LE PREMIER HOMME
Son corps pur contenait ce feu invisil)lo et éternel où la léijende voit des anges resplendissants, et de la tête aux pieds, la vie sublime des cieux circulait sans conllit. Mais le désir vint, il engendra la ;l/or/. Les Cieux devinrent visibles, la vie alors exista avec sa compag-ne : la mort.
Le désir d'Adam envahit tout l'espace, tous les règnes, la nature entière fut secouée d'un spasme immense et le feu pénétra tous les corps. La génération dès lors devait se poursuivre jusqu'à l'expiration des temps, et la Nature en mère douloureuse aider le coupable jusqu'à l'expiation de son désir créateur.
Marche, marche sans cesse, ô Juif-Errant, enliuit d'Isi'aël, va ne t'arrête point, ce n'est pas encore l'heure du jugement, l'heure du repos, l'heure du retour à la Lumière Divine.
L'homme devint donc prisonnier des éléments comme nous le démontrerons par la suite ; l'équilibre des cieux persistait, l'Univers continuait de répondre à ses lois, seules toutes les créatures se trouvaient en opposition avec leur Créateur, et le coupable condamné à voir détruire toutes ses créations, . toutes ses ambitions, toutes ses œuvres. Sa tête, sa poitrine, toutes les parties de son corps allaient à leur tour régner dans le même désir, en susciter de nouveaux jusqu'à ce que l'onde du mal ait enfin accompli l'ordre de la Justice divine.
L'homme et la femme sont la miniature de l'Univers et deux atomes spirituels, deux âmes de la g-rande âme. En eux sachons retrouver les marques célestes qui les désignent à notre attention et
(j COSMOGONIK HUMAINE
tàclions de tronvor clans cet Univers le schéma qui nous flonnerala clef de leur vie et celle de toutes les
créatures.
Nous avons exposé par ce (jui précède que la chute Adanii(iuesurvenue par le désir qui engendra la connaissance ou la distinction (la distinction engendrant le mouvement), l'Univers suit donc depuis ce momcnl lin mode de locomotion qui est identique à celui des humanités. La constitution de cet Univers élaul la même que celle d'Adam, la nature élémenlairc ne put qu'obéira la volonté de celui-ci. Cette volonté étant limitée à la distinction, c'est-à-dire au dualisme, eut satisfaction immédiate de son désir dont l'onde envahissante enferma Adam dans les conséquences circulaires de la vie et de la mort qui furent déterminées dans le cercle du temps qui est lui-même loute la physique, toute la chimie, toutes les formes et tous les actes.
Nous démontreronsen temps et lieu cette marche logiijue de l'accomplissement de cette volonté opposée au Créateur dont les conséquences fatales sont la raison même des prophéties. Une question se pose; lin rire aussi sublime qui contenait en lui toute la vie Universelle et toutes ses créatures pouvait-il perdre par ce seul désir toutes les facultés célestes (pi'il possédait? Tout au contraire ne devait-il pas conseiNci- loute son intelligence qui devait être condamnée à descendre en formes et actions néy^atives dans toutes les parties de son être? Ne devait-il p;is liaiisiiielt re à ses descendants le cher ji.ilrimoine de la Lumière (jifil avait peidue et tout le somciiir de sf)n passé ile gloire?