I. Elè%'e de la promotion de 1814; professeur libre à Paris
justice. Si vous connaissez quelque chose de cette espèce dans votre académie, faites lui en part, mais que les réclamations soient justes ! (Je crois qu'il est à propos que vous gardiez le secret sur ceci, quoique Cousin ne veuille pas qu'on se cache de faire une action juste.)
14 février 1817.
Bon Dieu! Cette lettre ne finira pas. Quels yeux vous allez avoir en voyant ces dates si éloignées les unes des autres! Arrangez-vous cependant; çà ne peut aller autrement; on fait des rédactions du matin au soir; on pense à vous et très souvent, mais autre chose est de penser, autre chose d'écrire. Quelle lettre je vous envoyé! des remerciements, des actes de contrition, des commissions; il est très ])0ssible que tout cela vous ennuyé fort! Encore un article de ce genre!... Mais ne vous effrayez pas, il s'agit des rédactions que vous me demandez. Or, on ne peut guère vous envoyer cela avant l'examen; cet examen se fera après Pâques; voyez si cela vous arrange : alors il y en aura un certain paquet, dites comment on vous le fera passer. Si vous aviez encore votre frère le copiste, ce frère qui était chez un notaire ; si ce frère voulait les copier, vous les auriez plus tôt ; parlez et il sera fait selon votre volonté. Voudriezvous qu'en attendant je vous envoyasse, en façon de lettres, un résumé concis de tout ce qui a été dit jusqu'ici; je tâcherais de vous faire cela de mon mieux et vous m'entendriez parfaitement, au moyen du cours de l'année dernière — parlez encore, je suis tout à vous; vous n'en doutez pas. — Le cours de cette année est bien beau; le plan est plus vaste que celui de l'année précédente; vous ne sauriez croire combien ce changement de point de vue a élargi et éclairé toutes mes idées ; aussi est-ce un bonheur pour moi que cette étude. Je vais toutes les semaines chez Cousin et ses conversations que je rédige l)rièvement au retour me donnent une foule d'aperçus féconds; il est vrai que ce sont là à peu près tous mes plaisirs. Si j'y ajoute quelques heures passées
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avec Pouillet de loin en loin, quelques visites de Perreau qui sont trop rares, jaurai dit toute ma félicité. Vous direz : c'est beaucoup ; vous aurez raison, et je le sens, mais moi qui aime le poser cl le vivre, moi (|ui trouve le bonheur dans les rêves creux de mon imagination, rêves qui supposent un peu le vivre ; je vous avoue qu'un bonlieur de raison ne me suffit pas tout à fait ; il ne faudrait que peu de choses avec ce quej'ai pour me contenter. Un peu de dormir, un peu de liberté, voire un peu de feu pour me chaufler ; je dirais bien un ami comme vous, mais ce serait trop exiger, et je ne suis pas exigeant avec la fortune ; je lui demande peu, elle m'accorde encore moins, mais je ne la maudis pas et je trouve du plaisir 'plaisir de vanitéi à me moquer délie. — Je tiens pourtant avec vous que tout est pour le mieux; mais je distingue et, par exemple, dans mon cas présent, je dirai : cette année que je passe à Técole, il serait mieux pour le vivre de la passer dans une chambre chaude, et libre ; d'un autre côté, il est mieux de la passer ici pour mon instruction ; ainsi absolument parlant tout n'est pas cette année pour le mieux, mais relativement, toute compensation faite, oui. — Ditesmoi un peu quelles idées vous avez faites sur la morale; car vous, qui n'êtes pas verbeux, devez avoir mis quelques douzaines de pensées dans deux cent cinquante pages in-folio ; envoyez-moi un peu une façon de résumé des principales. Je pourrais vous rendre la pareille, et vous envoyer quelques extraits de mes conversations avec Cousin, sans compter les extraits de son cours. — Tenez, je voudrais que vous fussiez au courant de ce cours et je vous enverrais comme ça, tous les quinze jours, une petite analyse de ses leçons à mesure qu'il les ferait. Cette théorie du bonheur, cette théorie du mariage, il faudra nécessairement les renvoyer à une autre année ; car je suis mal ici, pour bien voir en ces matières. Je ne suis pas dans mes montagnes! Je ne suis pas achevai sur le feu du foyer paternel ! C'est là que je pouvais rêver: ici je pioche, et sur un thème donné. — Vous faites des hvmnes, Dieu, vous bénira : ici on fait des
