CH. LAFARGE
Suivent, ma bonne petite, quelques recommandations qui, étant bien observées, me tranquilliseront beaucoup : la première, d^être bien prudente à cheval, etc.
Charles Lajarge à sa femme.
Lundi soir, 27 novembre 1889.
Je suis on ne peut plus contrarié. M. Gauthier, que je n'ai pu aller voir que tantôt, ma malle n'étant arrivée que ce matin, part demain pour la Bourgogne. Il m'a dit être allé déjà au ministère pour mon affaire, et tout marcherait à merveille ; mais lui, maintenant, ne peut rien activer. Il faut donc que tu écrives tout de suite à chat et à chien, afin qu'on s'emploie (bien le leur expliquer) ; d'abord en parler au ministredu commerce, pour qu'il recommande au chef de bureau de faire tout de suite le travail y relatif,prie le ministre dénommer ad hoc, ainsi de suite les personnes de la commission.
Il est également indispensable que tout le monde recommande bien cette affaire au chef de bureau, en demandant privilège et préférence sur toutes affaires qui seraient avant celle-là ; puis^, ce qui n'est pas d'une moindre importance, faire demander que l'ordonnance royale soit rendue sans délai et soumise au roi pour être signée, toutes ces for-