‹ Corrigé des exercices sur le participe passéChapitre 16 sur 18 · UX · texte numérisé non relu

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Sif.ite du même sujet.

Quels que soient les maux qu'a causés l'ambH Dion de ce conquérant , quelle opinion que la postérité s*en soit formée , il est certain qu'Alexandre •est un des plus grands princes quil ait jamais •existé, si Yoa songe aux vastes projets qu^ii a conçus, au génie et à Fhabilete qu'il a fallu pour les exécuter ; aux grands hommes que son règne a vus naître ou , pour mieux dire , que lui-même a fait naître ; aux égards, à la pitié généreuse qu'il a montrée pour les vaincus; enfin aux victoires , aus^ éclatant que nombreuses , qu*il a remportées. Eu «ffet*, autant de nations il a attaquées , autant il eo a -vaincu ; et l'on peut dire que , parmi les grands ' capitaines dont T histoire s'est glorifiée, il ne s'en est pbint trouvé , excepté les César , les Pompée , les Annibal , et quelques autres , qui aient égalé Alexandre , ou même qui s'en soient approchés. Si . ses généraux ^ qui , agrès sa mort, se sont partagé

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'Sèà dépouilles , né s'étaient pas laissés aller à un vaià amour des conquêtes , s*ils ne s*étaient pas laissé maîtriser par un esprit de vengeance ; il est certain que la nation macédonienne aurait subsisté encore long-temps , et cette puissance formidable qu^elle d'était acquise au prix des plus grands sacrifices, elle ne se la serait pas vu enlever successivement par les de^^ndants de Seleucus, lesParthes et les Perses. Trois siècles s'étaient écoulés au milieu de ces couimotions , lorsque les Komains , cette nation bdli- ' queuse , que son ambition avait rendue l'ennemie des autres* peuples , entreprirent la conquête de la Perse , qu ils n avaient pas vue , satts jalou^, dominer sur le reste de l'Asie.

Suite du mêmç sujet.

Parmi les guerres remarquables qu'il y a eu entre ces deux grandes monarcbie , dans lesquelles ont figuré les plus grands généraux que cette époque ait produits, on doit citer l'expédition deCrassus, dont l'issue fut infiniment plus désastreuse que les Romains ne se l'étaient d'abord imaginé ; celle ik Julien , qui lui a coûté la vie ; enfin , celles de Trajan et d'Héraclius , dans lesquelles ces deux consuls se sont immortalisés par la bravoure , la valeur qu'ils ont montrée. Que de gloire ces expéditions leur ont value ! le peu d'historiens latins que nous avons lus, tout en gémissant des sacrifices que ces conquêtes .ont coûtés à l'empire ronuÔQ, se sont acecnrdés à

Isuer femérile, ainsi qneUpnideBceftiQ'oiitiiiOQbl leg.deux cornais , et se scmt empressés de faire remar" ,quer le peu de fautes qu'ils ont fût dans une gnerse ou tant d'autres généraux en araient oonunis de bien grares, et s'étaient laissé vaincre honteusement EkiGn, ters l'an six cent après Jésus-Chris!, les Perses et les Romains , que de longs comlxi^s .aFaient affaiblis,. furent vaincus par une nation nouvelle, que Rome aurait dédaigné de combattes, k l'époque de aa splendeur ; les Arabes ou Sarraânf, aiMetifi de l'Arabie, sous Mahomet «inondent la Perse Hveo des Ibarees plus nombreuses que lés ïlommns n'en avaient jamais possédé, et bientôt, ils se sont rendus maîtres de toute cette région de TAsie. Us font de la ville de Bagdad, dont ils s'étaient emparés , la capitale de l^ir empire , et le centre des arts et des sciences- que depuis long-temps FAsie avait vus s'éteindre au milieu des horreurs de la guerre* Malheureusement l'habitude de la mollesse ^e les califes avaient contractée au sein de la paix et de la prospérité, excita le courage des Turcs, qui d'abord s'étaient faits lesmercenaires des Arabes; devenus leurs riva^x ils furent bientôt leurs maîtres ; #t d<!puis cette époque ils n'ont point cessé de dicKr des loi».

tXÎ.

Un goût déHeat, une imagination vive, une langue riche et harmonieuse, ont rendu les Grecs, en matière de httérature, les mi^tres et les m^dèfai é^loua les peu|^ea éclairé^ qui le& iiut suidis*

tear littigtte teertmparable a embelli fems tés oïrjéfe' ijtt'cWc a décrits. Dans Hwnère se trouvent rétitiiea les grâces, la force et la majesté. Il fant attribuer cette perfection aux bons écrivains qu'il y a eu arant lui , et dont les noms n'ont pas écbappé à Fou- Wi ; car il n'est point de langue que l'on n'ait vue se former avec lenteur, et que les tt-avaux littéraires Braient peu-à-peu et successivement perfectionnée. La poésie a presque toujours devancé les auttes genres. Une espèce d'instinct a de tout temps porté les hommes sensibles à chanter leurs plaisirs, les dieux qu'ils ont adorés, les héros qui se sont req4us dignes de leur admiration, les faits qu'ils ont voulu graver dans la mémoire. La poésie devait être consacrée au bien public. Le but qu'Homère s'est proposé dans l'Iliade est d'étouffer la discorde parmi les Grecs et d'exciter en eux l'héroïsme. Les vertus pacifiques étaient peu connue^ alors, puisqu'il ne les a point célébrées. Ses poèmes ont fait naître la tragédie. Les poètes ont représenté sur le théâtre des actions qui avaient plu à la lecture^ et ont augmenté ainsi le plaisir et l'utilité qu'on en avait retirés. Les pièces d'Eschyle ont inspiré la haine de la tyrannie. Sophocle, témoin de Ses succès, les a surpassés. Euripide a perfectionné après lui la tragédie, et l'a rendue plus tauchante et plus morale en employant des ressorts que ses prédécesseurs n'avaient pas supposé qu'elle pût admettre. Cest aMsi que l'émulation a excité les talents, par le ressort qu'elle leur adonné, Dès le temps de Solon^ Thespb ayait inventé les représentations théâtrales ;

