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partie du soleil d'autant plus petite qu'ils sont plus voisins du

cône d'ombre.

185. Oondition de possibilité des ëolipses du soleil. — Si le plan de Torbite lunaire se confondait avec le plan de l'écliptique, il y aurait éclipse de soleil à chaque nouvelle lune. Mais, par suite de l'inclinaison des deux plans, il arrive le plus souvent, au moment de la conjonction, que le cône d'ombre passe au-dessus ou au-dessous de la terre ; dans ces conditions, l'é-

' clipse est impossible. Elle a lieu, au contraire, si la latitude est assez faible au moment de la néoménie, c'est-à-dire si la lune est assez près de ses nœuds pour permettre l'immersion de la terre dans les cônes d'ombre et de pénombre. On a calculé qu'il y a certainement éclipse lorsque la latitude de la lune est inférieure à 1» 2k' 10' au moment de la conjonction ; l'éclipsé est impossible si la latitude est supérieure à 1« 32' 2'. Entre ces deux limites, l'éclipsé est incertaine.

186. Différence entre les éclipses de lune et les éclipses de soleil. — 11 y a une différence essentielle entre les éclipses de lune et les éclipses de soleil. — Les premières sont visibles de tous les points de la terre pour lesquels la lune est au-dessus de l'horizon ; d'ailleurs, comme le phénomène provient d'une véritable déperdition de lumière, la phase est la même [iour tous les points. Dans les éclipses de soleil, la surface de l'astre est seulement cachée par le disque de la lune. L'effet qui résulte de cette interposition pour un observateur doit donc varier avec les positions respectives de l'observateur, de la lune et du soleil. Le phénomène est produit successivement aux différents points, à mesure que l'ombre et la pénombre de la lune se déplacent à la surface de notre globe.

187. Périodicité des éclipses. — Les anciens désignaient sous le nom de Saro^ une certaine période de 18 ans et 11 jours comprenant 70 éclipses, dont 41 de soleil et 29 de lune. Les éclipses

observées pendant cette période se reproduisent en mènie nombre et à des époques correspondantes pendant la période s\iu vante. C'est ainsi que les anciens étaient arrivés à prédire le retour des éclipses. Aujourd'hui qu'on possède des tables astronomiques très-précises, l'usage de ces sortes de périodes a été abandonné.

On comprend facilement pourquoi les éclipses de soleil sont plus fréquentes que les éclipses de lune. Pour que les premières aient lieu, il suffit que la lune pénètre dans Pintérieur du cône circonscrit au soleil et à la terre entre les deux astres, tandis que les éclipses de lune proviennent de l'immersion de la lune dans le cône, au delà de la terre par rapport au soleil. Or,: les dimensions transversales du cône étant plus grandes dans la première région que dans la deuxième, la première immersion doit se produire plus souvent que la seconde.

Quoiqu'il y ait plus d'éclipsés de soleil que de lune, le second phénomène est plus fréquent que le premier pour un même point de la terre. Cela tient à ce que les éclipses de lune sont visibles à la fois de tous les points pour lesquels la lune est audessus de l'horizon, tandis que les éclipses 4e soleil ne sont vi^ sibles que successivement et seulement pour une partie de l'hémisphère tourné vers le soleil.

Dans une année, il y a au plus 7 éclipses et au moins 2. Lors* qu'il n'y a que 2 éclipses, ce sont des éclipses de soleil.

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