‹ Correspondence inédite avec la cour de VienneChapitre 17 sur 49 · II · texte numérisé non relu

II

INTRODUCTION. xxv

«< saires, et qu'eux-mêmes savent avec adresse se renfermer « dans la sphère de leurs laborieux services » .

On relève presque à chaque page de notre texte les traces de ces informations de première main qui fournissaient à Mallet du Pan les éléments de sa correspondance. Il parle tour à tour « d'une personne de confiance qui a fait, à sa prière, un voyage en France » , « d'une confidence du baron de Staël » , « de lettres reçues de personnes graves et influentes, etc., etc. » . On lui envoie de Toulon l'état des troupes, — il a entre les mains des lettres de Barthélémy aux magistrats de Zurich et de Berne, et aux autorités helvétiques ; — il sait par des informations certaines que la Convention s'attend à être obligée de créer un milliard d'assignats ; — on lui communique des lettres de San-Fermo, ambassadeur vénitien, et du baron de Staël, — il reçoit des correspondances de Vendée, de Savoie, de Marseille ; — des avis particuliers de Paris le tiennent au <:ourant non-seulement des actes, mais des propos privés des conventionnels influents, ainsi que des meneurs royalistes ; — il envoie à Lyon une personne de confiance vérifier des informations reçues sur l'état de la ville; — il sait <lans le plus extrême détail et par des communications parties des bureaux, la situation du Trésor; — le chef de l'état-major de Hoche, vui adjudant général et un commissaire ordonnateur de l'armée de Sambre-et-Meuse écrivent à ses correspondants qui lui transmettent leurs lettres ; — il connaît les délibérations secrètes ou les « paroles textuelles » de Sieyès, Rewbell, Tallien, comme « les propos de divers membres ou chefs des comités » , interlocuteurs de ces correspondants, etc., et quand il écrit :

Page 1