A MADAME LA DUCHESSE D AERANTES, A VERSAILLES
Paris, 1832.
Ne vous fâchez pas, je vous en supplie ! j'étais si fatigué de travail, que je suis tombé à l'Opéra en sortant de voiture. Depuis mon retour, je me suis remis à écrire, et je ne bouge pas de ma table. Aussitôt que j'aurai un moment de liberté, je vous en consacrerai deux; mais, pendant toute cette semaine, je suis cloué par des épreuves. En conscience, j'ai à faire l'article de la Revue pour les deux derniers dimanches du mois, un ouvrage pour Mame, et le deuxième dizain des Drolatiques, sans compter deux réimpressions ; n'y a-t-il pas là de quoi occuper trois ou quatre hommes ?
CORRESPONDANCE. 10 i
Agréez donc les hommages, l'affection, les mille tendresses de votre dévoué serviteur, qui voudrait bien être libre, afin d'épuiser ce monde de chosos que vous lui promettez si gracieusement.