( f<8 ) mais 868 pièces n'ont servi qu'à pr^arer les voies que le génie s'est frayées. Les modernes n'ont jamais conçu comment les Athéniens, après s'être laissé charmer par la morale de leurs poètes tragiques, se sont laissés tomber dans une admiration insensée pour les bouffonneries indécentes qu'a composées Aristophane; ni comment ils se sont imaginé que ce poète eût le droit de tourner en ridicule, sur la scène, les dieux, les magistrats et Socï*ate, un des hommes les plus vertueux que la Grèce se soit glorifiée d'avoir vus naître.

L'Afrique est l^eaucoup plus grande que l'Europe, et beaucoup plus petite que l'Asie. Elle n'offre ni les richesses, ni la population de celle-ci, ni les arts, ni le génie de celle-lù; en un mot, son climat hi'ûlant, ses déserts affreux, ses sables mouvants, ses hideux reptiles, ses habitants ou barbares ou stupides, tout conspire à nous la représenter comme le rebut du monde et la malédiction de la nature. Cependant une partie de cette terre désolée peut se rappeler d'avoir excité l'admiration du monde, et une de ces nations, qui est maintenant abrutie , pourrait réclamer avec justice de nous avoir fourni les premières étincelles de cette lumière morale qui, sous le noni de science, est destinée à faire notre orgueil et nos délices. L'Egypte, en effet, a été le berceau des connaissances humaines, et la côte de Barbarie a porté le nom de jardin du inonde, tout le temps de la fortune de Carthage et

< <<9 ) de Rome. Suirons en peu de mots les diifiérent«$ révolutions qu'a éprouvées ce pays disgracié. Les anciens ne connaissaient pas le contour entier de l'Afrique: on trouve bien dans quelques auteurs que les phéniciens et les carthaginois en ont fait le tour; mais ces voyages sont fort douteux, et ne nous ont laissé aucunes lumières. Il est vrai de dire que les Grecs et les Romains ne connaissaient de l'Afrique que la côte septentrionale de][>uis les bouches du Nil jusqu'aux colonnes d'Hercule ; cette partie septentrionale de l'Afrique a été aussi fameuse dans l'antiquité qu'elle est justement mé-»prisée dans nos temps modernes. Les Égyptiens, à l'orient j ont rempli le monde du bruit de leur sa* gesse, de leurs lois, de leur gouvernement et de leurs travaux. I^es Carthaginois à l'occident, se sont rendus encore plus célèbres par leurs richesses, les conquêtes qu'on leur a vu faire , et les combats qu'on les a vus livrer,, et plus encore par leur chute: on les a vus disparaître les uns et les autres sous la puissance romaine, qui elle-même a succombé sous les attaques des barbares , qu'on a vus à leiu* tour anéantis par d'autres barbares.

Suite du même sujei.

C'est ainsi que les générations se sont succède parmi les |>euples , aussi bien que parmi les hommes. D'excellents auteurs se sont plu à décrire les diverses révolutions qu'il y a eu dans l'univers. Que.

aé féchérches ont coûtées ces Jifférents ouvrages que nous nous sommes empressés de lire ! nous en ayons parcouru quelques-uns qui nous ont vivement interressés, et qui se sont trouvés mieux écrits que nous ne nous en étions flattés. C'est au commenôement du cinquième siècle que le pied barbare a feufé pour la première fois cette terre qu'avaient (embellie plusieurs siècles de civilisation. Genseiic avec les Vandales en a chassé les Romains, et a iêlevé son trône sur les ruines mêmes de Carthag-e détruite, en Tan i46, par Scipion l'Africain. Mais si les Vandales se sont emparés de l'Afrique, ils s'en août vus dépouillés par l'empire d'orient, qui, sous le célèbre et malheureux Bélisaire, a jeté un lustre éphémère. Ce dernier triomphe ne fut pas lon^ ; l'Afrique avait succombé d'abord sous une invasion du nord; cette fois ce fut sous une invasion du midi , sous les coups des Sarrasins, qui se sont rendus célèbres par leur fanatisme et leur courag^e, et qui ont fait tous les maux qu'ils ont pu. Les nouveaux maîtres s'étant divisés, battus et affaiblis , ont été subjugués par les Turcs. Les Sarrazins étaient destructeurs par profession et par goût; pendant leur domination qui a duré quelques siècles, on les a vus mépriser les champs et courir les mers : ils ont infesté les côtes de la Méditerranée; mais quelque cruels qu'ils fussent, quels que fussent les ravages qu'on leur a vu faire, les Turcs se sont en quelque Sorte montrés encore plus barbares.

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