VU. — LOUIS XV A ÏKRCIER
[Autoyr. Arcb. de lEmp. K. 15".]
Co prmiicr février 1755.
Je rcparleray avec M. Roullié ' de madame des Alleurs ^. J'approuve les réponses que vous aves faites à M. de Belgarde ^. Si vous croies qu'il n'y aie point d'inconvénient de remettre une table de chiffre à Alonin, vous poures le faire : si non , vous n'aves qu'à en faire composer une de toute autre manière que celle des bureaux, et la lui donner dès qu'elle sera faite, en lui disant que vous n'avcs pu en tirer des ])ureaux, et que vous en faites faire une que vous lui remettres dès qu'elle sera faitle. — Vous poures donner au prince de Conty la copie de la pièce qu'il vous a donnée par raport à la déclaration à faire lors de la mort du roi de Pologne ' ; mais je pense qu'elle est au moins trop longue. Ainsy vous feres bien de chercher à la racourcir.
' .Minisire des affaires étrangères; il était alors au comble de la faveur. Le Roi, le 12 janvier 1755, avait augmenté de 50,000 livrasses appointements. (Livre roujje.)
- Madame des Alleurs était une Polonaise, une Lubomirska. On lit dans les Mémoires de Luijues, à la date du 12 janvier : i On apprit il y a huit jours la mort de M. des Alleurs; il est mort à Constantinople; il avait environ cinquante-cinq ans. On prétend que c'est une ambassade fort utile que celle de Conslanlinoplc... Cependant les alïaires de M. des Alleurs sont en très-mauvais état ; et il doit quatre à cinq cent mille livres... s (T. XIV', p. 11.) — Madame des Alleurs , veuve de notre ambassadeur, reçut une somme de vingt mille livres pour revenir de Constantinople. (Livre rouge.)
•^ Claude-Marie, comte de Bellegardc, ambassadeur de Saxe en France; mort à Paris le 2(5 février 1755.
^ C'était .s'y prendre de bonne heure que de songer à ce qu'il y aurait à faire lors de la mort du roi de Pologne, car .Auguste III ne mourut qu'en
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