DE LA SECONDE PARTIE
(4 ) [page i2i]. Komos, i. J^ p. 50-58.
(2) [page 429]. Niebufar, HUtoire romaine, traduite par Golbéry, t. I, p. 87 et 88; Droysen, Geséhichte der BUdung des hellenistischen Staatensystei^s^ 18i3, p. 34-34, 567-573, Fr. Cramer, de Studiis qum Veteres ad aiiarum gentium eontulerunt linguas, 4844, p. 2-43.
(3) [page 434 ]. En sanscrit le riz s'appelle trlhi; le colon, karpâsa; le sucre, *sarkara; le nard, nanartha; Yoy. Lasscn, indische Alterthumtknnde, 1. 1, 4843, p. 245, 250, 270, 289, 538. Sur les mots 'sarkara et kanda, d'où vient notre sucre candi (en sdlem. Zuckerkand\ vof. Humbold, Prolegamena de disiributione geographica Plantarum^ 4847, p. 244 : t Confudisse yidentur veteres saccliarum verum cum Tebaschiro Bambusœ, tum quia utraque in arundinihus înveniuntur, lum etiam quia vox sanscradana seharkara^ quie bodie (ul penu schakar et bindosl. schukur) pro saccharo nostro adhibetur, observante Boppio, ex auctoritate Amarasinhas, proprie nil dulce (madu) signiticat, sed qtiicquid hpidosura et arenaceum est, ac vel calculum vesicœ. Verisimile igitur, vocem scharkara initio duntaxat tebaschtrum (s€u:ear mombu) indicasse, posterios in saooharum nostrum humilions arundinis (ikscku^
kandeksehu, kanda) ex siinilitudiiie aspectufl translatam eitse. Vox Bambuste ex mamizi. derivatur; ex kanda voi germanica Zuekerkand^ gallica suere candi. lo tebasehiro agnoscitur Perevum sehir^ b. e. lac, sanacr. kschiram. » Le nom sanscrit du tabascbir est tvakkschffft, lait lire de Técorce des arbres (tvalsch). Yoy. Làssen, «Atd., p^ à7i«274 ; Pott, Kurdisehe Siudien^ dans la Zeiischrijt fur die. K^nde des Morgenlandes^ t. VH, p. 463-4^, etrexcellente dissertation de Car! Ritter, dans Erdkunde von Asien, t. Vl^ seet. 2, i840, p. 232-237.
(4) f page 434]. Ewald, Gesehichte des Volkes Israël, t. I, 4843, p. 332-334; Lassen, indisçhe Alterihumskunde ^ 1. 1, p. 528. Voy. aussi sur les Chaldéens et sur les Kourdes, nommés par Strabon Kyrtiens^ Rœdiger, Zeitschrift fàr die Kunde des ÊÊxtryeniandes ^ t. III, p. 4.
(5) [page 434]. L'ancien pays du Zend, nommé Bordj, nombril des eaux données par Orwuzdy est situé vers Teiulroit où Textrémilé occidentale des monts Célestes (Tbian-cban) croise presque a angle droit le syslème du Bolor (Belourtàgh), sous le nom de chaîne d'Asferah, au nord du plateau de Famer (Upa-mêrou, pays situé au-dessus du Mérou). Gomp. Bumouf, Commentaire sur le Yaçfia^ tl I, p. 239, et Addit., p. clxxxv, avec Humboldty Asie Centrale y t. I, p. 463; t. Il, p. 46, 377 et 390.
(6) [page 435]. Indications chronologiques, relatives à This^ toire de ri^ypte: 3900 av. J.^., Menés (cette date n*est certainement pas trop reculée et paraît être assez exacte); 3430, commencement de la iv^tlynastie, comprenant les constructeurs de- pyramides, Chephren-Schafra , Cbeops^houfou etMycerinos on Mèttkefa; 2200, invasion des Bycsos, sous la xii* dynastie, à laquelle appartient ikmenemha III, fondateur du premier labyrinthe. Avant Menés (^3900 av. J.-G.), il fout encore supposer un millier d^années et peut-être davantage, pour le développement progressif de cette civilisalion qui était arrivée à sa matu-
rMau inDtMd430 aB# avant notre cpe, al^ dès c^ttè éfi^foe peut-ôlre s'était inmobilisée en ^^tCte. ( Extraits de. iHffé-» rentes lettres adressées h Fauteur p^r-le.professe«r Lepaius, au retour de sa brillante expéditioB en Egypte, mars iêÂê), Voy. aussi dans le spirituel et savant, ûuvrage de BiiMen, j^gyptens Scelle in der WeUgœhkMe, 4835^ i. I, p. U- \ 3, le passage où, distinguant lu commencementê de l'kumanitéj ki commencements des.peuples^ei eaqu^on appelle d'ordinaire VhisioireunwerselUj'ûeouclui ainsi: tOette histoire, rigoureusement parlant, ne peut être que rhLstoire de
rhumaniténotft;e//^^ ou rtiistoire nouvelle de notrç race, en supposant qu*il puisse y avoir une histoire de ces mystérieuses origines. • — La conscience (lîstoriqUé et là chronologie régulière des Chinois remontent à Z400 ans, ou mêmeii 2700 ans avant notre ère, c'est-à-dire bien au delà de Joiî et jusqu'à Hoang-tl. On possède beaucoup de n^onuments littéraires di| xm* siècle avant notre ère, et ce fut pendant le xii^ que Tscheou- Kpung, d'après le livre du Tseheou-li, naesur^^ la longMeyr de Fombre du aoleil au solstice, dans la ville de Lo-yang, bâtie au sud du fleuve Juune, avec une telle précision que Laplace a trouvé cette longueur d'accord avec la théorie du changement d'obliquité de i'écliptique, qui fut établie pour la première fois à la (in du derniçr siècle. Devant un pareil témoignage, il n'est plus permis de soupçonner qu'on ait antidaté des faits postérieurs. Voy. lîldouard Biot, Constitution politique d^ ia Chine au xii* siMe avant noire ère^ 4845, p. 3 et 9. La fondation de Tyr et de Tancien temple de Melkartb (roerouk tyri^Q) doit, d'après le calcul présenté à Héjrodote par les pré^ très ,(L H, c. 44), rementer à. 2760 avant notre ère. Voy. Heeren, de la Politique et du Q^merae des peupies de Vniâr tiquité^ K, lli p. f 2, de la tr^duct. fraiiç« Simplicins estiaie,d'apiès un lénH>|gnage de Porphyre, que tes^bservattpD&a^tronooiiqiieiidei Bj^bylonieps, qui étaient CQMnuesd'Aristote^dateiit de l'an 4903 ayant Alexandre le Grand, et Ideler, qui a apporté dans Tétude de la chronptogie tant de pénétratian et <le pcofo«deHr, regarde
ccHo emijcciuro oomim* fi'élaiU nullemetil invraisemblable. Voy. son Handuck der Chr^nalogtB, t. I, p. 207; les Mimoiten ée rAeadémi& de BerUn, année 184 4, p. 247, et Boeckli, t^etra»' hgische Uniersuekungen ueber diê Masse desÀUerihums^i 838, p. 36. — On ne peul encore résoudre la question de savoir si, dftiisriude, lacerlitUde bbtorique commence plus de -1200 ans avant notre ère. La chronique de Kachtnir (Radjataramgini, trad. en franc, par Troyer» Parts^ 4840), laisse elle-même subsister des doutes, tandis que Mëgaslbène, dans ses Indica (édit. de Scbwanbéck^ 4846, p. 50), compte, pour 453 rois de la dynastie de Magadha, depuis Maopu jusqu'à Tcbaudragoupta, 60 et m$me6l siècles, et que llastronome Âryabhatta fait reculer rère iodienve jusqu'à Tan 34 Oi av. i.r€. Voy. Lassen, indische AUertkumskunde^ t. I, p. 473, 505, 507 et 540. — Afin de miei|\ faire sentir <]vielle haute portée les chiffres rassemblés dans cette note ont peur Thistoire de la ci^riHsatien 4>i|maine, noua rappelleroBs que, chez les {jrecs, on place, ordinairement la ruine de Troie à ran^484, Homèse vers Tan 400a ou 950, rhistorien Cadmua de Milet vers o24 ans avAnt notre ère. Ce rapprochement montre a quels longs intervalles et avec qneUe irrégularité est né, chez les peuples les plue susceptibles de culturci le besoin de noter d'une manière exacte les faits et les grandes entreprises, et nous remet involQQtaii^mei^t en mémoire les paroles que Platon, dans le Timée (p. 22 B), fait dire aux prêtres de Sais: f 0 Selon, Soloal . vpus aiitrfs Qf ||pfi^, vous restea tonjpurs desenfaut&i; il n')[.a pas up. vieillard ei^ Grèoa, yipts (me;» Stont toujours jeunes^ vq^s p'ave^ en vous.^gcMQe notion de ranliquit^, aucune vieille croyance, aucune science que le temps i^ii bknchie. »,
(7) [page 435). Voy. Cosmof^ t. 1, p. 94 et 474.
