‹ Corrigé des exercices sur le participe passéChapitre 15 sur 18 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

La ville de Rome que Romulus avait fondée , et

éoùt la puissance s était accrue au milieu des troubles et des désordres, ayait besoin d*un gourernemcnt sage, qui lui fit oublier les Aiaux que lui aràient coûtés des entreprises téméraires et injustes. Les Romains et les sabins, qui s'étaient persuadé , avec raison, qu'ils n auraient de sécurité qu'autant qu'ils seraient gouvernés par un roi pacifique , firent «hoix de Numa Pompilins. Quelque brillante qu'ait été la réputation que Koraulus s'est acquise pendant les trente-sept ans qu'il a vécu inresti du pouvoir supréme , elle nest point comparable à celle qu'a méritée ;\ Numa la sagesse do son gouvernement y sous lei]uei les llomains ont joui d'une félicité telle qu ils rayaient désirée. Sa mort a été sincèrement pleurée. Exempt d'ambition, ce sage législateur méprisait les bonne urs que le peuple lui avait décernés , et if avouait que le sceptre ne lui avait jamais procuré autant de boniieur ni de contentement qu'il en avait éprouvé pendant le peu d'années qu'il avait passées au milieu de ses cbamps , avant d'être appelé au tr5ne. Il eut pour successeur Tulhis llostilius , prince paur lequel les historiens ce sont montiés prodigues da louanges ; sous ce règne eut lieu le combat des Horaces et des Curiaces : c'est un des événements que tous les historiens ont racontes ^ un de ceux que les poètes se sont plu à chanter. Les vertus, ainsi que îe mérite, qu' Ancus Martius avait montrées sous le règne précédent , auraient suflfi pour lui assurer la préférence sur tous les Romains qui s'étaient proposé de remplacer Tullus Hostilius , s'il jie Teût obtenue comme petit-

ttii fk Numâi. On crut rolr re^riyre en lui les TeHnH qui avaient rendu Numa cher aux Romains. Vie-» iKmeux. (^s Latins , qai s*étaient imaginé qutl arait peu déè courage, il entreprit et fit exécuter des t^T^ux qui lui auraient mérité T immortalité ^ quand même les batailles qu'il a gagnées ne la lui ^ur^nt pas value. Ancus , un des plus sages roU quil y ait eu, n'a régné que vingt-quatre ans, imiids il le$ a régné pour la félicité et la gloire des ' p^suplea qu il a eus à gouverner.

Cest vers k milieu du seizième siècle , que V4- Inde du théâtre antique a xîommencé à soulever 4«& kléejs nouTcUes , et préparé les esprits distingués a un système régulier de composition dramatique. Eu ce genre , comme dans les autres , les traduc* tioQS ont précédé les imitations , et les ont provoquées. Saint-Gel ais avait traduit d'abord les six co* uiédies de 1 erence ; d* autres savants , enthousiasmés ées trmts admirables répandus dans ]es poètes an*eiens , les avâlf'nt fait passer dans notre langue. Bionsard et quelques-uns de ses condisciples se sont aviaés alors de mettre en vers français le Plutus d'A^tophane , et se sont empressés de le représenter. C'est la première représention classique qu'il y ait eu en France. Dès-lors de nouveaux essais, se sont succ^é. L'exemple une fois donné par Ronsard y d'autres ont poursuivi la réiortne Jramatiique qu'il avait essayé de tenter, et s en sont occupés succès. Vat' fbulQ d'auif urs se sont élancés

dans la tanière ^ tï une nouvelle scène rat imM^ . Parmi tous œ^x qu'on a vus «se distinguer à wtl^ * épogue «n tentant une route Botirelle , il fouteui^ tout remarquer Jodelle. Aux mystères <fui étaient des tragédies de couvent ont succédé tout-à-coi«f * des tragédies de collège , toutes mythologiques et païennes^ Au* lieu d êlre représentés dans iin 90^^ ckn h6pitâl , par des artisans obscurs , ces drames se s<mi joués dans tous les collèges de l'université^ * devant le roi Henri II et toute sa cour , que la noi^ veauté d'utn pareil spectacle avait attirés. De seobblables essais promettaient ; mais , comme ces au^ teurs précoces n'avaient reçu aucun génie , ils s'en ^ sont tenus à promettre , et se sont Bguré qu'ili . • , avaient tout créé. Tels d'entre eui , qu'au dît-liul* ,* tième siècle on eût vus égaler sans peine le mérite secondaire d'un Destouches ou d un La Harpe ^ sont restés, au seizième , novateurs médiocres et copistes serviles. Ils ont succombé à des études phis ft>rtes. qu'eux , et les seuls avantages qu'ils en .aiçnt retirés ont été de parodier puérilement d<*s çhefe-d^BUvre que la Grèce avait jadis entendu déclamer aux jeux olympiques ^ et que nous avons rus honorer la scène française , grâees à Timitation fidèle que nous en ont donnée Cor neillQ e t B.ac.ne.

