‹ Corrigé des exercices sur le participe passéChapitre 8 sur 18 · XV · texte numérisé non relu

XV

JSrpuS'Sçmmes partv^ du Caire avec un of acier de

l'empereuir 4 Bthiqpie , et nous nous soimues embar-

.qué^;sur le Nil , à Boulac , ville située ^uoe demi-

:}ieue du Cairp. Les quinze jours que nc^us avons

.employés pour nou^ rendre de là à Manf^lout nous

ont paru bieu )opg^« Nous avons campé dans ce

yillage pour attendre que toute la caravaiie se ftit

rassenablée, et nous y avons beaucoup souffert

pepdftnt l^s troiç ^ois que nous y ayons dénieuré;

ff^ \^ çhaleui^ q^'U a (A% f^tt^ moi» m£g[ypte

ont paru msuppoitable^ aus^ Supo^éians, ,^ffi

n&a aTaieDt pas enctM-e éprouvté de si fortes, y a

parept du roi de Sennar iKMia a invités h all^r à

Siout) Qt tiQUS a envoyé de» cbeyaiiK arabçs» J^

nous avons admiré de belle» antiquit^^ rQin^in^» ;

un 4inpbithéàtr^ nous a surtout frappa pai». sa n*^-

gnifîcence. ha ville de SiQUt ept env^'onpée de jar-

likis dâiWeuK: i upii» y avons mangé les plii^ belles

iJattea qup nous ayons vp^ §p PgFPt^* Ayant troq^îé

à notre retour tous les voyageurs as^wNés ^ nous

sommes partis le deux octobre , de grand matin , et

nous sommes entrés dans un désert affreux. Que de

dai)g^s ù^ a courus fif^m fie djéserf, îor^que les

sabler niQI}va»t^ s'^tant élevé» tput-iï-^coup au

molildrQ v^pt , QoX obscurci Tajr , et, étap}; ensuite

inetoçnbéf comme ill?e plvije ardeii^e , ont enseveli ,

poq«* *in^i dire , les voyageur» , ou du moins» Ips

opt §qîy?*4(s 4e la route (Jii'ils av4i^i>t résçi\i. ^

. 8ui)(|n$ ! Yapa nç pouvtf^ vouf faire upe i44e de

Tordra , d^ h dissipline que iMmi avoJ*? observée

ep rqul^. I^otre çbef était ebargé de çjéqidec de

tou^ les 4ifl)5r^nds, dans le cas où i) 3'en- serait

élevé. Kou? gwïimes arrivés le m pct:>brp à

Eélaoi^é, l» dernière des villes 4^ p^ cô^ qui

soient soupûses au Grand-Seigneur. La beauté 4^

payt nous y a retenus quatre jours. Un grand noip-

bre de jardim arrosés d0 ruisseam[) et plapté? 4e p^l-

làiers tov^nn yert$ ^ nous ont présenté» des abips

eontce 1^ ;QhaIfii^r. Le viogt-^ii; Q0tobr$; » nws

ncAl^ 6n jQfBpnes âpigoéi , et nom %^(m^> aUeint

Machpu.) où nms nous sconmat nrèt^ ,qu#k|iies

jours. Le gouverneur de cette province ayant su que Tempereur nous avait appelés à sa cour , nous a invités à venir à Argos, où il demeure. Cette bourgade , où nous nous sommes rendus en bateau , est située de l'autre côté du Nil , vis-à-vis de Machou. Le gouverneur nous a reçus avec beaucoup d'honnêteté , et pendant les deux mois que nous y avons séjourné , il nous a comblés d'attentions qui nftusont charmés , après les grandes fatigues que nous avions eues à essuyer.

Tous les conquérants n'ont pas été tués ; tous les usurpateurs n'ont pas échoué dans les entreprises qu'ils ont tentées ; plusieurs même ont paru heureux aux esprits qui se sont laissé prévenir par des apparences trompeuses : mais ceux qui, sans s'être arrêtés aux illusions, n'ont jugé du bonheur des hommes que par l'état de leurs cœurs , ont vu leurs misères dans leurs succès mêmes. Tounnentés par des désirs et des soucis qui se sont étendus et accrus avec leur fortune , il les ont vus perdre haleine avant d'être parvenus au terme qu'ils s'étaient proposé d'atteindre , semblables à ces voyageurs inexpérimentés qui, après s'être engagés pour la première fois dans les Alpes , se sont' figuré les franchir à chaque montagne , et ,' arrivés au sommet , se sont aperçus avec dé-» cduragement qu'il existait de ybis hautes montagnes que celles qu'ils avaient eues à gravir. Auguste, après avoir soumis ses concitoyens et détruit ses