(8) (page 4351. Guillaume de numboldl, Werke, l. î, p. 73.
(^)\^9^\^^]. CoêmoSyX. I, p. 340 et 389. Asie centrale, t. JU, ï^. 24 et 4 43. -
(\ù) [page 440]. Platon, Fhédon, c. 58 ^p. 409 B). Gômp. Hérodote, 1. Il, c. 24 . Cléomède creusait aussi la sarfaoe de la terre k la partie centrale, pour y faire tenir la mer Méditerranée. Voy. Voss, kritisehe Bleetler, 4828, t. il, p. 444 et 45Q.
(4 4) {page 441]. ïttï développé cette idée pour la premi^ fois dans h Relation historique du Voyage aux régions équinoxiales^X. IH, p. 236, et dans VExatnen critique de Phittoirede la Géographie^X. I, p. 36-38. Voy. aussi Otfried MuUer, dans les Gœttingische gelehrte Anseigen, 4838, 1. 4, p. 375. Le bassin le plus occidental, qu'on appelle d'une manière-fénérale le bassin de la mer Tyrriiénienne , se compose , d'après Slrabon, des mers -d'Ibérie, de Ligurie et de Sardaigne; le bassin des Syrtes , à l'est de la Sicile , comprend la mer d'Âosonie ou de Sicile, la mer de Libye et la mer Ionienne. La partie de la mer Egée, située k I^ouest et au sud , portait les noms de Hier de Crète, mer Saronique et mer de Myrtos. Le remarquable passage du Pseudo-Aristote iie Mundo^ c. 3 (p. 393, édit. de Bekker), a trait uniquement à la forme des côtes de la Méditerranée, arrondies en golfes , et aux effets qu'elles produisent sur Focéan, qui pénètre dans ces sinuosités.
(42) [page 444]. Cosmoê, 1. 1, p. 277 et 533.
(43) [page 442]. Humboldt, Asie centrale, t. I, p. 67. Les deux remarquables passages de Strabon sont les suivants: 4* (1. fl, p. 409) c Polybe dbtingue cinq promontoires, qui forment autant de prolongements h TEnrope; Ératoslhène n'eo compte que trots, dont Fuu, aboutissant vers les colonnes d*Hercule, renferme Tlbérie, tandis que le second, s'étendant vers le détroit de Sicile, se compose de l'Italie , et le troisième, terminé par le cap Malea, embrasse tous les pays situés entre la iner Adriatique, le Pont-Euxln et le Tauaîs. s 2* (k II, p. 426) t Nous commencerons par l'Europe, et parce que celte partie de la terre est celle qui a la forme la plus variée , et parce que
son climat est le plus favorable à la civilisation et k la dignité morale des citoyens. L'Europe est partout habitée, excepté dans quelques contrées situées sur les bords du Tanaîs et désertes à cause de Pexcès du froid. »
(\ i) [page \Â3\. Voy. llkert, Géographie der Griechen vnd Hamerj ^'■•part., sect.2, p. 345-348, et 2* part., secl. 4, p. ^94; Jean de Muller, Werke, t. I, p. 38; Humboldt, Examen critique j etc., t. 1, p. ^12 et Hl ; Olfried Muller, Minyer^ p. 6 1, et dans les Gœttingiscfie gelehrte Anzeigen, ^838, 1. 1, p. 372 et 383, où faisant de mes idées sur la géographie mythique des Grecs une critique , a laquelle je ne puis reprocher d'ailleurs qu'nn excès de bienveillance , il a cependant marqué son désaccord. Voici dans quel sens je m*étais expiinié : c En soulevant des questions qui offriraient déjà de Timportance dans rintérôt des études philologiques, je n'ai pu gagner sur moi de pr4sser entièrement sous silence ce qui appartient moins à la descriplion du monde réel qu'au cycle de la géographie mythique. Il en est de l'espace comme du temps : on ne saurait traiter l'hibtoire sous un point de vue philosophique, en ensevelissant dans un oubli absolu les temps héroïques. Les mythes des peuples , m^lés à l'histoire et à hi géographie , n'appartiennent pas en entier au monde idéal. Si le vague est un de leurs traits distinctifs, si le symbole y couvre la réalité d'un voile plus ou moins épais, les mythes, intimement liés entre eux, n'en révèlent pas moins la souche antique des premiers aperçus de cosmographie et de physique. Les faits de l'histoire et de la géographie primitives ne sont pas seulement d'ingénieuses lictions; les opinions qu'on s'est formées sur le mode réel s'y reflètent, t Le grand antiquaire , dont la perte prématurée a été douloureusement sentie dans tout le domaine des études greciues, creusé par lui a une si grande profondeur et dans des directions diverses, croit au contraire qu'il ne faut nullement, ainsi qu'on se le ligure surtout pour les légendes maritimes des Phéniciens, rapporter à des expériences réelles, ((ue la crédulité et l'amour du mer-
yeilleux auraient révolues d une forme fabuleuse , la majeure partie des récits sur la configuration de la terre, telle qu'elle est représentée dans la poésie grecque. Selon lui, ces images auraient leur véritable source dans des hypothèses que le sentiment suggéra à l'intelligence et qui ne reçurent que plus tard et peu à peu rinfluence des connaissances positives ; d'où il résulte que des créations purement subjectives, auxquelles Timagination fut conduite par certaines idées, se lièrent presque insensiblement aux contrées réelles et aux objets clairement connus de la géographie scientiGque. On peut conclure de ces considérations que toutes les images mythiques, ou qui se produisent du moins sous des formes mythiques, appartiennent proprement au monde des idées et n'eurent rien de commun, dans Torigine, avec l'agrandissement de la connaissance de la terre et le progrès de la navigation au delà des colonnes d*Hercule. Les premières vues d'Otfried Muller étaient plus d'accord avec mon sentiment : il disait, en effet, expressément dans les Prolegomenen zu einer wissenschaftlichen Mythologie (p. 68 et 409) que dans les légendes mythiques la science et l'imagination, le réel et Timaginuire spnt le plus souvent étroitement unis l'un à Tautre. On peut voir aussi, au sujet de TÂllantide et delà Lyctonie, T. H. Martin, Études sur ie Tintée de Platon^ t. I, p. 293-326.
(45) [page 444]. NaxoSy par Ernest Curtius, 4846, p. \\; Droysen, Geschichte der Bildung des hellenistischen Staaten- Systems, 484:t, p. 4-9.
(46) (page 4 4^]. Léopold de Bueh, ueberdie geognostisûkeu Système von Deutsohland^ p. xi; Humboldt, Asie centrale y t. I, p. 284-286.
(H) [pn^e 4 45]. Cosmos, t. !, p. 563 et 564.
(18) (page 447|. Tout ce qui a rapport a la chronologie ou h l'histoire de TLgypte et se trouve compris dans le texte entre
gQÎlleinets , depuis la page \ 46 jusqu*à la page 150 , est tiré de comrouaications manuscrites qui m'ont été faites, au mois de mars -1846, par mon ami le professeur Lepsius.
{i^\ (page 4 47 1. Je place, avec Qtfried Muller {fJorierj 2' part., p. 496), Tinvasion dorienne dans le Péloponèse 328 ans avant la première Olympiade.
(20) [page 447]. Tadte, Annales, I. Il, c. 59. Champollion a trouvé dans le papyrus de Sallier, oîi sont racontées les campagnes de Sésostris, le nom des Javans ou Youni et celui des Luki (peut-être les Ioniens et les Lyciens). Voy. Bunsen, /Egyptens Stelky etc., I. I, p. 60.
