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Après que la Grèce eut passé sous la domination des Mahométans , les scienceis et les arts se lont enfuis de cette contrée. On les a rus disparaître
tickerofadr use BouVelle fa^té fîerséoutés par tm peuple féroce et ignorant, ils se sont réfugiéi à Florence , oà une puissaasite famâie s e&t emprenée àé leur ouvrir un asile. De tous ks princes qui oftt ^mé les lettres, C6me de Médicis est peut-être oelcii qui les a le plbs gétiéreusement protégées: c'est hii qui k» a n^aiment fait fleurir en It^e. Quelles A- TeurÀ n ont pas déployées sur elles ks princes de c«tte famille ! On les a ttis aeeetnllir à leur eour 1^ ^urtistes et les savants que la bM*barie âes Turfîs avait forcés de s'exiler de Constanti^nople* Celte ardeur pour les sciences et les arts , que les Médicis ont montrée, s'était communiquée aux princes voisms : bientôt Rome les eut adaptés. Telle ait Torijgiiie de la faveur dont on âes a vus jouir sous le potitiiicat' de Lécm X* €^eftt alors qu'ost brillé ces h«tnmes célèbres qu'on a vus contribuicr à la renôssan<ïe des lettres* Encouragés par les Henfaits ^ reçus à là cour du pontife qui les chérissait , ils 6e sont livrés à l'étude de l'antiquité , et sont parvenus à thfer les langues savantes de la barbarie où elles étaient plongées. Le Tibre vit revenir sur ses rives les nouées qui s'en étaient éloignées depuis tant de sièdos ^ el de nouveaux Virgiles composèrent des vers dignes de ceux <^-il avait entendu chanter sur ses bords. Parmi les priûces qui se sontdistingiiés par leur amour pour les sciences et les arts^ il faut citer François !•'. LeI faveurs de toute espèce qu'il a aocerdées aux «avimts^ ks établissements qu'il a to|idés^ les bibliotlièques qu'il a formées, sont autant dmstittitàins qui ont immortalisé son rè^ns i «t h sntmofa 'dt
restaurateur des lettres est le plus giorieux des titres que ces institutions lui aient yalus. Si les sciaices ont brillé arec plus d'éclat en Italie , elles forent néanmoins cultivées en France avec succès fous les Valois. Un trait caractéristique dfs princes de cette Emilie , c*est qu'ils se sont toujours plu à la conyersation des savants , qu'ils les ont honorés d'une estime particulière, et que les talents ont toujours suffi auprès d eux pour avoir part aux grâces et aux hienfaits qu'ils ont si , libéralement répandus.
Tanaquil etTullia se sont montrées égaleraient ambitieuses ; mais r ambition a fravaillé d'une manière bien différente dans ces deux princesses. Tanaquil , modérée dans ses passions, ne s'en est jamais laissé subjuguer; et pendant les quarante ans qu'elle a
• vécu , elle a toujours respecté les lois qu'elle avait trouvées établies. Douce et affable , elle ne is'est faite reine des Komains qu'après s'en être faite la bienfaitrice , et l'on peut dire qu'elle ne s'est proposée pour gouverner Rome qu'après s être assurée que les Romains s'étaient proposé de lui offrir la couronne. A.
. la vérité elle a prohté avec habileté des événements , quand il s'en est présenté qui dussent contribuer à son élévation ; mais si elle les a fait tourner à son profit, jamais elle n'en a abusé. £]le ne s'est pas emparée des dépouilles d'Aucus, mails elle en a hérité, et elle ne s'en est servie que pour rendre Rome plus
florissante qu'cm m l'avait ^core vue. TuUia> au
contraire , enivrée du désir de régner , a Tiolé ottrer* tement les lois , et s'est montrée sourde à la t<hx de la nature , qii^ les hommes les plus pervers ont tKm« jours pensé qu'il importait à leur bonheur d'écouter : autant de crimes elle a jugé nécessaire de conunettre pour parvenir au trône , autant elle en a conçu et exécuté. Sans parler ici de son mari , dont elle s'est défaite , ni de sa sœur qu'elle a fait empoisonner , pour épouser Tarquin , son n^ari , ne Ta-t-on pas vue armer contre son propre père le hras de son nouveau mari , et , comme pour avoir une part signalée à cet exécrable paricide , #lle s*est empressée de faire pas* ser son char sur le corps mort de celui qui lui avait donné la vie. Les crimes que lui avaient coûtés un trône ensanglanté ne restèrent pas impunis : TuUia , privée de ses enfants ; qu'elle avait vus périr sous ses yeux, s'est vu condamner à l'exil y et est devenue l'horreur des peuples , et le rebut de l'Italie.