Christine , reine de Suède , était fille de Gustave- Adolplie , un des plus grands i^.>is qu^ la Suède ait eus , et l'un des^ pîns fameux càpttamesr ^*il y sfit eu an dix<!4eptième siècle. Cette prineesse ti^a, ré*»

(4W) giié que huit ans , mais le peu d'année qu'elle à passées sur le trône, ont suffi pour li(i faire acquérir autant de gloire que son père en avait acquis ^ans les combats. Ce qui Ta principalement illustrée, o«st Tamour qu'elle a montré pour les arts et les ^iâices , et la protection qu'elle a accordée à ceux qui les (mt cultivés. Les savants qirelle n a cessé d'encourager , les hommes de génie dont islle s'est ' entourée , et dont elle s'est faite la bienfaiti^ice , se sont empressés de lui prodiguer les éloges, que ^ sous ce rapport, elle a bien mérité d'obtenir. Autant de bienfaits elle leur a prodigués , autant de louanges elle en a reçues ! Quelque exagérées qu'ment paru ces louanges qu'une reconnaissance excessive ou même la Hatterie a pu dicter , il est certain que si Christine n'a pas été telle quou l'a crue, du moins elle s'est moptrée digne du trône , et •qu'elle ne s'est servie qup pour \p bonheui* de son peuple des qualités éminentes qu'on a vues briller en elle plus que chez la plupart des princes de sofx tempA Elle ^ avait l'esprit extrêmement orné; huit langues qu elle a pariées comme la sienne propre , prouvent la facilité dont elle était douée ; enfin elle .avj^t cultivé tous les arts dans un pays où ils étaient , pour ainsi dire , inconnus.

LYI.

Suite du même sujet*

Soit amour pour les lettres et les sciences , soit la

résolution qu'elle avait formée de donner au monde

, un spectacle extraordinaire , depuis long-temps elle

8*était proposé d'ab^uer: des méooiiteiitônieDS) les chagrins et les inquiétudes que lui avatéiit coâtés quelques troubles qui s* étaient élevés dans ses états , et le peu de tranquilité qu'elle avait goûté au milieu des grandeurs , la déterminèrent à descendre volontairement du trôrte à Tàge de vingtsept ans. Cette abdication étonna toute l'Europe, et lui aurait fait plus d'honneur si , dans la suit< , elle ne s'en était pas repentie. Après avoir abjuré la religion qu avaient professée ses pères, Christine se retira à Rome , non sans avoir parcouru , auparavant, lès différentes parties de l'Europe où Ton cultivait avec le plus de succès ces niémes arts qu*elle avait fait fleurir dans ses états , et qu dite avait tant désiré de cultiver dans le calme de la vie privée. C'est dans la capitale du monde chrétien qu'elle a terminé sa carrière, à Tàgc de soixante-six ans , après avoir tenté inutilement , à la mort de son prédécesseur , de reprendre une couronne que , depuis lonf;-temps ^ elle avait regretté d'avoir abandonnée. Quels que soient les éIof];e8 que ses qualités brillsoites lui ont valus , la postérité Ta jugée avec sévérité; elle n'a pas oublié que cette princesse s'est trop laissé dominer par ses opinions, que souvent elle s'est laissée aller à la fougue de ses passions , et qu elle s'est rendue odieuse par la bizarrerie de caractère, ainsi que par l'espi'it de vengeance , qu'elle a montrée.

