‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 144 sur 229 · A M. MERLE, A PARIS · texte numérisé non relu

A M. MERLE, A PARIS

Mon cher Merle,

Pouvez-vous nous indiquer, si vous ne pouvez pas le donner, le numéro où vous rapportez le mot de Buloz au roi ? Nous pouvons en faire une affaire grave. Mille amitiés.

1. Tailleur qui demeurait rue Richelieu, 104, et dans la maison duquel Balzac avait un pied-à-terre.

CGX.

A M. LOUIS DESNOYERS, A PARIS

Paris, 20 avril 18 39.

Mon cher Desnoyers,

Je suis mis en demeure, par justice, de déménager de Chaillot i, où j'ai une bibliothèque de quatre mille volumes précieux et le mobilier fantastique dont on a tant causé ! Je suis donc pris depuis deux jours, et j'en ai pour deux autres jours encore.

Donnez moins de Bèalrix, et ménagez-moi deux ou trois jours de repos; cela me permettra d'arriver. Je suis exténué; je fais, pendant la journée, un métier de commissionnaire; il faut que j'aille tout replacer à Ville-d'Avray, et, la nuit, je suis assailli d'épreuves de Souverain, pour le Grand Homme de 'province a Paris,

J'ai des corrections et des ajoutés à faire au chapitre de Claude Mignon; ne le donnez pas sans une nouvelle copie. L'auteur et le journal ont été courageux : nous allons recueillir dans les troisième et quatrième parties.

Mille compliments.

AU MÊME

Mon cher Desnoyers,

Quant à des fautes de français, — qui nous échappent à tous en général, et qui m'échappent très-souvent à moi en particulier, car plus on écrit, plus on a de chances pour en faire, — il ne peut y avoir de doute sur la nécessité où vous êtes de les enlever. C'est ce que font les protes, et je ne veux pas assimiler vos augustes fonctions à celles, plus humbles, du prote. Ici commencent les remercîments que l'on doit à un rédacteur en chef, quand on n'est pas imbécile à force d'amour-propre.

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