‹ CorrespondanceChapitre 15 sur 50 · A DAVID D'ANGERS · texte numérisé non relu

A DAVID D'ANGERS

jourd'hui, et prévoyant que cette lettre nous en priverait peut-être, mais ma femme me rappelle combien votre temps est précieux, et mon égoïsme cède. Venez pourtant, n'est-ce pas, si vous pouvez, et n'oubliez pas que personne ne vous admire plus que moi, parce que personne ne vous aime davantage.

Victor Hugo.

p s. — Ma femme compte bien qu'il ne sera plus question de son bobo lundi.

A David dWngers.

Ce 17 octobre 1828.

J'ai, cher ami, une lettre de M. de Belleyme qui nous donne entrée à Bicètre pour le 22, jour de ferrement de la chaîne. Si vous avez un moment, veuez me voir sous peu, que nous convenions de la marche que nous suivrons.

Votre ami,

VicTOn llir.o.

Je rouvre ma lettre pour vous remercier uiillc fois^ autant de fois que c'est aduiirablc *.

* Le médiiillon du poëto.

A David d'Angers.

Ce 1*' novembre 1828.

Je suis bien contrarié, cher ami; une affaire pressante a forcé Lamartine de partir inopinément avanthier. Il est vrai qu'il reviendra au mois de janvier passer trois mois à Paris et qu'il compte bien que vous serez toujours dans les mêmes dispositions à son égard; mais c'est une chose dure pour moi que d'attendre deux mois un de vos chefs-d'œuvre.

Sans adieu. J'espère bien toujours vous servir de sateUite ce soir, si je ne suis pas trop enroué. A quelle heure vous attendrai-je, à propos?

A vous du fond du cœur,

Victor Hugo.

A Monsieur le baron Taylor.

' Ce samedi 13.

Mon cher Taylor, il vient de se faire une tragédie dans ma famille, et je n'ai pas besoin, je pense, de vous dire qu'elle n'est pas de moi.

Je n'eus jamais prétentions si hautes !

C'est mon jeune beau-frère, qui, soit dit en passant, pousse l'attachement pour vous jusqu'à la passion, c'est Paul qui est le coupable.

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