A MADAME LA COMTESSE MERLIN
^ Mars 1847.
Chère comtesse,
Je me suis informé de vous à tout le monde au commencement de cet hiver, et on m'a dit que vous étiez à Dissay ; par un hasard assez concevable, votre lettre ne m'est arrivée que par ricochets et je l'ai eue dimanche. J'ai dit à madame Gay, chez Victor Hugo, que je ne pouvais pas aller dîner avec vous et vos amis, — ce qui, vous le savez, me prive d'un grand plaisir. — J'ai dans ce moment, et pour dix jours seulement, un travail exorbitant, qui veut tous mes instants; mais, dès que j'aurai fini, j'irai vous voir, savoir de vos nouvelles, et vous demander une revanche; car, vous le voyez, tout n'est pas rose dans la vie littéraire, il faut souvent renoncer à bien des plaisirs!...
Permettez-moi de vous offrir mille amitiés dans mes hommages.
CCGXXVIIl.