(24) [page 449]. Voy. Hérodote, 1. H, c. 402 et 103; Diodore de Sicile, I. I, c. 55 et 56. Hérodote (II, 406) cite expressément trois des stèles que Ramsës-Mêiamoun établit, pour conserver le souvenir de ses victoires, dans les pays qu'il avait paroourus : • Ijne dans la Palestine de Syrie et deux dans Tlonie, sur le chemin d'éphèse k Phocée et sur celui de Sardes h Smyrne. • Or, on a trouvé en Syrie, sur un rocher situé au berd du Lycus, non loin de Beirouth (Berytus), un bas-relief qui porte plusieurs fois le nom de Ramsès, et un autre plus grossier dans la vallée de Rarabel, près de Nymphio, sur la route qui, selon Lepsius, conduisait d'éphèse i Phocée. Voy. Lepsius, dans les Annali deW Insêituto archeologieo , t. X, <838, p. 42, et une lettre du même, écrite de Smyrne au mois de décembre 1845 et insérée dans VarchœohgischeZeitunÇy 4 846, nM I , p. 271 -2H0, et Kiepert, ibid.^ 4843, n^'S, p. 35. Quant à savoir si lo conquérant pénétra jusque dans la Perse et Flnde en deçà du Gange, ce que Heeren hésite i croire (Manuel de Vhistoire ancienve, traduit par Thurot, 4836, p. 72), • parce qu% cette époque la partie occidentale de TAsie ne contenait pas encore d^empire puissant » (on ne place pas en eiïet la fondation de Ninivc au delà de Tan 4230 av. J.-€.), c'est nne question que ne peuvent manquer de tran-
cher nn jour les archéologues et les linguistes , dont les décou* vertes se succèdent si rapidement. Strabon (1. XYI, p. 769) cite un monument de Sésostris , situé près du détroit de Deire , aujourd'hui Bab-el-Mandeb. Il est d'ailleurs très-vraisemblable que déjà dans Vancieti Empire , plus de 900 ans avant Ramsès- Meiamoun, les rois égyptiens avaient fait de semblables expéditions en Asie. Ce fut sous le second successeur de Ramsès- Meiamoun , sous Sétos H , de la xix* dynastie , que Moïse sortit de régypte. D'après les recherches de Lepsius, ce fait se passait environ 4300 ans avant notre ère.
(22) [page 450]. D'après Aristote, Strabon et Pline, mais non d'après Hérodote. Voy. I.etronne, dans la Revue des deux Mondes y 4844 , t. XXVll, p. 249, etDroysen, Bildung des hellenist, Staalensy stems, p. 735.
(23) [page 450]. A TaUtorité de Rcnnell, de Heeren et de Sprengel, qui admettent la circumnavigation de la Libye, il fout ajouter celle d'un philologue consommé, Etienne Quatremère; voy. Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XV, 2* part., 4845. p. 380-388. L'argument le plus solide à Tappui du rédt d'Hcrodote me paraît être cette observation qu'Hérodote se refuse à croire vraie, pour sa part (I. IV, c. 42), t que les navigateurs, en faisant le tour de la Libye, de l'est à l'ouest, avaient le soleil k leur droite ; i dans la Méditerranée, en allant de même de l'est à l'ouest , c'est-à-dire de Tyr à Gadeira , le soleil à midi était toujours à gauche. H Taut admettre du reste que, même avant Neko, on connaissait en Egypte la possibilité de faire sans obstacle le tour de l'Afrique, puisque, dans Hérodote, ^eko dit nettement aux Phéniciens • qu'ils 4evaient revenir en Egypte k travers les colonnes d'Hercule. § Il reste toujours singulier que Strabon, après avoir discuté longuement la tentative de circumnavigation faite sous Cléopâtre par Budoxe de G)zique, et mentionné les débris du vaisseau équipé à Gadeira , qui furent trouvés sur les côtes de l'Ethiopie, ne voie dans les entreprises
aniérieurcs que des fables Bergéennes (1. II, p. 98 et fOO). Gela De TempCche pas cependant de reconnaître la possibilité de la circumnavigation et d'affirmer même qu*il ne reste, tant à l'f^t qu'à l'ouest, qu'une tràs-petite partie du littoral à côtoyer (1. 1, p. 5). Slrabon n'était en aucune façon partisan de la singulière hypothèse, mise en avant par Hipparque et Maiin de Tyr, d*après laquelle les côtes orientales de TAfrique se rattachaient à Textrémité sud-est dePAsie, de manière que l'ocënn Indien devenait une mer mcditerranée. Voy. Humboldt, Examen critique, etc., t. I, p. 439-I42/U5, 461 et 229; t. Il, p. 370- 373. Strabon cite Hérodote, mais sans nommer Ncko , dont il confond Texpédilion avec celle dans laquelle les vaisseaux de Darius liront le tour de la Pei^ méridionale et de toute PArabie (Hérodote, I. IV, c. 44); si bien que Gossellin a voulu , sans autorisation suffisante^ substituer dans le texte le nom de Neko à celui de Darius. Comme pendant à la tête de cheval qui ornait le vaisseau de Gadeira, et qu'Eudoxe montra, dit-on, en Egypte sur une place publique, on peut citer les débris d*un autre vaisseau qui naviguait dans la mer Rouge , et fut poussé par des courants occidentaux sur les côtes de Tile de Crète, suivant le récit d'un historien arabe très-digne de foi, Masoudi dans le Moroudj'-al^dzekeb* Voy. Quatremère, dans le Mémoire indiqué plus haut, p. 389, et Reinaud, Relation des voyages dans Vlnde^ 4845, t^ I, p. xvi; U II, p. 46.
(24) [page 450]. Diodore, 1. I, c. 67, S ^û; Hérodote, I. Il, c. 154, 178 et 482. Sur la vraisemblance d'un commerce entre rÉgypte et la Grèce , antérieur à Psammitique, voy. les observations ingénieuses de Louis Ross, Hellenica, 1. 1, 4846, p. v et X : « Les temps qui précèdent immédiatement Psammitique furent, dit-il, pour les deux pays une époque de déchirements intérieurs, qui devaient nécessairement amener un ralentissèment et une interruption partielle dans les relations commerciales. »
(25) [pagft 4 54 1. B<Bckh, metrohgisehe Untersuchungen ueber
Gewichtey Mtinzfùêse und Masse des AUerihums in> ihtsm Zusammenhang, |8d8, p. ^2 et 273.
(26) [page 452]. Voy. les passages recueillis par Otfried Mul- 1er, Minyefy p. H 5, Dorier, \^ part., p. -129, et par J. Frani, Elementa Epigraphices GrœccBy 4840, p. .43, 32 et 34.
(27) (page 452]. Lepsius dans sa dissertation, u^er die Anordnung und Verwandschaft des Semitischen, Indischen^ Àlt-Persischen^ AU-^gyptischen und jEthiopischen Alphabets^ 4S3G, p. 23-28 et 57; Gesenius, Scripturœ Phceniciœ Monumentaj 4837, p. 47.
(28) (page 454f. Strabon, I. XVl, p. 757.
