‹ Cosmographie élémentaireChapitre 33 sur 67 · fVLr D · texte numérisé non relu

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le rapport des deux forces est donc

— X k; = r environ.

La marée solaire est donc plus faible que la marée lunaire.

1. Nous Terrons en effet plus loin qae rattraction varie proportion- Bellement à la masse et en raison inverse du carré de la distance.

COSHOORAPHIE E

Les périodes des deux phénomènas n'étant paa les mÈmes, il en résulte que les marées solaires s'ajoutent t,antôt aux maréea lunaires et tantôt les contrarient. L'action définitive est, comme on 1h dit en mécaiiiquB, la résuitanli; des mouvements partiels que chaque force eût imprimée séparément(fig.l2I).

A l'époque des syzygies, les trois astres étant en ligne droite, les deux effets s'ajoutent et l'on a les marées les plus for^ tes ou marées des syzygies. A l'époque des quadratures, les deux as 1res passent au méridien à 6 heu^ res de distance; les deux effets se con- Irarient et l'on a les (ilus faibles marées ou marées des quadratures.

La formule précédente montre que l'aLtion varie en r^sûn inverse du cube de la distance du centre de l'astre au centre de la terre; il n'est donc pas étonnant que les plus fortes marées aient lieu quand le soleil do la terre. Enfin, le calcul indiqua

et la lune sont plus

aussi que Taction combinée des deux astres est d'autant plus intense qu'ils sont plus voisins de Féquateur ; nous savons que l'observation est d'accord avec le résultat du calcul. Dans tous les cas, la marée lunaire l'emportant sur la marée solaire, c'est l'action de la lune qui doit régler le mouvement de la mer.

Le calcul, basé sur le principe de la gravitation universelle, fait donc retrouver toutes les circonstances principales du phénomène des marées.

^ 193. Établissezneiit du port. — Si la terre était entièrement recouverte d'une couche d'eau d'épaisseur constante, les eaux de la mer se soulèveraient suivant les lois que nous avons indiquées ', la mer monterait ou baisserait sur place et les marées ne détermineraient pas des courants capables d'entraîner avec eux les corps flottants. Mais les deux tiers seulement du globe sont recouverts d'eau. Il en résulte que lorsque la mer monte, elle se répand sur les rivages peu inclinés et produit le courant auquel on a donné le nom de flux ou de flot. Le flot se forme au milieu de l'Océan, au moment du, passage de Vastre au méridien, et les ondes qui en résultent se propageant peu à peu vers les côtes déterminent la haute mer dans les ports un certain temps après le passage. Ainsi, pour les ports de France, le maximum ou le minimum des marées composées a lieu 36 heures seulement aprè^ chaque syzygie ou chaque quadrature.

D'un Autre côté, l'approche des terres oppose à la propagation de l'onde une certaine résistance qui varie avec la configuration des côtes et la profondeur de l'eau. Aussi l'heure de la marée n'est-elle pas nécessairement la même pour deux porls situés sous le même méridien. Voilà donc un nouveau retard xonstant pour le même port, mais variable d'un port à l'autre. Ce retard a été calculé pour tous les points importants du littoral; on l'appelle établissement du port. A Brest, la pleine mer a lieu le jour de la syzygie 3^ 46°^ après minuit ou midi ; l'établissement du port est donc 3^46. 11 est de 7^58°» à CherJbourg, de 9*'53°> au Havre et de IPS"» à Dieppe.

Les petites mers, telles que la mer Caspienne, n'ont pas .de marées. La Méditerranée elle-même, qui ne communique avec l'Océan que par un étroit passage, n'offre que de très-faibles oscillations.

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