‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 203 sur 229 · I. Les Marana lui sont dédies · texte numérisé non relu

I. Les Marana lui sont dédies

oGO CORRESPONDANCE.

M. le comte et madame la comtesse Guidoboni-Visconti , et mademoiselle Sophie Koslovski, 14, rue Gastellane.

J'ai appris hier au bal, après vous avoir quittée, que la comtesse était indisposée ; mais envoyez toujours : vous êtes une si grande magicienne !

En tout cas, gardez cette adresse parmi vos lettres d'invitation.

On m'apprend que ma lecture est remise à jeudi ^; mais je ferai vite et viendrai si les chevaux peuvent prendre de mon impatience.

Trouvez ici l'expression de mes sentiments les plus distingués.

CCGXXIX.

A MADAME EMILE DE GIRARDIN, A PARIS

Avril 184 7.

Je ne vous savais pas en mal de feuilleton.

Je venais vous dire que je suis dans le même cas : pour 1° la Presse, 2° l'Union, 3° le Constitutionnel, et que je ne puis pas disposer d'un instant; car, outre l'emménagement de mes romans, j'ai le déménagement de tout mon mobilier.

Enfin, j'ai vu Emile, à qui cet article sur les trois ouvrages précédents est tellement indifférent, qu'il en veut très-peu. Quant à moi, je n'en ai parlé qu'au point de vue des abonnés de la Presse, qui ne connaissent pas tous la tête dont cette petite nouvelle est la queue^. Vous savez que, pour ce qui me concerne, je n'ai jamais rien voulu.

Ici, l'impossibilité me prend à la gorge. Je suffis à peine à mes travaux, et je transporte ma bibliothèque lundi.

Gautier, connaissant le Père Goriot, les Illusions perdues et Splendeurs et Misères des courtisanes, voyait dans l'article en question matière à un grand feuilleton critique, narratif, etc. Mais remarquez que c'est à son point de vue, et non au mien, qu'il le ferait. Mes idées sur moi sont très-mesquines.

Mille amitiés respectueuses.

1. Lecture de la pièco de l'École des Ménages à l'ambassade d'Autriche.

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