‹ Correspondence 1819-1850Chapitre 5 sur 81 · A la Revue parisienne · texte numérisé non relu

A la Revue parisienne

les épreuves! Il m'est impossible d'aller comme cela. Il ne faut pas compter sur moi, si vous n'avez pas les moyens d'exécution. Je suis incapable de demeurer trente heures, trois jours, à attendre. Les pensées s'en vont, la faculté de travail aussi. Si cela se renouvelle, je renonce franchement. Je m'userais inutilement dans des attentes stériles. Iltï'en est pas de ces travaux-là comme de ceux des peintres, qui, en attendant un modèle, font une esquisse. Avoir mes épreuves huit jours après, c'est faire un autre travail plus considérable que le premier.

Ce n'est pas à la pensée de se mettre au service des instruments; c'est aux instruments à servir la pensée. Aller ainsi, c'est se consumer en pure perte. Voilà comme les libraires nous font manquer des travaux, puis se plaignent de nos retards.

Votre imprimeur se moque de vous et de moi, mon vieux.

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