LXI. — LOUIS XV A TERCIER
{Aotogr. Arch. de l'Emp. K. 157.]
A Versailles, ce 12 septembre 1758.
Je pense qu'il faut s'en raporter au sieur d'Eon pour scavoir s'il remettra votre lettre à M. de Vorosof ou non , et par conséquent lui envoier les deux façons , qu'il vous renvoiera par voie sûre celle dont il ne se sera pas servi. Je vous renvoie la lettre de Constantinople. Je vous répondres incessament sur ce qui regarde la Pologne •.
1 M. Durand était effrayé du rappel du comte de Broglie et attribuait ce rappel à un changemcut de système politique.
' D*F>>n était à Saint-Pétersbourg rintcrmédiairc de la correspondaDce inlime entre TercieFf au nom du Itoi, et }1. de Woronzow, au nom de laGzarioc Klisabelb. — Voici à ce sujet de curieux détails citraits d'une lettre du chevalier d'Kon à M. de Vergennes, datée de Londres, 28 mai 1776 : • Lor« de la signature de la transaction entre M. de Beaumarchais et moi , le 4 novembre dernier, je lui ai confie un volume in-quarto du livre de V Esprit des lois, pour vous être remis en mains propres, afîn que la couverture soit décollée devant vous et que vous puissiez prendre les papiers en chilTres et en clair qui y étoient renfermes. J'ai montré à M. de Beaumarchais le secret de cette couverture, qui consiste en deux cartons. Entre ces deux cartons on met des papiers secrets; puis, quand les bordures de la peau de veau sont repliées et la feuille de papier marbre du livre collée par dessus , en le mettant un jour sous la presse, la couverture prend une telle consistance qu'il seroît impossible, même à un relieur, de deviner le secret. Ce livre est celui même qui m'a été remis par feu M. Tercier lors de mes premiers voyages en Russie , pour y porter à l'Impératrice Elisabeth les lettres secrètes du feu Roi, avec un chiffre, pour que cette princesse et son confident le grand chancelier Woroniow pussent correspondre avec Sa Majesté et M. Tercier à Tinsu des ministres et des ambassadeurs. Ce livre contenoil aussi mon chilîre