( 5' ) nraux^tijR régi durant quarante ans la plus grande monarchie qu il y ait jamais eu ; mais tout cet immense pouvoir Ta-t-il rendu plus heureux? n a-t-il pas frappé les murs de sa tête? n* a-t-il pas rempli son palais de cris qu'on a entendus retentir au loin, quand il redemandait à Varus ses légions exterminées? Quand* il aurait vaincu tous les ennemis que lui avait suscités son ambition, de quoi lui auraient servi ses vains triomphes , tandis que les peines de toute espèce Tout assiégé , qu'il les a vues sans cesse renaître autour de lui; tandis que ses plus chers amis ont attenté à sa vie , et qu'il était réduit à pleurer la honte ou la mort dé -tousses proches? Son neveu, son fils adoptif, sa fille, son gendre, tous les siens , il les a vus périr avant lui. L'infortuné ! il a voulu gouverner le monde , et n'a pas su gouverner sa maison I sa fille et sa petite fille 5 après s'être couvertes de honte et d'infamie, ont succombé. Tune à la misère et à la faim, dans une île déserte, l'autre en prison, sous le fer d'un archer. Lui-même enfin , dernier reste de toute sa famille qu'il avait vu moissonner par la mort, fût réduit par sa propre femme à ne laisser après lui que le monstre qui lui a succédé. Tel fut le sort de ce maître du monde, dont le bonheur, ainsi que la gloire , a été tant de ibis célébré. Croirâije qu'un seiil de ceux qui les ont le plus admirés les eût voulu acquérir à ce prix?

xvn.

Les Carthaginois se sont servis dans leurs guerres

4^ troupes étrangères > tapdif q«ie les Romanns ont ^ employé )e3 leurs. Ces derniers ont traité les Tainci}^ avec démence, et conun£i ils ne les ont re- ^ gardés que comtjae des iostrum^uts pour les triompl^es (utMrs, Us ont rendu soldats tous les peuples dopt ils se sont rendus les mitres ; plus de peine Ih jSKvaienteue àlea vaincre, plw Us les.jônt jugés prçpr^ ^ être incorporée dans leur république : ie'cst . ^insi qu*Us put fait %)urner ^u profit de la victoire le$ çfforts ^t \^ ^^pg qu'elle leur dtait coûtés, ^^es ^Somni^^ qu OQ a n^ deyistiir . la$ plu^ puiasants £(^xili^i^ 4^ Kpm^i ne furent ^^Jlpiji^uéa qu'après ' ringtrquatre trion^pi^. Quelque tt^mpe ^t^% la sec9jU4e guerre pi^ijiqi^ , l^ç Il9m^^ns ont, tipé d'e^x et ^e leurs aUié;s , sept cent n^Ile homm^ de pied çj ^ixan^-djx mille de chçyal , q^i'Us out ojy^oçés ^ux G^ulpie dap> la guerrf qu i^ Mpt ^ue à soutenir contre pe pewple. CartbAgje a U>^}Ç|urs ^ployé plus.de force pou|: attaquer ^ et Ilon|i^, pour se défeijdre ; celk-çj. ^vs^it arpi^ contre. \e^ Gaulpis et contre Annibal, deux des fjlui^ nombi^eus^s armées qu'on eût vues j et n a jainaisi , envoyé que deux lé- - . gions au pl^^ contre le^ rois qu^'el|pa cjéti^onés : cette . hajjik politique ^ n^nagé $es favpe§ et Ips a rendves éteruelies. L'établisseu^eut d^ C^ji:hageda^son pays u'^ jamais eu au^t^qf^ de fixité ^e J^opae en, a obtenu , dai^s le sieq : Içs, trpute colopies qi?e cette dçrnière avait formées et consolidées ^uto^r d'elle, en sont toujours restées les remparts. Avant que la bataille de Cannes eût été perdue, auéun de ses alliés ne l'avait abandonnée; c'est qi^e Rp;me les avait accoutumés