(29) [page 454 j. Il est piui facile de détermiaer la position àiïPays de ^'JE'fdtn (la Bretagne et les îles de Scilly) que celle des têtes de V Ambre, Il me paraît au moins très-invraisemblable de dériver lé vieut mot grec xa<y9tTC()oç, répandu déjà au temps d'Homère, d'un mont Cassius^ ridie en élain et situé dans la partie sud-ouest de FEspagne, qu'Avienus, très-familier a?ec cette contrée, place entre Gaddir et Tembouchure d'une petite rifière méridionale « nommée Iberus. Voy. Ukert, Géographie der Griechtn Und Hœrâer, 2* part., sect. 4, p. 479. Kasslteros est le vieux mot sanscrit Kastira. L'étain (en islandais, en danois et en anglais tin, en allemand Zinn, en suédois tenn) s'appelle dans les langues malaise et javanaise timah^ concordance de sou, qui rappelle celle du vieux mot germain glessum, nom du suocin transparent, avec le mot allemand moderne Glas (verre). Les déiiohii nations de marchandises et d'articles de commerce (?oy. plus haut, p. 434 et note 3) passent de peuple en peuple jusque dans les familles de langues les plus différentes. C'est par le commerce qui unissait les factoreries des JPhénicienà, dans le golfe Persique, avec la côte orientale de l'Inde, que le mot sanscrit kustiruy qui désignait un produit si utile de la Péninsule orientale de riode , et se retrouve eocot^ ati()ourd- iiiti dàiis l'ua
des anciens idiomes araméens, dans Tarabe, sous la forme kasdiff a pu parvenir à la connaisrance des Grecs, avanl môme que Ton eût visité Albion et les Gassitérides britanniques. Voy. Guillaume de SchlegaU indiiche Bibliothek^ t. Il , p. 393; fienrey, Indien^ p. 307;.Pott, elymologi&che Forschungen^ 2« part., p. 414; Lassen, indische Alterihumskunde, t. I, p.^ 239. Un nom devient souvent un monument historique, et la reciiercbe des étymologies, l'analyse philologique, bien que raillée par les ignorants, n*en porte pas moins ses fruits. Les anciens connaissaient aussi l'étain que recueillaient les Artabres et les Gailœci dans la partie nord-ouest de ribérie , et qui se trouvait plusk proximité que les Gassitérides (les OEstrymnides d'Avienus), pour les navigateurs qui s'aventuraient hors de la Méditerranée. Voy. Slrabon, 1. 111^ p. 147; Pline, 1. XXXIV, c. 47. Tandis que j'étais dans la Galice , avant mon départ pour les Ganaries , en -1799, on exploitait encore, dans des montagnes de granit^ une mine d'étain très-pauvre. Voy. ma lielation hislorique, 1. 1^ p. 51 et 53. La présence, dans cette contrée, de Tétain, Tun des métaux les plus rares sur notre globe, a quelque importance géognostiquc, à cause de la connexilé qui exista originairement entre la Galice^ la presqu'île de la Bretagne et le comté de Gornouailles.
(30) [page ^54]. Etienne Quatremère , Mémoires de CAcadémie des Inscriptions, t. XV, 2* part., 4845, p. 363-370.
(31) [page 454]. L'opinion émise, il y a déjà longtemps (voy, Heinzens neues Kielisches Magazin, 1787, 2«part., p. 339; Sprengel, Geschichte der geographischen Entdeckungen, 4 792, p. 54 ; Voss, kritische Biœfter, t. Il, p. 392-403), que Tarabre qui arrivait par mer, et plus encore par la voie du commerce intérieur, sur les côtes delà Méditerranée, provenait en entier des côtes ocçidenlales de la Gliersonèse Gimbriquo , rencontre de plus en plus de faveur. Une disserlatiou d'Ukert , insérée dauf U leitschrifl fur die Alterihumswlssenschaft^ 1 838, n^» hz-y^.
p. 425-452, est ce qu'on peut lire a la foîs de plus concluant et de plus ingénieux sur ce sujet. Voy. aussi, du même auteur, Géographie der Griecften und Rœmer, 4832, 2* part., secl. 2, p. 26-36; 1843, 3«part., sect. I , p. 86, 475, 4 82, 320 et 349. L« Massiliens qui , selon Heeren , auraient pénétré après le^ Phénictens jusqu'à la mer Baltique, dépassèrent a peine Teraboucbure du Weser et de l'Elbe. Pline (I. IV, c. 27) place expressément ]'!le Glessaria , nommée aussi Âusti*ania, a fouest du promontoire des Cimbres, dans Pocéan Germanique , et le souvenir de l'expédition doGermanicus indique assez qu'il ne peut t^tre question d'une île de la mer Baltique. Les grands effets du flux et du reflux, qui déposent le succin dans ces œstuaria, où, suivant l'expression de Servius (ad £neid.^ I. XI, v. 627), mare vicissim crescit ac decrescit, ne peuvent aussi se rapporter qu'au littoral compris entre le Helder et la Cbersonèse Cimbrique, et non à la mer Baltique, dans lar|uelle pouvait être située, d'autro part, l'Ile Ballia de Timée. Voy. Pline, I. XXXVII, c. H. Abalus, situé a une journée d'un aestuarium, ne peut donc pas être la Kurische Nelirung. Yoy. aussi, sur le voyage de Pytbéas vers les côtes occidentales du Jutland , et sur le commerce dé Tambre le long des rivages qui s'étendent depuis Skagen jusqu'aux Pays-Bas, Werlauff, Bidrag til den nordiske Ravhandels Historié^ Copenbague, 4835.Ce n'est pas Pline, mais Tacite qui le premier a eu connaissance du glessum, recueilli sur les côtes de la mer Baltique dans le pays des i£styens et des Yenèdes, dont le grand philologue Schaffarik [slnwische AUerthûmer^ \^ part., p. 451- 4 65) n'ose décider s'ils sont de race slave ou germaine. Ce ne M que dans une période plus avancée de l'empire romain que des rapports directs et plus fréquents s'établirent avec ies côtes du Samland, sur la mer Baltique , et avec les iEstyens, grftce k la roule qu'un chevalier romain du temps de Néron avait fait tracer à travers la Pannonie, jusqu'au delà de Camuntum. Voy. Voigt, Gesehichte Preussens, t. I, p. 85. Des monnaies, frappées vraisemblablement avant la lxxxv* olymp., et trouvées tout récemment dans le district de la Netze, lémoiguent des
commuflicatioDs qui existaient entre les côtes de la Prusse et les colonies grecques répandues sur la mer Noire. Yoy. Levessow, Mémoires de r Académie de Her/in, ^833, p. 184-224. A difTcrcntes époques, l'électron déposé sur les côtes ou déterra (Pline, I. XXXVIf , c. a et 67), la pierre du soleil (tel est le nom de Pambre dans Tancien mythe de TÉridanus), a afflué vers le midi par terre et par mer, en partant aussi de contrées fort diverses. L'ambre • que Tou extrayait de la terre, sur Aeux points de la Scy thie, était, en partie du moins, d'une couleur très-foncée. » Aujourd'hui encore on recueille de l'ambre dans TOural, prèsde Knltschedansk, à pen de distance de Kamensk. Voy. Rose, Heise nach dem Uratf t. 1, p. 481, et sir Roderick Murcliison, Geology of Russia, t. 1, p. 366. Le bois fossile dans lequel Tambre est souvent enfermé avait de bonne heure aussi attiré l'attention des anciens. Celte résine, alors si précieuse, fut attribuée tantôt au peuplier noir, selon Scymnus de Chio, v. 396 (p. 3G7,édit. de Letronne), tantôt à un arbre de.la famille des cèdres ou des pins, d'après Milhridate, dans Pline, 1. XXXVII, c. 44. Les nouvelles et excellentes recherches du professeur Gonppert, h Breslau, ont montré que la conjecture du naturaliste romain était la plus juste. Voy., sur Tarbre à succin fossile, débris d'un monde végétal qui n'est plus (Pinilessuccinifer), Cosmos, t. 1, p. 328, et Berendt, organische Reste in Bernstein, 4845, t. 4, sect. 4, 4845, p. 89.
(32) (page 455). Voy., sur leChremetès, Aristote, Meteorologica, 1. I, p. 350, édit. de Bekker , et , sur les points les plus méridionaux dont Hannon fait mention dans son journal de voyage, Humboldt, Relation historique, eiCy t. 1, p. 472, et Examen critique, etc., t. I, p. 3D, 480 et 288; t. 111, p. 435. Comp. Gossellin, Recherches sur la Géogr. systém. des anciens, t. I, p. 94 et 98; Ukert, 4'« part., sect. 4, p. 64-66.
(33) (page -155). Strabon, 1. XVlf, p. 826. La destruction des colonies phénicienne par les Nigrites semble indiquer une situation trcs-rapprocliée du midi, et cet indice est plus sûr que
celui des crocodiles et des éléphants meRtionnés par ilaunou ; car ces animaux se rencontraient autrefois au nord du Sahara, dans la Maurusie et dans toute la partie occidentale de TAtlas, ainsi que le prouvent des passages de Strabon, 1. XVII, p. 827; û*ÈV\eu,de ISafuraAnimaLy \.\\l, c. 2; dePliue, V, ^ ^et plusieurs circonstances des guerres entre Rome et Carihage. Voy., sur ce point important de la géographie des animaux , Cuvier , Ossements fossiles, 2^ éà'iU, t. ^, p. TA, et Quatremère, mémoires de CAcad. des InscripL^ t.. XV, 2« part., p. 39^394.
