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en prenant pour unité le rayon de la terre. La lune peut done rencontrer le cône d'ombre de la terre, puisque sa distance i^pogée n'atteint pas 64 rayons terrestres.
La lune peut-elle pénétrer en totalité dans le cône d'ombre ? Pour résoudre cette question, remarquons que le diamètre de la section transversale du cône, au milieu de la distance RT , est sensiblement égal à la moitié du diamètre de ht terre. La lune rencontrant le cône d'ombre à une distance de 60 rayons terrestres environ, le diamètre de la section transversato est, dans cette région, plus grand que la moitié du dii^nètre
166 COSMOORAPHIR ÊLBMKHTAIRE.
de ta terre ; par consé<juent, la lune pourra pënâtrer en totalité dans le ctme d'ombre, puisque son diamètre n'est qu« le quart environ de celui delà terre. Ainsi, il peut y avoir éclipse de lune, et cette éclipse peut Être totale.
180. Condition de poMlbllité das éollpaes. — Il résulte de co qui précède qu'il y aurait toujours éclipse de lune au moment de Voppotition ou de la pleine lune, si le plan de l'orbite lunaire se confondait avec le plan de l'écliptique. Mais nous savons qu'il n'en est pas ainsi. Il peut arriver, par suite de l'iDclinaisoQ des deux plans, que le cûne d'ombre de la terre passe, soit au-dessus, soit au-dessous de la lune, ,si celle-ci n'est pas suffisamment voisine de ses nœuds au moment de l'opposition. L'éclipsé est impossible lorsque la latitude de la lune dépassa 1* 1' 16' ; elle est certaine lorsque la latitude est inférieure à &3' ik' ; entre ces deux limites, l'éclipsé est incertune.
181. BoiipBB partieiis. — Lorsque la lune ne pénètre qu'en partie dans le cAne d'ombre de la terre, on dit que l'éclipsé est
partielle. Mus avant de pénétrer dans le cAne d'ombre, la lune
rencontre la pénombre, c'esUà-dire des peints de l'espaceappaivtenant au cône dont la surface est engendrée, par la révolution autour de l'axe ST, de la tangente commune intérieure ER'F (fig. 116}. L'éclat delà lune commence donc par diminuer, puis-
que la partie du soleil qui l'éclaire va sans cesse en diminuant, ■puis, la lune atteint le cône d'ombre pure-, l'ombre s'étend de plus en plus sur la surface, jusqu'au moment où son centre se trouve au point de son orbite le plus rapproché de l'axe ST ; il partir de ce moment, l'échancrure diminue et l'astre sort du cône d'ombre pure pour retrouver la pénombre, et son éclat va alors en augmentant jusqu'il ce qu'il soit entin dans la partie de l'espace complètement éclairée par le soleil.
Ajoutons que la forme arrondie du bord de l'échancrure est une nouvelle prouve de la rondeur de la terre.
' 183. Bolipse totale. — Nous savons que la lune peut être entièrement immergée dans te cône d'ombre ; c'est le cas de l'éclipsé U>ûUe{&g. 117). Comme précédemment, l'éclat de laluno
168 OOSMOORAPHIB éLBMENTAIRE.
diminue d'abord peu à peu par suite de rimmersion dans la pénombre ; Féchancrure se forme au moment de l'entrée de Pastre dans le cône d'ombre et devient de plus en plus prononcée. Bientôt le disque est entièrement couvert par Fombre de la terre. C'est donc à peu près, mais dans un intervalle de temps bien plus court, puisque la durée maximum du phénomène est de 2 heures, l'ensemble des phases qui se produisent entre une pleine lune et une nouvelle lune suivante. Après être restée peur dant quelque temps couverte par l'ombre de la terre, la lune se dégage ; on voit apparaître une petite portion du disque et l'on observe les mêmes phases que dans la première période, mais en sens inverse.
183. Infloenoe de l'atmosplière terrestre sur le pliénoxnène. — Pendant une éclipse totale, la lune n'est jamais complètement privée de lumière. Elle présente alors une teinte rougeâtre dont la cause est facile à expliquer. Les rayons qui traversent l'atmosphère terrestre éprouvent une déviation qui les rapprochent de Taxe du cône d'ombre. Par suite de cette déviation, le sommet du cône d'ombre pure se rapproche de la terre et le calcul montre que la longueur du cône se trouve aii^si réduite à k2 rayons terrestres. Un observateur placé dans ia lune verrait encore par réfraction les | du disque solaire, au moment de l'immersion complète de Tastre. On pourrait donc supposer que la lune doit être vivement éclairée même dans cette position; mais il faut remarquer que les rayons qui Téclairent ont traversé une couche atmosphérique très-épaisse et qu'ils se trouvent en partie éteints. D'ailleurs, la lumière rouge pouvant seule passer dans des conditions semblables, on a ainsi l'explication des apparences qu'offre le disque lunaire au moment d'une éclipse
totale.
18^. Bdipse de soleil. — Les éclipses de soleil ont toujours lieu au moment où la lune est nouvelle, ou en conjonction.
La lune, corps opaque dont un hémisphère est toujours obscur, emporte dans son mouvement autour de la terre un cône d'ombre dont la longueur dépend de sa distance au soleil. On peut calculer cette longueur comme nous l'avons fait précédemment (n» 179), et l'on trouve qu'elle varie entre 67 et 59 rayons terrestres. D'un autre côté, la distance du centre de la lune au point le plus voisin de notre globe varie entre 56 et 63 rayons terrestres. Il résulte de là que lorsque la lune est à l'apogée, le sommet du cône d'ombre ne peut pas atteindre la terre. Au contraire, lorsque la lupe est au périgée, le cône d'ombre peut ren->
ftCUPSBS DE LDNE BT DB SOLEIt.
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contrer plusieurs points de la surface de la terre. La possibilité des éclipses de soleil se trouve ainsi expli(]uëe ; mus entrons dans quelques détails.
Lorsque le sommet du cûoe d'ombre atteint la terre, pour tous les points de la surface compris dans l'intérieur du cône l'éclipsé est totale (fig. 118). On a calculé que la zone pour laquelle î'é-
clipse est totale à un moment donné est moindre que la 12 000* partie de la surrace totale de la terre. Maisparsuite du mouvement de rotation de la terre combiné avec le mouvement de translation de la lune, le cOne d'ombre se promène en réalité sur une plus grande étendue.
Nous avons dit que lorsque la lune est à l'apogée, le sommet du cône d'ombre n'atteint pas la terre. Il ne peut donc y avoir éclipse totale pour aucun point de la terre (flg. 119). Pour les points situés sur Taxe du cône, le diamètre apparent du soleil est plus grand que celui de la lune \ on doit donc voir de ces points le bord du soleil former un anneau lumineux autour du . disque de la lune ; Téclipse est annulaire.
En même temps qu'il y a éclipse totale ou annulaire pour
certains points de la surface de la terre, il y a éclipse partielle
, pour un grand nombre d'autres points qui sont atteints par la
; pénombre. En effet, ces points ne peuvent plus apercevoir qu'une