à m d(Malii«tiâB^ «t les araîl laiiiéfl yinre hkaf$ k

Fabri de fica iois. La plupart df s yllles fl'A^^I^ ,

étant peu fcârfeifiées ^ ^ Bûnt o^dwsa à tous les géné-

Faux qui se tout pr^seu^s poup lea prendre : aussi

tqua oew qui f nmX d^banqués et ont menacé Car-

thage, }'o«it;^9 fait tremhlar, Tont^ik né^uita au dé-

âespoiy. Tqiia k» n^hftitf*». qmM «prouvés les Car-

thagiuQis dans la ginarre que leur a iaita U pi%mkr

So|piîoii^ né peuvent guère être attribués quà un

niaili^ais gouyeruc^fn^t, et au pQu de prétautions

qu'ils avaMsut pri^ pQur rendra la natÎQn formidable

^t le peuple hiçui'^ux : leurs yilles et leurs arin^s

mi9m it^qt a^amées , tandis que les Roumains

éti^ifi(i% a)H>p^ai»infint pourvus dç toutes choses.

C^^ts^^ |s^a dpujp pn 4ç^ l^omfpeç ^es pli^s ô3c- Iri^diïjf^rçs qu'pi^ fût v^f^ paraître, que qelui qui jurait cpv^u t9i^t Vdpt ji^ 1^ trag^iç, ^Ue (pi'el^ a jbriUé ^aus les ^i|^ Jq^ks d'^t^ènes, et qui ça a^r<ût ^acé 4 ^ &is le prei3(^er pl^ et le premieir mo^^e. ^a^ de s^ be^ux effprts ne spnj pa^ 4fmt^ à l'^jp^pii^. T^us 4e^ f^rjs ^ sont dérefoppés par deg^Çy^u ne les a vi^ ^ pe^^^ptionueiit qii'areQ Je tepoips. «Pe^ essais plus ou m^in^ heureux se sopt succédé ; les Im^èf^ 4'H? §i!^^^ P^ été lyoutaes iiu peu de lumières qu'avait acquises le siècle précédent; et c'est ainsi qu'après une multitude d*efTorts réunis et perp^tisé#; les gépcrajbioQS dont le^ tr^vpux se sont reproduits sans cesse , an^ bal^^M^ ta f^i^xles^e de notre nature , et que rborame a sans reJAotie

i^nmdt larchaîiie de ses connaisssoîoes et de ses ' ^araUx , et Ta proloc^ée dans. Fâenduè des siècles. L'invention da dialogue a 'sans doute été un des premiers pas qu'on ait'>fkit faire à l'art dramatique. L'action fut ensuite jointe au dialogue, et celui qui Ta imaginée a fait^n second pas bien important, ^l^entèt cette action s'est modifiée de Afférentes manières ,• et est devenue plus ou moins at- . tachante , plus ou moins vraisei%blable. La musique et la danse se sont plu à prêter leurs prestiges à cette imitation, et Font embellie. Ce n est que plus tard que Fillusion de Toptique et la pompe théâtrale ont été connues. Les premiers qui , de la (combinaison de tous ces arts réunis, ont fait sortir de grands effets et des beautés pathétiques, ont mérité d'être appelés les créateurs de la tragédie. Cette gloire j était réservée à Eschyle ; mais à Esctyle ont succédé Euripide et Sophocle, les plus grands poètes tragiques qui! y ait jams^s eU ; et la tragédie fut alors portée à une perfection telle que les Grecs eux-mêmes ne l'avaient pas supposé. Les chefsd'œuvre que ces génies privilégiés nous ont laissés , ' ont été admués d'âge en âge , et sont devenus les modèles que se sont empressés d'imiter les grands poètes que le siècle de Louis XIV a vus naîtfe, et que le siècle suivant n'a pas vu surpasser.

