A DaiTiiron. 4 mars
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niser son gouvernement philosophique. Jouiïroy se fait, près de ses camarades, Técho de ces préoccupations. Il demande à Damiron, de la part de M. Cousin, quel emploi il fait de son temps, où en est son espi-it en philosophie '. « Cousin, écrit-il, voudrait voir s'établir, entre les élèves de Thlcole normale qui s'occupent de philosophie, une correspondance utile dont il sera le centre, et dans laquelle il jettera toutes les lumières quil pourra tirer uu de lai ou des métaphysiciens de Paris ■^. )) — u Mais il ne peut souffrir qu'on pense à des questions d'ambition ou d'intérêt; il lui faut un dévouement pur, des hommes conduits par le seul désir d'avancer et de propager la science; point d'ambition, sinon l'ambition philosophique^. »
La philosophie renaît, et c'est à M. Cousin qu'on le doit. Grâce à lui, elle fait à l'Ecole de rapides progrès. M. Cousin a élaboré un vaste plan, qui doit ètie imprimé; il Ta adressé à M. Schelling^ en Allemagne; à M. Stewart, en Ecosse; la répandu en France et dans toutes hs villes [ihilosophiques de l'Europe ;
'( On saura enfin que la France renaît à la haute philosophie et que c'est dans ri:]cole qu'elle renaît. >'e croyez pas que ce soit un projet en Fair. Cousin est encouragé par de hauts personnages. .M. de Serre, président de la Chambre, qui connaît bien ia philosophie de Kanl, est venu à notre premier examen, il viendra au second, et peut-èlre, auronsnous l'honneur de voir le ministre de l'Intérieur. La dernière fois, nous avions M. Maine de Biran, M. Guizot, M. Guvier, M. Ampère, M. Rover et, comme je vous l'ai dit, M. de Serre et beaucoup d'autres. La prochaine assemblée sera plus nombreuse et plus brillante encore. On y verra des Anglais et des Allemands. Nous comptons sur M. Sclilegel et autres '. >