mandements contre les éditeurs de Voltaire et de Rousseau; les grands vicaires, à propos des œufs du carême, ont lancé de terribles pages contre ces damnés de libraires qui s'avisent de condenser, en un petit nombre de volumes, les impiétés et les abominations de ces deux écrivains, qui ont conduit Louis XVI à Téchafaud ; ainsi les yeux du peuple pourront atteindre à ces ouvrages que leur masse confuse rendait moins dangereux auparavant. Les grands vicaires ont raison sous un point de vue, mais ils ne devaient rien dire, ce me semble. Leur mandement, affiché à tous les coins de Paris, avisera bien des gens de lire ce qu'il défend. On nous a lu cette pièce à la messe aujourd'hui. Votre lit, et vos promenades me font venir Teauà la bouche. Votre jour de Tan est pitoyable. — J'ai reçu une lettre de Mancy. Trognon est triste, il craint pour la place de son père ; Mancy est triste aussi comme de coutume, il ne me parle pas de ce soupçon dont vous me parlez ; ils sont assez mal appréciés l'un et l'autre ; je les plains; ces chagrinslà sont lourds; et j'ai honte de moi quand je compare mon état au leur. Fourteau m'a aussi écrit ainsi qu'à Perreau. Je ne sais si ce bon père vous parle le même langage qu'à nous ; mais en vérité, il nous a paru un peu mystique dans ses lettres; son excellent cœur donne à l'amitié une tendresse qui la fait ressembler à de l'amour. Ce ton-là nous fait peine, pourquoi, parce que nous l'aimons beaucoup. 11 paraît extrêmement livré à la religion. C'est bien, mais nous voudrions encore une religion plus raisonnable et moins passionnée dans notre ami; il spiritualise tout un peu trop, il tend à l'amour pur de M™® Guyon : tout cela me fait peine, je le voudrais plus homme. Je ne suis pas en correspondance avec Vernadé ^ J'ai peut-être bien fait de ne pas l'entreprendre. Ah! mon cher, n'allez pas à Agen, ne vous éloignez pas tant de nous ; mais sais-je si vous vous éloignerez de nous? Savons-nous où la Sainte-Mère
1. Elève de la promotion de 1813. Docteur ès-lettres, professeur " lycée Louis-le-Grand.
au
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nous enverra y l>e budget est elîrayant. Je suis triste pour iiiui, pour nous tous, pour mon pays, pour la France entière; qui nous paiera Tannée prochaine? Où prendrat-on pour assouvir l'étranger? rage 1 J'étouiTerais si je le pouvais tous ces loups qui nous mangent. — Dites mille choses à Douy quand vous le verrez. — Que vousdirai-je de Técole ? Rien ou peu de chose, je fais une répétition le dimanche à notre troisième année philosophique. Fribault^ fera bien. Varney travaille beaucoup plus sur les mots que sur les choses, habitude de séminaire. Guichemerre entend peu. Bloquel est nul, Michel médiocre jusqu'ici, voilà tout. Bouchitté qui a la tète du monde la moins philosophique nous a quittés ; les autres ne suivent pas. Bien des gens se souviennent de vous. Plagniol, Matras ou Lune, Guii:hemorre etc. — Je fais des prosélytes au romantisme ; jen voudrais faire davantage, mais peu d'àmes le sentent; nous avons des piocheurs, des étourdis, des sots, mais peu de gens dont vous et moi pourrons faire des amis. — Je me suis disputé ce matin avec Plagniol sur Rousseau, il ne l'a pas lu et il soutient qu'il professe une morale abominable. Je n'ai pas pu lui faire entendre qu'on. ne peut en conscience juger un homme sans l'avoir lu, il est entêté sur certaines choses; du'reste romantique sans trop savoir ce que c'est que le romantisme. Rien de nouveau en littérature. Pauvre siècle que le nôtre sur ce point; il y a quelques raisonneurs, quelques gens desprit, quelques gens même de bon sens, point d'hommes 'de génie, hormis Chateaubriand, si vous voulez. Le théâtre meurt. La politique envahit tout.
" Le raisonner tristement s'accrédite. i) Qui rendra à la France son antique suprématie dans les lettres? J'ai bien peur que nous soyions arrivés réellement à la vieillesse en tout. Nous nous éteignons comme puissance politique et comme puissance littéraire. Nous avons eu une plus longue enfance qu'Athènes, nous serons arri-
i. Elève de la promotion de 1814: très distingué, docteur èslettres ; mort en 1818. professeur au lycée de liouen.
vés plus tôt quelle à la décadence et nous mourions aussitôt; peut-être serons-nous les Jérémie de cette Jérusalem.
F^n attendant, je vous embrasse et vous exhorte à ne pas répondre aussi tard que je Tai fait.
Th. J.
M. Damiron^ profes^eur^ Falaise
Paris, 27 février 1817.