(34) [page ^57), Hérodote, 1. III, c. ^06.
(35) [page ^ 58]* J'ai traité en détail, dans uu autre ouvrage, [Examen critique^ elc.,t.l, p.^30«l39;t.II,p.458el469;(.IIl, p. ^37-140), de ce point souvent contesté, ainsi que des passages de Diodore (I. V, c. ^9 et 20) et du Pseudo-Aristole [Mirab, Auscult.yC. 85, p. ^ 72, édit. de Bekker). La compilation âesMiraO, Auscult, paraît être antérieure à la tin de la première guerre punique, puisque fauteur (c. 105, p. 2M) cile la Sardaigne comme étaut au pouvoir des Carthaginois. Il est remarquable aussi que Tîle aux forôts épaisses, dont il est question dans ce livre, est représentée comme inhabitée. Or, les Gouancbes peuplaient tout le groupe des îles Canaries; mais, en réalité, ils n'habitaient pas nie de Madère, dans laquelle ni Jean Gonzalves et Tristan Vaz, en ^549, ni, avant eux, Robert Masham et Anna Dorset, ne trouvèrent d'habitants, en supposant que leur robiosonade soit historique. Heeren rapporte la description de Diodore a rîle de Madère seule; cependant il croit reconnaître, dans Festus Âvienus, si fiimilier avec les écrits carthaginois (v. 464), la trace des nombreux tremblements de terre du pic de Téné* riffe. Voy. de la Politique et du Commerce des peuples de Vantiqtiité^ t. IV, p. Wk, En s'altachant à Tenserable des rapports géographiques, la description d'Avienus me parait se laj»porter à une contrée située plus au nord, peut ctre mcme dans la mer Crouienoe (mer Glaciale). Voy. Examen aUiquc, etc.,
I. IJU p. V6H. Ammien Mareellin parle aUssi (1. XXII, c. ^5) des sources puoiquies qtib Jdba mit à profit. Sur la queètion de savoir jusqu'à quel point il est vraisemblable que le nom d'tles Canaries (les ï/ev dés rMens^ suivant Pline, qui ne voyait partout que des élyniologies latines) «st d*origine sémitique, voy. Credner, (/ee6tM/5(;A^ Vorsteflungvom Paradiese, àans Illgen's Zeiisehrift far die hiêtoriscke Théologie, t. VI, 4836» p. U6iSa. Le recuil le plus séribux et le plus complet^ bu point de vue littéi^irè, de tout ce qui a été écrit sur les Canaries, depuis les temps les plus aniciens jusqu'au moyen ftge^ est uii travail de Joaquim José da Costa de Macedo, intitulé : Memoria em que iJe prétende provar que os Arabes nâo conhecerâo as Cànarias antes dos Portuguezes^ ^844. Lorsque, b côté de la légende, Thistolre se tait, j'ebtends Tbistoire fondée sur des documents certains et positifs, on en est réduit à un plus ou moins haut degré de vraisetnblance; mais tout nier systématiquement, parce que les témoignages ne sont pas assez précis, ne paraît pas ôtre non plus une applicaliorï heureuse de la critique philologique et historique. Lès nombreux renseignements que nous ont fournis les anciens, et les données exactes de la géographie comparée, en particulier la proximité des anciennes et i.icontestables colonies établies sur les côtes d'Afrique, sont pour moi une raison dé croire que le groupe des Canaries était connu des Phéniciens, des Carthaginois, des Grecs^ des Roniains et pânt-être même des étrusques.
(36) [page ^58|. Voy. les calculs dans ma Relation historique, t. I, p. 140 et 287. Le pic de Téoériffe est à 2« 49' du point le plus voisin de la côte d'Afrique. En prenant comme moyenne, pour la réfraction des rayons , 0,08 ^ le sommet du pic peut être vu d'une hauteur de 202 toises , par conséquent des Montafias
negras, situées près du cap Bojador. Mous sommes arrivé à ce résultat en supposant le pic élevé de ^904 toises. Tout récemment le capitaine Vidai en a trouvé ^940 par le calcul trigonométrique; MM. Coupveut et Dumoulin eu ont trouvé 1900 seule-
meut, à l'aide du baromètre. Yoy. d'Urvilley Voyage au Pâle Sud {Hist.)^ t. \, 1842, p. 3t et 32. Mais Lancerotte, avec son volcan de la Gorona , baiit de 300 toises, et Fortaventura sont beaucoup plus rapprochées des cAtes que Ténériffe. La première de ces îles n'en est distante que de ^"^ i5^ la seconde de ^* 2f.
(37) [page f58]. Ross a rapporté ce fait dans ses Heileniea, t. I, p. XI, seulement comme un ou!-dire. Ne serait-ce pas TefTet d*une illusion? Eu fixant à n04 toises la hauteur de TEtna au-dessus du niveau de la mer (latit. 37* 45^ long. ^2* âV de Paris), à 4236 celle du lieu où est placé l'observateur sur le mont Taygète, près du mont Élie, en évaluant à 65 myriamètres h distance de ces deux pninfs, on arrive h ce résultat que pour apercevoir sur le mont Taygète un rayon lumineux , partant de ^'Etna, il faudrait que cette dernière montagne eût une hauteur de 7612 toises , c'est-a-dire 4 fois et demie la hauteur véritable; si, au contraire, selon la remarque de mon ami le professeur Enrke, on suppose entre TRtna et le Taygète une surface réfléchissante, c'est-k-dire le reflet d'un nuage placé à 34 myriamètres de l'Etna et à 31 myriamètres du Taygète, il suffirait que la surface réfléchissante fût à 286 toises au-dessus du niveau de la mer.
(38) (page 159]. Strabon, 1. XVI, p. 766. D'après Polybe, on pouvait voir, du mont Haemus, le Pont-Kuxin et la mer Adriatique, ce qui semblait déjà ridicule à Strabon (I. Vil, p. 343). Comp. Sc>mnus de Cliio, p. 93, édit. de Letronne.
(39) (page 460]. Sur la synonymie d'Ophir, voy. Humboldt, Examen critique^ etc., t. II, p. 42. Ptolémée cite, 1. VI, c. 7, p. 456, une ville nommée Sapphara comme métropole de TArabie, et I. VII, c. 4 , p. 468, ime contrée aurifère du imm de Supara, dans le golfe de Camboya (Barigazenus sinus, d'après flesychius). Supara signifie , en hindou , beau rivage. Voy. Lassen Dissert, de Taprobane, p. 1 8, eiindische AUerthumskunde^t I
p. ^06 ; Keil^ uebitr die Hiram-Salamonisehe Schiffahrt nach Ophirund Tarsis,.^. 40-45.
(40) [page -160]. Sur la questi&n de savoir si les vaisseaui de Tarsis étaient ceux qui faisaient le voyage de rocéan, ou si, coBtrairenient il Tavi^de Micbaelis, ils empruntaient leur nom à la ville phénicienne de Tarse en ^ilieie, voy. Keil, ibid,^ p. 7, ^5-22 et 7^-84.
