‹ Corvisart et la cardiologieChapitre 13 sur 26 · GONE · texte numérisé non relu

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me, on entend, en effet la distension cardiaque, qu'il s'agisse d’hypertrophie ou de dilatation.

Or, Corvisart veut séparer ces deux cas à l’aide de la - percussion. . L

Tout au début d’un anévrisme du cœur, le son est, d’après lui, également bon dans toutes les régions de la cavité thoracique.

test un deuxième degré où la poitrine résonne au niveau des poumons, mais le son devient nul dans la région cardiaque et parfois dans une étendue remarquable. | | Enfin à un troisième degré, les téguments de la poitrine, par leur épaississement et leur infiltration rendent la percussion difficile, mais si on a une grande habitude de ce moyen, on s'aperçoit aisément, en frappant le thorax, qu’un corps solide rend sourd et obseur le son qu’il fait entendre. |

Aussi peut-on arriver à mesurer d’une manière approximative l'étendue de la dilatation, et déterminer le genre d’anévrisme auquel on a affaire. S'agit-il d’une di- . latation avec amincissement de la paroi cardiaque > La région mate est bien plus considérable que dans l’hyperthrophie. Ù

On pourrait même distinguer plus exactement le siège de la dilatation : quand la cavité droite est seule dila- - lée, le son est, dit Corvisart, « plus obtus, plus suffoqué à droite », et inversement pour la cavité gauche. Distinctions difficiles, en vérité ! Corvisart le reconnaît luimême. |

Le A

2° DANS LES ANÉVRISMES DE L’AORTIE, dont n'avait point parlé Avenbrügger, Gorvisart signale « l'obscurité du son que rend la poitrine quand on la frappe dans sa partie antérieure, supérieure el moyenne ». Nous savons bien qu'on tient encore compte de cet élargissement de

la matité aortique.

Corvisart n’a done pas été seulement le traducteur d'Avenbrügger : il a vraiment perfectionné la percussion et indiqué le premier, avec exactitude, les- signes qu'on en pouvait obtenir.

Appliquant la méthode à la connaissance des affections organiques du cœur, il en tire des arguments diagnostiques de grande valeur. C’est en percutänt: qu'il allait isoler les premiers signes physiques des maladies de cœur : à ce titre, il est bien le premier des cardiologistes cliniques.

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