}^ secte des cyniques qu'a fondée Antisthène

MsiiiMIlhrUt. Un manteau, mxe besace , un Mt^ni^, "«ont kft iettls trésor» qu'ils aient possédés^ Ils se sofit intaginé^ dans leur pauvreté orgueilleuse, rtTcâr éroit d*llisuHer le genre humain. Le fameux Diogèwe, ^e les Athéniens ont banni pour crime #e htme mcmnaie, est le plus célèbre des disciple» qa'ait eus Antisthène. Il a déclamé contre les yicès, «t n'a pas épargné les personnes. On le voyait »e jnÊer sut* tes -os qu'on lui avait jetés comme à iébi Metï et n'en paraître que plus hardi. Gratès, ««tre cynique, après avon* vendu les biens qu'il «¥ait faérilés de son père , en jeta l'argent à la met*, *0 «écriant: je suis libre. De tels excès n'ont jâ^ mais passé pour de la vertu. Zenon, chef des Stofciens', a enseigné une doctrine, sans doute eiàgérét^ mais qui a fait des grands hommes par les sendenens sublimes qu'elle a fait naître. Lee épicuriens , abusant de la doctrine qu'avait enseignée Epicure , ont préféré les plaisirs des sens à te«t le frfsfe , et se Sont laissé entraîner à tous les excès èvL libertinage. Pyrrhon et les pyrrhonniens ont poussé r^flttravagance jusqu'à ne reconnaître aucune espèee et vérité. D'autres philosophes qu'on a vus sortir êe son école , n'ont pas craint de nier Vexistend«f de DiéU: leur impiété n'a inspiré que de- l'horttJttr. -^ Hîppocrate , mi des plus grands médteclns qu'il ^t existé , doit être regardé comme le père âe ht trtiie médecine, fondée sur l'observation et l'expérience. C'est un grand malheur que les médecins , comme kk^pUioÊojibis^ie aàimt dMaé» en |iluflte»r8 sectes

ri?B)e8* La ^îAIreiioe de |ijrit)cipe»leA^«8iidiiit>'à cLe# pratiques oontvaires; et fiourebt Ik vie tbi hoi»mes s'est trouyée sacrifiée à l'esprit de systèisa

LVIIÏ.

L'aspect de TAsie présente des eontrastet frfip*

^pants: la nature s'est plu à y placfr de houloa

montagnes couvertes de neiges étemdies, des plal*

«es immenses, des dései4s arides que les hoMVbèS

n ont jamais parcourus ^ et des contrées dont la tétti^

lité et là richesse surpasityit tout ce que Fimagina-

tion s'est jamais figuré. Au centre se trouve placée

une énorme chahie de montagnes d'où sortent de

^ands fieiwes que la nature a destinés à ftrëUser

l'Asie parleur débord^OEient périodique. Cette con^

trée est non-seuleinent la plus graiide et la pliik

peu]^ée des quatre parties du monde', mais encore

la ylas remarquable sous les rapports sacrés et pit>^

£»ies9 €'est en Asie que l'espèce humaôie a pris

naissance, qu'elle s'est renouvelée , car c'est là que

s'est arr^e l'arche de Noé; c'est en Asie que se

sont aceomjdis les saints mystères de notre religion ;

•enfin, c'est là que se sont opérés et que se sont suo-

cédé ks principales réFolutions ^ les plus ([rands

bouleversements politiques que l'aonbitidn des haeth'

mes ait jamais fait neutre. Sur les bords de l'En-

•pbrate et du Tygre a été fcmdée par le ehasseor

Nemrod , il y a plus de quatre mille ans , une des

plus grandes nations qui aient jamais existé^ et qu'ont

rendue fameuse les noms de Ninus et de Sémirsi-

çua» Çet^^mpire^ dont Thislpire, «ainsi qo* i^éfeA-

eue , ne nmis êst (»is coinrae, a été renversé après quatorze sièdes d'existeiice , et de ses débris se sont formés les trois empires des Médes , des Babyloniens et des Ninivites , que Ton a vus fleurir pendant deux cent cinquante ans , et qui se sont trouvés réunis dans la personne de Cyrus , fcmdateur de la grande monarchie perse. A peine deux siècles s'étaioit écoulés que parut Alexandre: l'empire de Cyrus et une grande partie, de TAsie passèrent sous sa do-mination.

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