IV. Le Dictionnaire de Moréri, édit. de
V. Le Dictionnaire de Bayle, article Belle/orest , notes B et C.
VI. Essai d'une bibliothèque historiqne de VAngoumois , par E. Castaigne , bibliothécaire de la ville d'Angoulême, 1847, p. 7; excellent modèle de catalogue raisonné, tiré à 100 exemplaires.
INTRODUCTION
crois Thevet sincère quand il affirme à Henry III, dans son épître dédicatoire, «qu'il n'allègue que ce qu'il a oculairement veu ou entendu de ceux qui sont sur les lieux , » et, frappé de l'exactitude comme de l'abondance des renseignemens qu'il a fournis le premier en langue françoise sur « ceste braue nation russienne touiours de peu vaincue et qui souuentefois a eu le dessus de plusieurs, » il m'a paru que les pages qu'il lui a consacrées dans sa Cosmographie universelle 1 et ses Vrais pourtraits des hommes illustres 2 valoient la
1 Paris, 1575 (et non 1571 comme le veut la Biographie universelle), deux volumes in-folio ornés d'un grand nom Dre de figures.
2 Paris, 1584, 1 vol. in-fol. et Paris, 1670, 8 vol. in-12. On sait qu'on doit , en outre, à Thevet :
I. Les singularitez de la France antarctique , Paris 1556, et Anvers 1558, édition plantinienne.
INTRODUCTION
peine cPêtre détachées du lourd et assez rare in-folio où elles sont ensevelies , et pouvoient servir, au moins comme fragment très-singulier sinon très-authentique, à Tétude d'un passé qui a encore tant de choses à révéler. Pour qui sait voir, la vérité est partout. Interroger les petites choses comme les grandes , c'est sacrifier légitimement aux exigences de notre temps, qui cherche dans l'histoire ce qu'elle dédaignoit peut-être un peu trop autrefois ; mais nous n'avons pas trop à npus plaindre qu'il soit permis aujourd'hui de recueillir, tout à côté de la jouissance de compléter
II. La cosmographie du Levant , Lyon , Jean de Tournes, 1554 et Anvers, J. Eichard, 1556.
III. Un Discours de la bataille de Dreux avec le portraict dHcelle, Paris, 1563.
IV. Et plusieurs cartes dont la plus curieuse est Vunivers réduit en jleur de lys, 1583.
La Bibliothèque impériale possède une quantité de pièces le concernant , dont plus d'une est peut-être inédite.
XII INTRODUCTION
ce qu'on sait, celle de mieux apprendre ce qu'on croyoit savoir1. Et, comme le dit supérieurement Saint-Simon \ à qu considère les événemens que racontent les histoires dans leur origine réelle et première, dans leurs degrés , dans leur progrès, il n'y a peut-être aucun livre (après les divins et le grand livre toujours ouvert du spectacle de la nature) qui élève tant à Dieu , qui en nourrisse plus l'admiration continuelle, et qui montre avec plus d'évidence notre néant et nos ténèbres*. J'espère donc ne pas faire fausse
1 ISOCEATE.
Les hommes ont-ils besoin qu'on les entretienne de ce qu'ils savent?