Il n'y a point d'ouvrages dont la postérité se soit autant occupée que de ceux d'Homère ; il n'y a point d'écrivain dont la personne et la vie soient* plus

ignorées. Il ressemble à la dirinité qui rfest connue que par ses œuvres. On ne sait où il est né , ni précisément quand il a vécu. L'époque de fea naissance est assez généralement placée environ mille ans avant Jésus-Christ. Quant à >la pauvreté à laquelle il lut réduit, la relation ri*en est fondée que' sur des traditions incertaines que' la crédulité s'est plu à recueillir et a répéter. Quâtre-Vfngt-^dix vîTIes, ainsi l'a rapporte Suidas, se sont disputé l'honneur de lui avoir donhé naissance. Homère est né dans l*ll« d'Ithaque, si l'on en' croit les obacles qu'Adrien avait ordonné de consulter. Ainsi la question qu'une pareille autorité n'a point décidée est' eiïcore à résoudre.' ï)e tous les titres que chaque "tille' s'est empressée de produire, Ceux qu'on' fait valoir Smyme et rîle de Chio ont obtenu le plus de suffrages. Les volumes qu'ont écrits là-dessûs les savan'ts, he nous ont pas fourni les rens^gnemcnts que nous aurions désiré qu'ils nous donnassent ; et qu'importe , après tout, quel pay^ puisse' se vânte'r d'avoir produit Homère? Il suffit que l'humanité se soit honorée de son génie, et que depuis mille ans ses ecrtts aient appartenu aii monde entier. La ' fable ^'cst plu à ennoblir de fictions sdn origine ét^sa vie. Le commentateur Eustathe assure qu'une prêtrefet d'Isis Fa nourri de hiiel au lieu de lait; qu'Une nUit les cris qu'elle avait entendu jeter â Terifant lui avaient paru ressembler au chant de neuf différents oiseaux, et que le lendemain neuf tourtèV-elles furent trouvées dans son berceau. iJiodore de Srcile nous apprend qu*Homère avait eu connaissance det

à^p^ sesf poèmes. Lçs fables .(|^ op a débitées sur Ho- . p^èns, çt le peu d'uniformité qu^ uous giyons re- ];na<^ ds^s ^e§ jug^^i^nts qi^'p^ » pprtés de ses poèm^, protuypQtquecepoèteet ses écrite éta]ent destiné? \ ôtrt^ ]u^ sujet de (iisporde dans ^ous les siècles. Por^çe et qu^lgueç îjutfe§ poètes qui gpt vécu t^ , 1^ m^me époqiie, n'ont pas .craint de le placer, pour . la motalç, ail de^^us des philosophes que la &rèQës f yw paître, et dont elle s est k pljis |loîifiée. Pythagt)rera relëg^ d^nsle Tartre pour }e puRir 4^ Topii^Q^ qu'il gyçtit éiuise s»r 1^ divinitç, et des ftiUSs^s idées qu'il en a dona^e§. Platon la tanni de sa r^U^lique \ toajs on sait que ce cage, un des plus ^ands p^ilçsopheç qu'ij ait existé, ne renvQjai^ un poète de a^ Tille, qu'après avoir répautU^ spr lui des P^fij^ins^ e^couronné $a tête de fleurs*

J^ seconde guerre punique a été tant dç fois raçon^éie qu'il n'es^ pef spniie qui ne l'ait lue. Quand on es^^ïiine cette ibule d'çi]|;>stacles qu A^nnihal y a surmontée , on a sous les yeux un des plus be^ux ^ectacles que nous ^t fournis Thistoire. |lome nous J4, jtf^ujçiurs paru un prodige de constfncje. Après }^ bfitfiHlçs qw elle % per4«egi sur leTé^iu, à 1^ Tfébie^ f^ Trasituène;. ^h& la jpurnée de Cannes, 1^ l^s^ W^Oj^r^? ^^ sa dorniène ?^wç a péri, ^ai^donuée de presque tous ses alUé^, W,in 4^ § ^e Ji^^jy^ alle;r ^ déçouragemeut, ^sUe n'a p^ m^e ^^^^dé la paix* C'est que ks Patriciens ne se

