‹ Cosima, ou, La haine dans l'amourChapitre 8 sur 55 · SU · texte numérisé non relu

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TOSINO, à voix basse.

Me voici, je suis aux aguets.

ORDONIO.

Cours au-devant de lui, ne lui parle pas que tu ne sois hors de l'église, et alors tire-toi de ses griffes comme tu pourras.

TOSINO.

Fiez-vous à moi. Je le rendrai fou. Autant vaudrait mettre cent lutins à ses trousses! Vous, vous sortez par l'autre porte avec la dame ?

ORDONIO.

Va donc! Tout est prévu.

Tosino se dirige vers Néri, que le chanoine a averti en passant. Le chanoine est rentré dans la sacristie. Néri prend le page pour Cosima et lui offre son bras. -Ils sortent ensemble tandis que Ordoi.io se rapproche du confessionnal.

COSIMA, se levant à demi.

Est-Ce toi, Néri?... (Ordonio s'incline affirmativement. Cosima se

lève et lui prend le bras; Il veut la mener dans la direction opposée à celle

qu'ont prise Néri et Tosino.) Tu te trompes, Néri ! Ce n'est pas là notre chemin.

ORDOiNlO, tâchant de déguiser sa voix.

L'autre porte est fermée.

COSIMA, s'arrêtant.

Qu'as-tu? Ta voix est changée!... Tu semblés agité!... Tu ne me réponds pas? (Effrayée.) Vous n'êtes pas Néri !

Elle veut fuir.

OR DON 10, la retenant de force.

Ne craignez rien , madame : c'est l'homme qui vous aime.

COSIMA

Laissez-moi, monsieur!... Néril... J'appellerai Néri.

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