‹ Correspondence 1819-1850Chapitre 4 sur 81 · A M. HIPPOLYTE SOUVERAIN, A PARIS · texte numérisé non relu

A M. HIPPOLYTE SOUVERAIN, A PARIS

Les Jardies, lundi matin, 1840.

Voici trois fois, mon cher monsieur Souverain, que j'envoie aux Gondoles \ et qu'il ne s'y trouve pas de paquet pour moi. Je ne puis vous en dire davantage : nos relations, relativement à l'exécution de conventions presque impossibles à remplir de mon côté, ont été un leurre du vôtre. Vous avez voula m'y faire manquer, et je comprends très-bien que vous ne viendrez me voir que le 16 juin. Vous imprimez Pierrette sans que je puisse vérifier les épreuves, et il y aura des fautes horribles ; vous trouvez inutile ou nuisible l'intervention de l'auteur dans l'impression de son œuvre !

1. Diligences qui faisaient alors le service de Pari» k Vcraailles,

Je n'ai point mon premier volume du Curé complet, et, s'il était tiré, je devrais l'avoir.

Ma copie est prête; mais vous savez bien que je ne la confie jamais à des tiers.

Enfin, vous mettez, je le vois, des entraves à tout par système, et c'est à dégoûter du travail. Vous savez qu'il m*est souvent impossible d*aller et de venir, et il n'y a pas eu, de votre part, la moindre complaisance pour tout ceci. Il aurait fallu que j'allasse aux imprimeries. Avec ce système, en deux ans, on ne ferait pas deux volumes.

Je vous ai attendu, avant-hier et hier, toute la journée; et attendre quelqu'un, c'est ne rien faire. Vous ne savez pas tout ce que cela me cause d'ennuis, de pertes, de peines, maintenant et dans l'avenir!

Vous ne vouiez pas faire paraître le Curé ; il aurait pU être fini le 15 mai. Le 15 mai, il n'y avait pas six feuilles composées sur la copie !

Mille compliments.

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