‹ Corvisart et la cardiologieChapitre 17 sur 26 · LA RE · texte numérisé non relu

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telle affection, et telle affection à telle lésion organique, ‘qu'il prépare toutes les acquisitions ultérieures de l’école ‘anatomo-clinique. |

Finies les compilations où l’on n’avait cure que de citer Hippocrate ou Galien !

Corvisart préfère aux citations l'observation personnelle, et chacune de ses descriptions se fonde sur des observations cliniques ou anatomo-cliniques ; nous voyons appliquer pour la première fois les. méthodes dont nous vivons encore en médecine.

Voilà donc la partie la plus intéressante de l’œuvre cardiologique de Corvisart : celle où il pressent les asystolies partielles, décrit les états d’insuffisance cardiaque et les rapporte à des lésions organiques des orifices. Mais il reste encore à glaner au long des autres chapitres de son « Essai sur les maladies du cœur ».

VI. Le carpiris. — Il faut s’arrêter sur « le carditis » on « inflammation du cœur ». C’est là une affection que

nous ne retrouverons plus dans notre nosographie, à moins d’interprétations toujours hasardeuses. Il semble bien, cependant, que les cas décrits sous ce nom étaient des myocardites.

« Le carditis est mis dans quelques ouvrages au rang des phlegmasies des muscles », dit Corvisart, mais d'ajouter aussitôt que pour lui c’est une affection qui intéresse à la fois divers tissus du cœur, « le tissu musculaire, le séreux, le cellulaire » ; et le tissu cellulaire serait, l'anatomie pathologique le prouve, plus touché que les autres. De sorte que l’on a voulu reconnaître -dans cette description, comme le fait remarquer Héche-

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