(44) [page 460]. Gesenius, The^urus linguœ hebr., t. 1, p. 444, et dans Vtncyclop. de Ersch et Gruber^ 4« part., sect. 3, p. 401; Lassen, indische Âlterlhumskunde^ t. I, p. 538; Reinaud, Relation des voyages faits par les Arabes dans l'Inde et en Chiney t. 1, 4845, p. xxviii. Le savant Quatremère qui dans une dissertation déjà citée (Mémoires de l'Acad, des inscript. y t. XV, 2* part., 4845, p. 349-402) replace, comme Tavait fait Heeren, la terre d'Ophir sur la côte orientale de TAfrique, explique le mot thuJikiim (lliukkiyyim) non par paon mais ^9x perroquet ou pintade (p. 375). Sur TUe de Sokotora, comp. Bohien, das aile Indien, 2* part., p. 4 39, avec Benfey, Indien^ p. 30-32. La côte de Sorala est décrite par Édrisi (Voy. la traduct. d'Amédée Jaubert, t. 1, p. 67), et plus tard, après le voyage de Gama, par les Portugais, comme une contrée riche en or. Voy. Barros, Dec. I, 1. X, c. 4, p. 375, et Kuib, Geschichte der Endeckungsreisen^ \^ part., 4844, p. 236. J*ai fait remarquer ailleurs qu'Édrisi, au milieu du xii* siècle, parle de Tusage du vif-argent, dans les lavages dor des nègres, comme d'une méthode d'amalgame, introduite depuis longtemps dans cette contrée. Si Ton songe a la confusion fréquente des lettres r et / , on retrouve exactement la côte africaine de SoJ'ala dans la forme Sophara, l'une des dénominations sous lesquelles est désignée la terre d'Ophir, de Saloroon et d'Hiram, dans la traduction des Septante. Ptolémée connaît aussi, comme je Tai dit déjà (note 39), une contrée nommée Sappharaen Arahie ( Ritter, Erdkunde von Asien, i. Vlll, sect. 4 , 4 846, p. 252), et une autre
dans rinda, nommée Supara. C'est ^ue, par un effet qui s^ produit encore de nos jours dans .les parties de l*Amérique oè l'on parle l'anglais et l'espagnol , les cAtes situées à Topposite ou dans le voisinage de l'Inde avaient reçu, comme on reflet de la mère patrie, les dénominations expressives du sanscrit. Ainsi, ce que Ton appelait le commerce d*Ophîr, pouvait, selon mot, comprendre autant d'espace qu'en parcouraient les vaisseaui qui faisaient le voyage de Tartessus et touchaient a Cyrène et à Cartbage, a Gadeira et à Cerne, ou ceux qui , se rendant aux Cassitérides, longeaient les rivages des Artabres, de la Bretagne et de la Chersonèse Cimbrique, a l'est. Toujours y a-t-il lieu de s'étonner que l'encens, les épiées, la soie elles étoffes de colon ne soient pas nominés parmi les marchandises d'Ophir avec l'ivoire, les singes et les paons. Les paons sont exclusivement d'origine indienne^ s'ils sont souvent appelés par les Grecs, oiseaux de Perse ou de Médie, cela tient b ce qu'ils se propagèrent insensiblement vers l'ouest. Les Samiens qui voyaient des paons nourris dans les temples de lunou par les prêtres, les croyaient, sans plus de raison, originaires de Snmos. On a voulu aussi conclure d'un passage d'Knstathe, sur le culte rendu aux paons en Libye ( Comment, in liiad., t. IV, p. 225, édit. de Leip«ick, ^827), que ces oiseaux appartenaient à l'Afrique.
(42) [page 46^ ]. Voy. sur Ophir et le mont Sopora, « que la flotte de Salomon ne put atteindre en moins de trois ans, t Colomb, dans Navarrete, Viages y Descubrimientos que hiriéron los EspanoleSy 1. 1, p. 4 03. Ailleurs, le grand navigateur dit, toujours dans l'espérance d'atteindre la terre d'Ophir : • L'or d'Opliir a une vertu souveraine dont on ne saurait donner l'idée. Celui qui en est possesseur peut faire ce qu'il veut dans ce monde; il est en élat de faire passer les âmes du purgatoire daus le paradis (llega i que echa las animas al paraiso). r Voy. €ar/a del almirante escrit^t en la Jamaica 4 503, dans Navarrete, 1. 1, p. 30^. Comp. HumboMt, Examen critique, t. î, p. 70 et 409; t. Il,
p. 38-44 , et sur la durée dn voya^je de Tarschich, Keil, ueber die Htram-Salamonische Schiffahrt^ etc., p. ^06.
(43) [page •« 61). Clésias de Cnide, Op&pu^ reUquim^ ëdit. de F. Ba;hr, 4824, c. 4 et 42, p. 248, 274 el 300. Quant aux indications que le médecin de la cour de Perse puisa aux sources locales, et qui, par ce motif, sont dignes de considération, elles se rapportent aux contrées septentrionales de Tlnde, d*où partait l'or des Daradas, pour se rendre, après beaucoup de détours, à Abhira, a Tembouchure de Tlndus et a la côte de Malabar. Voy. Humboldt, Asie centrale, 1. 1, p. 457, el Lassen, indische Aller thumskunde^ t. I, p. 5. Le récit roeiT0llleux que fait Ctësias d'une source située dans Klnde et au fond de laquelle on trouvait du fer et du fer très-malléable, après que Tor liquide s'était écoulé, ne cacberait-il pas en réalité une usine? L'éclat du fer fondu le faisait preqdre pour de l'or, et lorsque la couleur jaune avait disparu par l'effet du refroidissement, on retrouvait le fer noir.
(44) [page ^62]. Pseudo-Âristote, tjiirafi. autiCuU.^ c. ^9 et ^ ^ ^ , p. 1 75 et 225, édit de Bekker.
(45) [page 462]. Otfried Muller, die Etrusker, sect. 2, p. 250.
(46) [page 463]. Si autrefois, en Allemagne, on répétait, d'après le Père Angelô Corlenovis, que le tombeau du héros de Clusium, Lars Porsena, orné, suivant le récit de Varron, d'un chapiteau d'airain et de chaînes pendantes également en airain, était un condensateur d'électricité atmosphérique, ou une espèce de paratonnerre,, comme Michaelis Ta conjecturé aussi des tiges métalliques placées sur le temple de Salomon, cette idée se répandit dans un temps ob l'on attribuait volontiers aux anciens peuples les restes d'une physique primitive révélée, qui n'aurait pas tardé a s'obscurcir. L'indication la plus importante sur le rapport, facile d'ailleurs à découvrir, entre la foudre et les métaux conducteurs, me paraît être encore celle que donne
Ctéms dans ses Indiea (c. 4f p. 248, édit de Bœhr) : t 11 a eu, dit-U, en sa possession, deux épées de fer , présents du roi Artaxercès Mnémon et de sa mère Parysatis, qui lldiées en terre détournaient les nuages, la grêle et les éolalrs ; il en a vu Teffet lui-même, en assistant à deux expériences faites devant lui par le roi. i — L'attention religieuse que donnaient les Toscans aux phénomènes météorologiques et à tout ce qui s'écartait du coure ordinaire de la nature, rend très-regrettable la perte de tous les livres/tf/^t^rottâ;. Sans^ucun doute, Tapparition des grandes comètes, la chute des pierres météoriques et les pluies d'éioiles filantes y étaient notées, aussi bien que dans les annales chinoises d'une époque plus reculée, mises a profit par Édouart Biot (Cg' tcUogue des étoiles filantes et des autres météores observés en Chinej 4846).Creuzer (Religions de l'antiquité, t. il, p. 480e( suiv., de la traducl. de M. Guigniaut) a essayé de démontrer comment les conditions naturelles, dans lesquelles se trouvait rétrurie, pouvaient agir sur la direction d'esprit particulière à ses habilaots. 1^ tradition, d'après laquelle Prométhée aurait dégagé la foudre des nuages, rappelle les prétendus efforts des fulgurateurs pour faire descendre le tonnerre. L'opération se bornait a une espèce de conjuration, et vraisemblablement n'était ni plus ni moins efficace que la tête d'âne dépouillée, à l'aide de laquelle, dans les rites de TÉtrurie, on pouvait se préserver des orages.
(47) [page ^63]. Otfried Muller, Etrusker, sect. 2, p. 162- 478. D'après la théorie augurale des étrusques, théorie fort compliquée, on distinguait les éclairs qui étaient des avertissements bénins et que Jupiter envoyait seul, par un acte de sa toute-puissance, des châtiments électriques plus violents, que, d'après la constitution de TOlympe, il ne pouvait infliger qu'après en avoir (iélibéré avec les douze dieux. Yoy. Sénèque, Quœ^t. natur,, 1. II, c. 44.
(48) [page 463]. Joh. Lydus, De Osteutis, ed'id. Hase, p. 18, in pnefat.
(49) [page 464]. Strabon, ]. HI, p. 439. Comp. Guillaume de Huniboldt, ueber die Vrbewohner H%span%ensy\%2\ , p. 423 et 434-436. Récemment M. de Saulcy s'est occupé avec succès de déchiffrer Talphabet ibérien, comme l'ingénieux interprète de récriture cunéiforme y Grotefend, s'est appliqué aux caractères phrygiens , et sir Charles Fellow aux caractères lyciens. Comp. Ross^ Hellenica, 4846, 1. 1, p. xvi.