En vérité, mon cher Damiron, ce n'est point par esprit d'imitation que je vous envoie ce billet, mais il ne me serait pas possible de vous écrire une lettre (de votre façon) avant huit jours, attendu des rédactions, des affaires matérielles, voire des spirituelles (car voici le temps où on fait sa paix avec Dieu, et les pacificateurs abondent cette année). D un autre côté, il faut bien vous dire les choses que vous ne pourriez si long-temps attendre. Je n'ai pu voir Cousin qu'aujourd'hui et je ne lui ai dit qu'un mot, lequel mot a suffi ; vous saurez donc qu'on dit oui à votre question et que Monsieur votre Principal peut faire sa demande avec la certitude que votre cours vaudra, pour ceux qui l'auront suivi, un cours de Caen ou de toute autre ville de votre belle et savante Normandie.
Autre chose, votre frère s'est décidé à copier; et Dieu merci il a déjà trois leçons vastes et pleines dans sa poche. Ce Cousin qui corrige les rédactions ne se hâte guère, en sorte qu'elles dorment longtemps chez lui et que nous sommes singulièrement en retard. Voilà pourquoi vous ne vous étonnerez pas si votre frère n'a encore que trois leçons. — Quand il les aura copiées, il y en aura d'autres.
Allez donc, philosophe, et philosophez en paix ; que la métaphysique cultivée par vos mains généreuses, pousse de fortes racines dans la terre de Normandie, qu'elle s'élève, qu'elle croisse rapidement sous l'arrosoir de
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votre éloquence et que l'abri de ses pacifiques rameaux préserve au moins quelque coin de pays de la grêle de la chicane et du vent des procureurs ! Mais n'oubliez pas d'écrire à l'avance à Cousin, quand vous vous voudrez faire votre demande.
Je vous embrasse et remercie votre Dubois de m'avoir absous de mon crime envers le Dubois de mon imagination.
Th. Jocffroy.
M. Damiron, professeur de seconde, à Falaise
Paris, le 4 mars 1817.
11 y a, moucher ami. bien des choses à vous dire; mais une si grande quantité que je ne sais par où commencer... n'allez pas croire à ce début que je vais vous conter des choses étonnantes ou nouvelles ; ce n'est pas cela ; mais je veux dire seulement qu'une multitude infinie de petites idées, de petites nouvelles, de petits détails, de petits je ne sais quoi, sont là maintenant dans ma tête, qui brûlent de courir au bout de ma plume et de s'épandre sur le papier pour aller se présenter à mon ami et au contident de mes pensées ; assurément tout le monde ne passera pas ; mais les plus pressés auront audience, et les autres seront renvoyés à huitaine ou à quinzaine, selon le vent qui courra jusqu'à cette époque.
D'abord voici les remerciements qui arrivent et je les renverrais volontiers — à quoi servez-vous, messieurs ? à rien du tout ; je m'aperçois que vous venez toutes les fois me manger une page fort mal à propos ; cet homme à qui j'écris sait tout le plaisir que ses lettres me font et comme entre amis de notre espèce, le récit de ces plaisirs-là doit être sous-entendu, vous allez me donner près de lui la réputation d'un homme à cérémonies, ainsi, filez : à d'autres. — Voici une idée qui s'est réveillée à l'occasion dune de vos idées — ah ! Madame... mais un petit moment. Villemain dans une de ses dernières
séances, ayant enfilé une métaphore qu'il était tout embarrassé de soutenir, s'écria tout à coup : ah ! je ne sortirai pas de cette maudite métaphore... et il continua en langage non figuré. Je vais en faire autant avec votre permission, car après tout ma métaphore me jouerait un mauvais tour.
