A M. LE MARQUIS DE BELLOY, A POISSY
Mon cher Cardinal *,
Votre vieux 3Iar infortuné voudrait savoir si vous êtes à Poissy ; car il serait possible qu'il allât vous demander le plus secret des asiles et la plus entière discrétion, attendu qu'il est sous contrainte par corps, pour Werdet, et que tous ses gens d'affaires lui ont conseillé la fuite et le temps, en lui déclarant que la lutte entre les gardes du commerce et lui est commencée. Dans ce cas, une chambre, le secret, du pain et de l'eau, accompagnés de salades et d'une livre de mouton, une bouteille d'encre et un lit, voilà les besoins du condamné aux travaux littéraires les plus forcés, qui
se dit
Tout à vous.
LE MAR
GLXXIV.
A M, THÉODORE DABLIN, A PARIS.
Chaillot, 28 décembre 1836.
Mon bon Dablin,
Voulez-vous venir me voir afm que je vous explique une affaire où je vous ai choisi pour arbitre; affaire qui est, commercialement parlant, très-épineuse, et où j'ai besoin d'opposer un très-honnête homme à l'arbitre que choisira la partie adverse. S'il y a lieu à jugement, vous en viendrez au choix d'un tiers, et c'est surtout sous ce rapport que j'ai bien besoin de vous.
1. Sobriquet donné par Balzac au marquis de Belloy, petit-neveu du cardinal de ce nom. — Gambara est dédié au marquis de Belloy.
CORRESPONDANCE. Ul
Venez, 13, rue des Batailles, et demandez « madame veuve Durand ».
Tout à vous.