(50) [page 465]. Yoy. Hérodote, 1. IV, c. 42, et les notes de Schweighaûser, t. HI, p. 398, édit. de Londres, 4830. Comp. Humboldt, Asie centrale, 1. 1, p. 54 et 577.
(54 ) [page 4 66]. Sur Tétymologie vraisemblable du Caspapyrus d'Hécatée (Fragmenta j edid. Rlausen, n® 479), et du Caspatyrus d'Hérodote (1. 111, c. 402 et IV, 44), voy. Humboldt, Asie centrale f t. I, p. 404-404.
(52) [page 4 66]. Psemetek et Aahmès. Voy. plus haut Co5mo5, t. H, p. 450.
(53) [page 4 66). Droysen, Geschichte der Bildung des hellenistischen Staatensy stems, 4843, p. 23.
(54) [page 4 66]. Cosmos, t. II, p. 9.
(55)] [page 4 67]. Vœlker, mythische Géographie der Griechen und RœmeTy 4832, 4" part., p. 4-40; Klausen, ueber die Wanderungen der lo und des Herakles , dans le Rheinisches Muséum de Niebuhr et Brandis, 4829, p. 293-323.
(56). [page 468]. Dans le mythe d'Abaris (Hérod., 1. IV, c. 36), le thaumaturge ne traverse pas les airs sur une flèche, mais il porte une flèche « que Pythagore lui a donnée, pour Taider à surmonter les obstacles d'un long voyage. » (Jamblique, de Vita Pythag., c. 28, p. 494, édit. de Kiessling). Voy. aussi Creuzer, Religions de l'Antiquité j t. Il, p. 266 et suiv., de la n. 32
tradaot. de M. Guigoiaut , avec la note earrespondaale dans les Éc^ircissementa. *^ Sar le chaotre des Arlmaspes , Irialéat de Praçonnëçe, qui disparaU et reparaît plasieura fois» ifoy. Héro« dgte,ï.ïV,c43-l5.
(57) [page ^68). Strabon, I. I, p. 38.
(58) [page H9]. Vraisemblablement la Yallée du Don ou da Kouban. Voy. Humboldt, Asie centrale^ 1. 11, p. ^ 64. Phérécyde dît expressémei^t (frago». 37 ex schot. Apollon., 1. Il, y. ^214) que le Caucase avait brûlé , et que Typhon , pour cette raison, s'était réfugié en Italie ; tradition d'où Klausen, dans la dissertation citée plus haut (p. 298), conclut à un rapport allégorique entre Prométhée, VaUummtf eu feu (^pK«iû<), et la montagne dont chacune des deux premières syllabes éveille Tidée du feu. Bien que la condition géognostique du Caucase, étudiée récemment avec un grand soin par Âbich, et la Maison dont je crois avoir montré ailleurs l'existence entre cette montagne et le Thian-cban volcanique de TAsie centrale (tes monts Célestes), permettent de croire qu'il avait pu se conserver dans les plus anciennes traditions de la race humaine des souvenirs de grai^ds phénomènes volcaniques, il vaut mieux supposer cependant que les Grecs ont été amenés par les hasards de fétymologie à cette hypothèse du Caucase brûlant. Sur Forigine sanscrite du mot Graucasu^ (montagne resplendissante), voy. les opinions de Bohlen et de Burnouf exposées di^as XAsie centrale^ 1. 1, p. 409.
(59) [page 169]. Otfried Muller, Minyer, p. 247, 254 et 274. Homère ne connaissait ni le Phase, ni la Colcbide^ ni les colonnes d'Hercule, mais le Phase est déjk nommé dans Hésiode. Les légendes fabuleuses sur le retour des Argonautes par le Phase, l'océan oriental et la prétendue bifurcation de Pister, ou par le double lac Triton, formé à la suite de Sfccoasses volcaniques , ont une importance singulière pour ]a-«onnaissauce des premiers aperçus sur la conGguratioo des continents. Yoy. Eosamen critiqué, t, I, p. 479; t. III, p. 435^37;
Otfiriod Muller, Minyer^ p. 337. Les réYeries géographiques de PisaDdre , de Timagète et d'Apollonius de Rhode se sont d'ailleurs propagées jusque dans la fin du moyen âge, et sont devenues tani6t des causes de confusion et des obstacles rebutants, tantôt un stimulant pour des découvertes nouvelles. Cette réaction de l'antiquité sur les temps postérieurs, durant lesquels on se laissa plutôt guider par des conjectures que par des observations réelles, a été malbeureusement trop négligée jusqu'ici dans Tbistoire de la géographie. A ee sujet il est bon d* avertir que je ne me propose pas seulement en écrivaat les notes du Cosmos^ d'indiquer V comme moyen d'éclaircir les opinions exprimées 'dans le texte ^ les sources bibliographiques tirées des différentes littératures; j'ai profité de ce que des notes permettent une allure plus libre, pour offrir à la réflexion des matériaux aussi abondants que me l'ont permis mon expérience et de longues études littéraires.
(60) I page 470]. EeceXai fragmenta^ edid. Klausen, p. 39, 92, 98 et 4 4 9. Yoy. aussi, dans VAsie centraUy t. H, p. 4 62-297, mes recherches sur Thistolre de la géographie de la mer Caspienne, depuis Hérodote jusqu'aux Arabes El-lstachri, Edrisi et Ibn-el- Vardi , ainsi que sur la mer d'Aral, la bifurcation de roxus et VAraxe.
(64) (pageno). Cramer, cfe Studiis quœ Veteres adaliarum gentium eontuhrint linguas^ 4 844, p. 8 et 4 7. Les anciens habitants de la Golchide paraissent avoir été identiques avec la race des Laze^ {Lazi, génies Colchoruniy Pline, 1. VI, c. 4 ; AaÇot chez les écrivains byzantins). Yoy. Vater, der Argonautenzug aus den Quellen dargesteUtj 4845, sect. 4, p. 24; sect. 2, p. 45, 57 et 403. On entend encore résonner dans le Caucase les noms des Alains (Alanethi^ pays des Alains), des Ossi et des Asses. D'après les travaux de George Rosen, commencés dans les vallées du Caucase avec une intelligence vraiment philosophique des langues, la langue des Lazes contient des restes de Fancien
idiome de la Golchide. La famille des langues ibérique et grttsieoDe comprend le laze, le géorgien^ le suane et le roingrélien, tous idiomes appartenant à la famille des langues indo-germaniques. La langue des Ossètes est plus rapprochée du gothique que le lithuanien.
(62) [ page 'l 70 ]. Sur la parenté des Scythes ( Scolotes ou Saces)y des Alains, des Goths, des Massagètes et des peuples nommés Youeti par les écrivains chinois, voy. Klaproth dans son commentaire sur le Voyage du comte Poiocki, 1. 1, p. 429, et VAsie centrale, 1. 1, p. 400. Procope dit même très-nettement (de bello Gothico, 1. IV, c. 5, t. II, p. 476, édit. de Bonn) que les Goths avaient d'abord été appelés Scythes. J. Grimm a démontré l'identité des Gètes et des Goths dans sa récente dissertation sur Jornandès, 4846, p. 24 ; Topinion émise en termes afGrmatifs par Niebuhr , dans ses recherches sur les Gètes et les Sarmates (kleine histor. undphilolog. Schriften, 4«' recueil 4828, p. 362, 364 et 395), que les Scythes d*Hérodote appartiennent à la famille des peuplades mongoles, a d'autant moins de vraisemblance, que ces peuplades soumises en partie aux Chinois, en partie aux Hakas ou aux Kkirgizes (XipxU de Ménandre), habitaient encore, au commencement du xiii* siècle, fort avant dans les contrées orientales de 1 Asie , autour du lac Baîkal. Hérodote dislingue d'ailleurs des Scytbes les Argippéens à tête chauve (]. lY, c. 23). Les derniers, s'ils ont le nez plat, ont aussi le menton long, ce qui, ainsi que j*ai pu m'en assurer, n'est nullement un signe caractéristique des Kalmouks ou des autres races mongoles, mais distinguerait plutôt les Ousuns et les Tingling aux cheveux blonds, qui semblent n'être pas sans quelque rapport avec les Germains, et auxquels les écrivains chinois donnent en partage • de longues tôles de cheval. »
(63) [page 470]. Sur le séjour des Arimaspes et le commerce de Tor dans la partie nord-ouest de TAsie, au temps d'Hérodote, Toy. Asie centrale, U I, p. 389^07
(64) [page 4 70]. ik Les EY^erboréens sont un mythe météora^ logique. Le vent des montagnes (B*Oreas) sort des monts Rhipiens. Au delà de ces monts, doit régner un air calme , un climat heureux , comme sur les sommets alpins , dans la partie qui dépasse les nuages. Ce sont la les premiers aperçus d'une physique qui explique la distribution de la chaleur et la différence des climats par les causes locales, par la direction des ?ents qui dominent, par la proximité du soleil^ par l'action d'un principe humide ou salin. La conséquence de ces idées systématiques était une certaine indépendance qu'on supposait entre les climats et la latitude des lieux : aussi le mythe des Hyperboréens, lié par son origine au culte dorien et primitivement boréal d'Apollon, a pu se déplacer du nord vers l'ouest, en suivant Hercule dans ses courses aux sources de Tlster, à Tile d'Érythia et aux jardins des Hespérides. Les Rhipes ou monts Rhipéens sont aussi un nom signiGcatif méiéorohgique. Ce sont les montagnes de Yimpubion ou du souffle glacé (piml), celles d'où se déchaînent les tempêtes boréales. » Asie centrale^ 1. 1, p. 392 et 403.
