XXII
Bans les premiers temps, les Romains ôiit divisé toutes les puissances qui leur ont niii ou qu'ils ont redoutées, dans la suite ils se sont vainement efforcés dé le faire. Il fallut abandonner à Attila toutes les nations du nor4 qu'il avait subjuguées; les inombrables armées que ce conquérant aVait entraînées à sa suite eurent bientôt détruit tous les ouvrages qu'on avait fait élever sur le Danube et le Rhin. 11 menaçait les deux empires 'qii'il avait rendus tributaires. 11 ne faut pas croire que ce soit par modération qu* Attila aie ménagé lei» Romains, et qu'il lès ait laissés sut)sister. H' a suivi en cela les mœurs dé ses père^, moeurs qui les avaient portés à soumettre les peuples sans les conquérir. Ceprincc, dans sa lUaisôn de bois, où lés historiens se sont plu à le représen- 'ter, était un des plus grands monarqiiës'dont Fbîstoîré ait jainsBS parlé*. lies àrabai^^adeuft dés Rothains d'OWéht , et de ceux d'Oôcidefnt , d'ofeî sa cmir éfeit
(66) rempUe^iétiueiit v^ona recevoir tes lois qn'U lui avait plu de leur dicter. Tantôt oe sont le» Huns transfuge qu'il a demandé qu'on lui rendit , ou tes esclie ve^ romains qui s'étaient éyadés qu'il a fallu lui Jivrer. Deu^ cent mille livres d'or qu'il avait im- . .pos^ef connue tribut à l'empire d'Orient ^ lui Airent eiiactemçnt payées. Croirait^on, si l'histoire ne Teàt fconfirmé, qu'il fut nommé ^^énérat des mimées .ron^ainas ay£Q den appointements que les ep^iceurs romfûnsse sont crus obligés de lui payer ? CeuK qu'il a voulu récompenser, il les a envoyés A Goi^itaiitinople , afin qu'ils y fussent comblés de biens , trafiquant ainsi de la frayeur qui s'était emparée 4e^ ^pniains. Après sa mort . toutes les nations barbares qu'il avait réunies s'^tant trouvées ssyis ch(ef on les a vues se diviser j mais les Bqm^^ éf^i^t si faibles alors que cette division ne lenr a poipt servi} pu du moins qu'ils nen n'ont poip^ tiré tp^s )es av^tages qu'ils auraient 4^*
Un témoin de la bataille quis'e^t livrée k Deuaip , Ta racontée de la manière suivante. Le maréchal de Villars ayant eu connaissance des mouvements qu'avait faits l'ennemi 9 et sachant qpie ses forées ^'^t^içnt fortée$ du côté de Landrecie^ , ville <{u'iU avaient résolu de prendre pour pénétf er dans le centre du royaume, § était appliqué, à étudier la ^itu^ition jes tpoupes dnprinice Eugène^ Le général A?a|içai3 ayçpt décpnvert que l'impossibilité dç se proenrer d^i yi-
prévue y résolut de sevfift^vfi maître du cours de la Scarpe. Les obstacles sans nombre qu'a présentés rexécution de cette entreprise ne Vont point arrêté ; le marécligl les a tous surmontés par 4e» maures si biencoi^ççrt^es, que ceJ;jLe actip^doit êtfe r^gar^^^ cohime un des plus beaux faits (}'ar«»es qu'oQ É^t entendu vanter. Les ffénérajijç epnçp[^§ ue s'(^ taienl; ^pas doutés un momept d'uf^Q ^t^qud ^i. habilement préparée. Jj^s piag^sins q^"}h ayfd^f^t . établis étaient à neuf lîeue§ de Ipur si^g^* 11$ s'étaient cpntentés 4'uT)e)jgue 4^ CP^ipiunip^tipn qu'ifs avaient établie de ]\l^cWennes ^ Dçnain, pt w'Ij* ayaient négligé d^ fortifier comice ils r^m*^ent dû. Ils avaien|, embrassé plus d* étendue qu'il n'^n eût fallu pour une arpiée de viu^ piilte hQ|U|u^. Cette j)psition avait paru, avec raison, fort U»pprtante, on l'avaif: confiée à la garde de yinfft 1;^^taillons et de quelques escadrons. Cette Ijgîie ^e Marcbiennes à Deuain (pie, les ennemis ayaient jugée imprenable , fut appelée par eux le grand chemin de Paris. Le ip^réçbal d^ yillars et ses principaux of^ciers, s'étant aperçus du peu àe prévoyance qu avait montré l'enpeini , «U ne prptége^nt pas assez cette ligne, ue songèrept qu'à prpfiter de ss^. faute.. Aussitôt des tji'QUpes furept djrjgées vers ce point : la suite de l'événement répondit à l'idée qu'on s'en était formée : la riyièrp de TEsp^pt est traversée à Tipsu des enpçmis ^ et sans qu'ils §'f n fussent doutés. .