclamer en particulier contre un décret quand on a déclaré la nullité de tous les décrets? Il y en avait sans doute qui avaient des motifs secrets ; mais voilà la raison qui a fait la plus grande impression. Tous les évêques avaient signé; leur signature ne peut pas subsister. Cela fait un changement sur lequel j aurais besoin de causer avec vous, et je vous dirai ce que j'ai cru devoir faire.
Je serais charmé de pouvoir en conférer avec vous, et je suis bien fâché de n'avoir pas profité hier des moments que vous vouliez bien me donner. On m'a dit que vous aviez pris la peine de venir me chercher; j'ai eu de la fièvre de rhume qui m'avait retenu dans mon lit. Je serai à vos ordres aujourd'hui, au moment qui peut vous convenir.
Recevez les assarances da sincère attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être. Monsieur Tahhé,
Votre très humhle et très obéissant serviteur,
t L'archevêque d'Aix.
J'aurais besoin aussi de conférer avec vous sur quelques objets importants.
3f LETTRE DE L*ABBÉ DE SALAMON A L* ARCHEVÊQUE DE SENS
Je suis chargé, Monseigneur, de la part de Son Émînence M. le cardinal secrétaire d'État de Sa Sainteté, de vous faire passer la lettre ci-jointe. J'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien m'en accuser la réception pour que je ne sois pas taxé de négligence. Comme l'objet pourrait être essentiel, j'ai pris la précaution de Satire charger le paquet au bureau de la poste de la ville de Mantes.
Je suis respectueusement, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.
L'abbé de Salamon,
Doyen de Saint-Pierre d'Avignon.