‹ Correspondence 1819-1850Chapitre 9 sur 81 · La séance du comité de la Société des gcus de lettres · texte numérisé non relu

La séance du comité de la Société des gcus de lettres

reux, et plus, que si j'avais volé quelques millions à des actionnaires.

Mille compliments.

A M. CHARLES DE BERNARD, A PARIS

Aux Jardies, 1840,

Mon cher de Bernard,

Des Italiens, des Polonais, des gens de province, enfin tout le monde a trouvé ce que l'homme le plus spirituel a vainement cherché. Si vous êtes venu à Ville-d'Avray, vous avez passé devant ma chaumière ; elle est sur la route, elle se voit de partout. Je ne suis pas au milieu des bois; je suis sur la commune de Sèvres, et non sur Ville-d'Avray. Malheureusement pour moi, les deux mille voyageurs du chemin de fer journalier me verront en allant et revenant de Paris à Versailles. Enfin, je suis dans le parc de Saint- Cloud, comme la lanterne de Démosthènes, que tout le monde dit deDiogène. Je suis convaincu maintenant, si j'en avais douté, que vous êtes un homme de talent; car il n'y a que les rêveurs occupés de littérature qui ne trouvent pas les vulgarités situées au bord des routes.

Je n'avais pas compté sur moi pour vous attirer, mais sur les charmes d'un admirable pays, et je suis sûr que, tôt ou tard, vous et votre compagne, vous voudrez faire connaissance avec les bois de Saint-Cucufa et autres. Quant à moi, je ne viens à Paris que pour peu d'instants, pour d'ennuyeuses affaires, en sorte que j'ai peu de

cliances pour vous rencontrer, quoique je compte, à la première occasion , vous donner quelques-uns de ces instants qui feront alors, si je vous trouve, contraste avec les ennuis que j'y subis.

Mille compliments.

Page 1