RÉCAPITULATION
OU
KURGIGE^ Sm TOPTES LUS DIFFICULTES DU PARTICIPE
PASSi.
Enfants, sourenez-yous que la nature n'a prolongé la faiblesse et rimbécillité de riiomme , que pour le lier plus étroitement à ceux dont il a reçu la vie. Si elle eût Touki tous dispenser de la reconnaissance qu elle vous a imposée, elle tous eût pourvus des moyens de vivre indépendants à votre naissance, et de vous suffire à vous-mêmes. Votre lopgue enfance est dénuée de force et d'intelligence ; votre faiblesse n'a point pour ressource J% ruse ni la finesse de l'instinct. Tel est l'ordre de Iji nat|(fre , elle vous a forcés à chérir et à révérer vos parents ; il semble quelle vous ait abandonnés à leurs soins p©ur leur en Islîsser le mérite , et qu'elle ait consenti à passer pour marâtre, afin- de donner lieu à toute la tendresse qu'ils vous ont témoignée. Ainsi , quand elle vous a tout refusé, elle a suppléé à fx)ut par r amour maternel. Rappelez-vous donc votre enfance, et tous les soins qu'elle a coûtés à vos parents ; rappelez-vous qujls vous ont dérobés aux besoins, aux périls qui vous ont assiégés ; songez à tant de biens, songez que c'est de vos parents que vous les avez reçus. La nature , quand elle vous a jetés parmi les écueils dont cette vie est semée, s'est reposée sur l'arnoor de ceux qui vous en ont garantis;
mais le plus^ grapd des biens que vous ayez reçus de leur tendresse yigilante , c'est de vous avoir éclairés sur les moyens de vivre heureux : c'est dé vous avoir adoucis , apprivoisés , soumis aux lois de l'équité, de la raison, de la sagesse. Sans les soins qu'ils n'ont cessé de, vous prodiguer , vous seriez restés sauvages, stupides, féroces , comme les générations barbares qui nous ont précédés. Aimez donc vos pai*ents pour vous avoir enseigné l'usage des dons de la vie , dont l'innocence fait le charmç, et dont la vertu fait le prix.