J'en étais donc à une idée, laquelle idée m'avait été suscitée par une des vôtres. Vous me dites qu'outre le plaisir que nous avons à nous écrire, ces lettres sont encore utiles en ce que nous nous exerçons à rendre tout ce qui se passe dans l'esprit. — J'ai remarqué moi, à ce propos, que vos lettres étaient bien plus fertiles que les miennes, en ces sortes de descriptions des pensées et de l'état de l'âme, et voici pourquoi : votre vie est beaucoup plus intérieure que la mienne, et cela parce que vous êtes bien plus souvent seul que moi. Sans cesse environné d'une foule de gens qui remuent, qui chuchotent, qui babillent, avec lesquels il faut vivre du matin au soir, qu'on ne peut éviter un moment, et qu'on entend encore alors qu'on ne les voit plus, je ne puis rêver un seul petit moment, je suis sans cesse sous l'empire de l'extérieur et il m'est impossible comme le bon Kant à Kœnigsberg ou comme moi aux Pontets, ou comme vous à Falaise, de passer quelque demidouzaine d'heures à la merci de mes pensées et des illusions de l'imagination. Oh! que je vous envie ces bons moments, et quelle multitude de faits vous devez moissonner ! Un jour, il me prit une fantaisie, au bout d'un quart d'heure passé comme cela, de remonter par la mémoire de ma dernière idée à la première. Je retrouvai presque tout, j'écrivis tout d'une manière abrégée et j'eus, en quatre pages, la plus bizarre association d'idées que j'aie vue de ma vie sur le papier. Essayez cette rétrogradation quand vous vous surprendrez à rêver. — Je disais donc que vos lettres sentent le sohtaire d'une lieue à la ronde ; elles ont je ne sais quoi d'individuel et d'original qui prouve quelques bons moments de vie intérieure ; j'en avais ainsi chez moi, c'est le pays de cette vie-là, pas un chat ne vous
llir CORRESPONDANCE DE TFI. jr>LFFROY
dérange. Il n'y a ni visite à faire, ni visite à recevoir parce qu'il n y a point de société, pas de spectacle que celui de la nature, pas de réunion que celle de la grandmesse, pas d'intérêt social que celui de la pluie ou du beau temps pour les fruits de la terre, pas de belles femmes pour vous troubler le cœur, pas de jeunes gens pour proposer d'insipides parties, pas de politique, pas de philosophes, pas de poètes qui vous saisissent au collet pour vous faire avaler de vive force leurs vers ou leurs opinions, pas de jalousie, pas d'envie, pas d'émulation d'aucune espèce, rien en un mot qui puisse vous distraire de vous-même, et vous jeter dans l'extérieur. Le silence de la nature et des hommes y élève l'àme et l'invite à la méditation ; des sites sublimes, mais d'une beauté toujours originale, y nourissent l'imagination qui a besoin d'être souvent excitée. Qui vous dira la fraîcheur de nos fontaines, les parfums de nos plantes, la modeste rougeur de nos fraises à demi cachées sous riierbe? qui vous dira les murmures et les balancements de nos sapins, la funèbre obscurité de leurs ombres, et les vêtements de brouillards qu'ils prennent au matin ; qui vous dira la hauteur de nos rochers et leurs bizarres figures, la profondeur et la paix de nos vallons, et quand l'hiver a secoué les neiges de son manteau sur nous, quand d'épaisses brumes rampent le long des montagnes et des forêts, que la bise rapide s'élance tout à coup du nord au midi, le voile épais des brouillards est déchiré et ses lambeaux épars fuient dans les airs : d'immenses tourbillons de neige soulevés de la terre s'agitent en tournant sur eux-mêmes, se mêlent, se confondent et remplissent l'air d'une vague poussière ; alors les chemins disparaissent, de nouvelles montagnes s'élèvent, l'aigle et le corbeau fuient au plus haut des airs en poussant de lugubres cris, les loups sans asile hurlent de froid et de faim, tandis que les familles s'assemblent au bruit des toits ébranlés, et prient Dieu pour les voyageurs. O mon pays, pays que je regrette, quand vous reverrai-je ? quand me sera-t-il donné de ne plus vous quitter? héias ! ce bonheur n'est point
réservé à mes jeunes ans, et peut-êlre Tlieure de la vieillesse aura sonné pour moi, quand j'en pourrai jouir. N'importe! j'aimerai à y couler mes derniers jours, il me sera doux d'y mourir, et je bénirai le Dieu qui m'aura fait ces loisirs tardii's...
Comment de mon pays passer à autre chose sans descendre et déchoir? je le puis cependant, car c'est à vous que je passe, et un bon ami est un autre de mes bonheurs ; bonheur comme le premier, dont il ne m'est pas donné de jouir. Quand viendrez-vous avec moi au pied des Alpes, quelques jours au moins? je serai parfaitement content, je serai avec vous, et cette réunion existera dans mon pays ; n'allez pas vous dédire ; vous, mon pays et moi, voilà trois choses imies depuis longtemps dans mon imagination, et qui composent à elles seules la plus belle de mes espérances.
Mercredi, 5 mars.
La nuit a détruit le charme sous l'empire duquel je vous écrivais hier : voilà que ma pensée a changé de cours, tant mieux pour vous ; vous aurez au moins la variété. Que vous dirai-je aujourd'hui ou plutôt que ne vous dirai-je pas? vous voilà je pense décidé à faire votre petit cours; et nous atteu'lons la demande de M. Hervieu. Cousin a dit qu'il arrangerait cela avec M. Gueneau', et il le fera comme il le dit. Vous m'écrirez (juandvous serez embarrassé; vous m'enverrez vos douies, et j'irai chez Cousin puiser la solution que je Nous donnerai. Tout cela ira merveilleusement, et au bout de cinq à six mois, tout cela finira; un nouvel ordre de choses commencera, vous viendrez et morbleu! nous vivrons. Heureux qui peut encore saisir ainsi quelques bons moments au passage! Leur attente et leur souvenir console la tristesse du reste de la vie.
Vous me demandez des encouragements, vous vous adressez mal, car j'ai moi-même fort peu de verve, et je