‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 142 sur 229 · A MADAME DE BALZAC, A VIARMES (SEINE-ET-OISE · texte numérisé non relu

A MADAME DE BALZAC, A VIARMES (SEINE-ET-OISE

Lundi matin, 1839.

Je suis bien touché de ton offre, ma chère mère, et j'aurais voulu courir pour t'embrasser; mais je n'y aurai recours qu'au dernier moment, car je désire vivement que tu rembourses tout ce que tu

dois, afin que, lorsque je pourrai te faire une pension, — ce qui ne tardera pas, — tu jouisses en paix du peu que je te donnerai avec tant de bonheur.

Je travaille avec un si cruel acharnement, que je ne puis quitter mon cabinet. Sans ces circonstances, je comptais pour ta fête aller t'embrasser. Loin de là, je serai forcé de remettre ma visite jusqu'à la veille de mon départ et tout dépend de mes travaux.

Mille tendresses à tous.

A LA MÊiME.

Mercredi, mars ou avril 1839.

Ma chère mère.

Je ne veux pas entendre un seul reproche de ma conscience à ton égard, et je suis même fâché de t'avoir instruite de la position d'Henry et des obligations qui en résultent pour moi, comme des circonstances extrêmement déplorables où je me trouve. Je ne puis pas espérer avoir d'argent avant le l**" mai; mais, le l^*" de ce mois, tu peux venir me voir et tu toucheras cent cinquante francs par mois, à dater de cette époque. Quoi qu'il m'en arrive, ce sera fait, et à ta disposition. Ce n'est, je le sais, que le nécessaire; mais je te le dois, au péril de tout. Si tu veux me dire où tu seras, je te les enverrai, car je ne voudrais même pas te donner la peine de venir.

Trouve ici, ma chère mère, l'expression de mon respect filial.

CGVII.

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