m^ Im^ 4if^^^ des goa^xtoeç gu'ils aTRient vu . .epabrasç^r par l^eur§f yères : |ls ^nt açi avec Ani^b^ , comme ils s'étaient conduits autrefois a^v^ Pyrrhus, à qui ils avaient refusé de faire aucun accommodement tant que ses troupes ne seraient pas retirées du te;:ri^Qirede U r^pi^bJU^u^f Home {u^ s^myiée par la forc^ 4^ SQ^ ipstijt^tiqp. Apr^ l» b^t^%4§ PîW3f s ; les fewK^ei^ mên}^s se Stçspt §içpa}ées p^ ^ çppstance pu la fiprmeté qi»'ellpf çi^t ^n^r^^^; qx^ pe J/&$ ^ p^ ynfî* verser ^^ l^rmeç? Ifis prisoi^^er^ pe flffent point rap^ieté^, el; jijs fr^i,i;éria];)le v^^t^ de l'am^ée fut envoyé e^ 3içil^, s^s ^yoir ^\ r^qpjmpe^i^ ni ai^cun h9n^e^^ i^wlitairç, f^i^t que l<^ç çppewis oppuper^çnt l'Italie , f t qn' W pe te? ^ f^raif pa^. chassés^ J^'\m ^tffe jcôté , V^niaée ççjn^lairç, popiçumdée p^r Téf^çjrtius Y^^TOft ? ^'étjSÛt laiç^ l^attre , et^'ét^t çpfwe l^çypteusfjnpnt ju?qi}'à V^Qïl^^ Çç géflij^f^ n'étaif p^vç^ ^^ p^RSTjJ^at que par l'ipjrigue j c'ét£|it la ïlRhli^;^^ l^^e Ijb pei*pJle, par soa élection, avilit 4ési?é dp iwcrtiftex** W^s ^es Pa[triciens auraient rougi dejpuir de ©e malbew^^px triopipbç, to^tit ç^t ^per4ij, ^ d^^ p^ttfi fii^9p- ^tawîe» infinimpiMi Jp^ gr^v^ SH i^ n^ J'^?!84l| oiçix d'ghqrda ilfi n« Sfi ftj^^ §ffe^ 1^ fr9^^c^ 4« peuple., et ne s!§^ M^m^ S^^^ ^HSPies. f tp^s

¥^t 4e Vairon , ^\ k .Ff^W^cj^ 4^ ^ «^'M ftV^^*

pa^ défi^spéï^ ^ M ^^i^Jiq,V^, .^ Çv'f j^jn^is

^ été ]^ pi^rjte ç^^l^ d^e, qi^lftRçS i^Ulifçrs d/t^oçi-

m^ ^>9fi 4é^^ ^/tR^W^ f^ Wf «J^n» «SH^W^l^

qui , dans ce cas. se sont emparés d'elle, et qui Vont * toujours privée des forces mêmes que la fortune ' lui avait laissées.

La plupart des poètes français ont puisé dans la Vulgate, comme dans un trésor comm<in, et, parles imitations qu'ils en ont faites , nous ont fendu familières ses pensées sublimes qu*on a justement admirées dans llÊcriture. Racine a dit dans ses chœurs : .Abaisse la hauteur des cieux. Et Voltaire : Viens des ' deux enflammés abaisser la hauteur. Mais ' celui qui a dit le premier : « Il a abaissé les cieux et ~*iî est descendu » n'en est pas moins le poète qui a tracé en trois mots la plus imposante image que Ti- ' magination ait conçue. David, après avoir vaincu ^ iine foule d'ënnèfmis étrangers qui l'avaient défié, ' et lès àï% tribus révoltées , chante la Providence su- ' prême qui s'est montrée favorable à ses soldats, les ^ à conduits et les a fait vaincre , et qui s'est déclarée ' Tennemie des ennemis d'Israël. Que les dieux d^Homèrè et de Vii^le, tels qu'on les a vus figurer dans les combats des Grecs et des Troyens, sont petits, comparés à cette majestueuse figure de Jehovah qiie le psalmiste a laiasée tomber de ses pinceaux r ' « Sa colère «est élevée comme un tourbillon de fu- ' • mée } son visage a paru comme la flamme , et son • 'courroux comme un feu ardent. Il a abaissé les > cieux, il est descendu, et les nuages étaient sous i Ses pieds, il a pris son vol sur les ailes des chérubins; *

» if 's'est élancé sur to vents. JLes nuées amoucdéos

» formaient autour de hii un pavillon de^tén^ïres ; -» Védat de son visage les a dissipées, et une pluie de » feu est tombée de leur sein. Le Seigneur a tonné » du haut des cieux ; sa voix s'est fait entendre ; » elle' a éclaté comme un orage brûlant. ïla lan- » ce se^ flèclies et dissipé mes ennemis; il a rc-

• » doublé sesibudres, qui les ont renversés; Alors les » eaux ont été dévoilées dans leurs sources, les fon- » déments de la terre ont paru à découvert , parce

' » que vous les avez menacés, Seigneur, et qu'ils se

* i» sont sentis accablés paille souffle de votre èolère. »

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