‹ Corrigé des exercices sur le participe passéChapitre 10 sur 18 · XXIV · texte numérisé non relu

XXIV

Suite du même sujet,

tJne troupe de cavaliers se sont avancés à la vue du camp des ennemis , comme si nous nous fussions préparés à l'attaquer ; et tandis que les cavaliers se sont retirés ensuite vers Guise, Villars a marché à Denain. Alicirs le maréchal de Montesquiou, frappe 3e la faiblesse des retranchements ennemis qu'il avait examinés avec soin , détermina le maréchal

' de Villarà à hâter l'attaque. En un clin d*œif ,

't|uarante bataillons d'infanterie que Montesquiou avait formés en colonne se sont élancés , ont marché droit aux retranchements, les ont attaqués et s'en •ont rendus maîtres presque sans perte. Jamais troupes ne se sont avancés plus fièrement. Après un très grand feu de canon et les décharges qu'ils n'ont cessé d'essuyer, nos soldats ne se sont pas ébranlés un moment; ils ont monté sur' des retranchements élevés de vingt pieds, ont forcé les

"ennemis, et les ont presque tous passes au fil de 1'épée.' MM. d'Albergotti et de Naiigis se sont di-

'rigés vers le pont de Prouvi, pour couper la retraite aux ennemis , et les ont empêchés d'être soutenus par les colonnes du prince Eugène , qu'on avait vues

* s* avancer de l'autre côté de l'Escaut. Ils se sont emparés de ce pont', où quelques corps commandés par le prince Eugène étaient arrivés à la hâte : c'est là que la bataille s'est engagée avec le plus de fureur. Pendant les douze heures qu'elle a duré , ce pont a été pris et repris trois fois ; mais les troupes du

roi en sont ^ ta ^n demeurées en {K>sse&siop. Telles fut TafFaire de Denain , une des plus célèbres et des,

. plus importantes qu'il y ait jamais eu dans, la monarchie ; puisque par cette action les affaires ont changé de face, et que la suite en a été aussi

« avantageuse qu on rayaitsouhaité*

On ne saurait nier que les hommes ne soient naturellement portes à acquérir des connaissances , car toutes les personnes bien nées se sont toujours, montrées honteuses de ne rien savoir, et se sont mémo fait honneur de connaître les choses que, les autres ont ignorées. Il n y a pas de pays où Tinstructionn ait été regardée comme un mérite , et où Ton n ait témoigné une grande estime à ceux qui , s* en étant occupés avec succès, ont fait faire aux sciences plus de progi'ès qu'elles n en avaient fait jusqu'alors. 11 n'en est pas de même des autres goûts que le naturel outoute autre cause nous a fait contracter : nous le$; avons vus s'émousser à mesure que nous nous y sommes livrés davantage ; et arrivés à un certsdn âge , combien de fois ne nous a-t-on pas vus regretter le peu de temps et de soins que nous avons donnés ^ des occupations frivoles! Mais jamais nous ne nous sommes repentis de nous être appliqués à la reche;rchc) de la vérité , que les hommes , quoiqu'ij^s s'en soient souvent écartés, se sont toujours plu à regarder, comme la seule route qui conduise à la félicité-, Qu^ pourrait dire combien de personnes (^élèbre^ il s'est trouvé que le désir de s instruire k détermiiiéei^ k

ittionoer k TeftpérMicedes hotmevrè et cle^t$eb(»Beft, et qui ont trouvé dans les jouissances que la sclebce leur a values des dédoiîimagements auï sacrifiées qu'fcîleô kutotït cdûtés? Combien n'en a-t^on pas vtt auMi qui 9e loi) t éloignées des lieu^ qui les aV{<fent rues naître pour aller dans d'autres contrées étudier deâ lois et des coutumes qu'elles avaient entendu vanter?

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