‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 91 sur 229 · XXIV · texte numérisé non relu

XXIV

N'est-il pas venu un vase en porcelaine pour moi?...

Si le payement et les intérêts ne te permettaient pas encore de garder ta maison, écris-le-moi.

XGVII.

A LA MÊME

Paris, fin de 1832.

Oh!- ma bonne mère, j'ai pleuré de joie de ta lettre. Oui, certes, tout ce que tu voudras! Jamais je n'ai été si heureux; tu peux compter sur ce que tu me demandes.

Mon Dieu, je ne m'attendais pas au bonheur de pouvoir t'offrir •mes moments de plaisir.

Ainsi, à ce soir, de cinq heures et demie à six heures; j'irai t'embrasser; puis nous dînerons ensemble, non pas aujourd'hui, mais samedi.

Je vais faire mes calculs, et je crois que je n'aurai à me priver de rien. Ce serait moins beau...

Mille tendres caresses, ma mère chérie; je veux que tu trouves mon baiser écrit à ton arrivée.

Ton fils dévoué.

D'ici à sept ou huit mois, je te ferai si heureuse, que tu seras bien portante!

A M. CHARLES GOSSELIN, LIBRAIRE ÉDITEUR, A PARIS

Paris, 1833.

Je prends beaucoup de part, monsieur, au plaisir que vous devez ressentir de l'accouchement de madame Gosselin, et suis fâché des tracasseries que vous a suscitées Louis Lambert. Je ne répondrai pas à vos dernières observations, parce que ce serait interminable et que, si je sens vivement les choses qui me blessent, je puis parfois les oublier aussi.

J'ai l'honneur de vous prévenir, pour qu'il n'y ait pas double emploi avec vos distributions, que j'enverrai, sur les cent vingtcinq exemplaires papier mécanique, un exemplaire à chacune des personnes dont les noms suivent :

MM. Nisard, Béquet, Amédée Pichot, Mévil, Ballanche, Philippon, de Briant, A. Berthier, Cazalès, Charles Nodier, Coste, O'Keilly (au Temps), Marne, Ghasles, Habou.

J'enverrai aussi à toutes les gazettes de province.

Je prends l'engagement de supporter la perte de cette opération, comme vous le désirez, et je vous prie de ne pas oublier les annonces à la Quotidienne et à la Gazette.

Quant à la lettre que vous attendiez de M. Surville, je m'étonne qu'elle ne vous soit pas encore parvenue; car j'ai répondu à M. Surville sur vos propositions d'une manière satisfaisante. Mais je le sais très-occupé.

Témoignez, je vous prie, à madame Gosselin, toute la part que je prends à son heureux accouchement, et agréez l'expression de ma considération distinguée.

Madame de Balzac, ma mère, n'a pas d'exemplaire du tome IV des Romans et contes philosophiques ; voulez-vous m'en envoyer un dont vous me débiterez?

A MADAME ZULMA CARRAUD, A ANGOULÊME

Paris, 25 janvier 18 33.

Oui, mon accident était une défaite de directeur embarrassé. Juana ^ m'a donné bien du mal; vous devez l'avoir lue maintenant. Le mal d'enfant a été purement d'attendre une disposition d'àme dans laquelle je pusse écrire ce morceau. Il a produit un bien grand effet. Je Pai écrit comme j'ai écrit la Grenadière, en une seule nuit.

Les chagrins de tout genre vont toujours leur allure, enserrant ma vie de mille ligaments.

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