(65) [page 474 ]. Il existe en Hindoustani, ainsi que l'a déjà remarqué Wilford, deux mois qui peuvent être facilement confondus, et dont Tun, tschiunta, désigne une espèce de fourmi grosse et noire, d'où la petite fourmi, la fourmi ordinaire a pris pour nom le diminutif tscMûnii, ischintiy et dont l'autre, tscMtdy désigne une panthère tachetée, le petit léopard chasseur (Felis jubata Schreb.). L'autre mot, tschitâ est le même que le sanscrit tschitra^ bigarré, tacheté, comme le prouve le nom bengali ischilàbâgh et tschiiibâgh^ de bâghj en sanscrit wydghra, tigre (Buschmann). Dans le Mahabharata (1. II, v. 1 860) on a découvert tout récemment un passage où il est question des fourmis chercheuses d'or : • Wilso invenit mentionem fleri etiam in Indicis litteris bestiarum aurum effodientium, quas, quum terram effodiant, eodem nomine (pipilica) alque formicas Indi nuncupant. o Voy. Journal ofthe Asiat. Soc, 4843, t. VU, p. 443, et comp.
Schwanbeck, édit. des Indica de Mégasthène, jSÂ%, p. 73. J*ai été surpris de voir dans les contrées élevées du Meiique, oii le basalte abonde, des fourmis porter des parcelles de quarti byalin, dont j'ai pu me procurer une certaine quantité, en prenant nn grand nombre de ces fourmis.
(66) [page 475]. Voy. Strabon, 1. III, p. 472 ; BoBckh, jPtndari fragmenta , v« 4 55. — La traversée de Golœus de Samos tombe, d'après Otfried MuUer {Prolégomenen zu einer wissen- Èchaftliehen Mf/thologie)^ dans la xxxi* Olymp. et, d'après les recherches de Letronne {Essai sur les idées oosmographigues qui se rattaeheni au nom d^ Atlas ^ p. 9), Olymp. xxxv, 4 , c'estàndire l'an 640. Cette époque est indépendante de la fondation de Gyrène, qu'OtfHed Muller (A/tny^r, p. 344, et Prolegome" neny etc., p. 63) place entre les Olymp. xxxv et xxxvn, parce qu'au temps de Colœus on ne connaissait pas encore le chemin de Théra vers la Libye. Suivant Zumpt, la fondation de Garthage date de l'an 878, celle de Gadès de Tan 4400 avant J.-G*
(67) [page 475). D'après l'usage des anciens (voy. Strabon, 1. Il, p. 426), je rattache tout le Pont-Euxin, avec le Palus Méotide, au bassin de la mer Intérieure, ainsi que le permettent d'ailleurs des considérations géognostiques et physiques.
(68) [page 476). Hérodote, I. IV, c. 452.
(69) [page 476). Hérodote, 1. I, c. 463. Dans ce passage, la découverte de Tartessus est attribuée aux Phocéens; mais l'entreprise commerciale des Phocéens fut, d'après Ukerl (Géographie der Griechen nnd Rœmer, 4^* part., sect. 4, p. 40), de 70 ans postérieure à Colœus de Samos.
(70) [page 476). D'après un fragment de Phavorinus, les mots wxiflwrfc, et «piv par conséquent , ne sont pas grecs, mais empruntés aux barbares. Voy. Spohn, de liieephori Blemmidœ duohus opusculiSy 4848, p. 23. Mon frère croyait qu'ils se rat-
Uchent aux racines sanscriteB ofha ei ogh. Yoy. Examen critique, t. I, p. 83 6(482.
(74) f page 471]. Ariêtote> de Calo^ 1. II, c. 44, p. 298, édit. de Bekker; MeteoroL, h lî, c. 5, p. 302; comp. Examen cntique, U I, p. 423*130. Sénèque {Natur. Quœst, itt prteàl., §44) ne craint paâ de dire : • Gontemnet curiosus spëctàtdr domicilii (terrœ) angustias. Quantum enim est quod ab Ultimis littorlbus Hispaniœ usque ad Indos jacet? Paucissimotum dierum apatium, si navemBUUs yen tus implevit. i Voj. Examen eritique, t. I, p. 488^
(72) (page 477]. Strabon^ 1. J^ p^ 65 et 11^ p. 448; comp« Examen critique^ 1. 1^ p* 452.
(73) [page 478]. Dans le diaphragme de Dic^arque, qui formait une sorte de ligne équatoriale , le soulèvement suit le Tauras, les chaînes du DemaTcnd et de THindou-kho, le Kouenlun qui borne le Tibet au nord et les montagnes des Nuages^ couvertes d'une neige perpétuelle, dans les provinces chinoises de Sse-tschouan et de Kouang-si. Yoy. mes recherches orographiques sur cette ligne de soulèvement , dans VAsie centrale , 1. 1, p. 404-444, 448-464; t. II, p. 443 et 438.
(74) [page 478]. Strabon, 1. III, p. 4 73. Comp. Examen critique, t. m, p. 98.
(75) [p. 4801. Droysen, Geschichte Alexanders des Grossen^ p. 544, et Geschichte der Bildung des hellenistischen Staaten^ Systems, p. 23-34, 588-592, 748-755.
(76) [page 484 J. Arislote, Politique, 1. VII, c. 7, p. 4327, édit. de Bekker. Voy. aussi 1. III, c. 46, et le remarquable passage d'Éralostbène, dans Strabon, 1. 1, p. 66 II, p. 97.
(77) [page 4 841. SUhr, Aristotelia, 2» part., p. 444.
(78) [page i Si ]. Sainte-Croix, Examen critique des historiens d Alexandre y^, 73^ ; Schlegel, indische Bibliotek^ 1. 1, p. 450.
(79) [ page \ 84 ]. Comp. Schwanbeck, defide Megasthenis et pretio^ dans Tédition qu'il a donnée de cet historien, p. 59-77. Mégasthène visita souvent Palibothra, séjour du roi de Magadba; il était profondément versé dans la chronologie des Hindous et rapporte « comment, k des époques antérieures, Tuniven était revenu trois fois k la liberté, comment trois âges da monde s'étaient accomplis, et comment le quatrième avait commencé de son temps, t Yoy.Lassen, indische Alterthumskunde^ t. I, p. 510. Les idées d'Hésiode sur les quatre âges du monde, qui se rattachent à quatre grandes révolutions des éléments, et embrassent un espace de 48028 années, se retrouvent aussi chez les Mexicains. Voy. Humboldt, Vues des Cordillères et Monuments des peuples indigènes de V Amérique, 1. 11, p. 449-429. L'étude du Rigvéda et du Mahabharata a fourni récemment une preuve remarquable de l'exactitude de Mégasthène. Il sufGt pour s'en assurer de comparer ce qu'il dit sur rOuttara-kourou ou le pays des Bienheureux^ et sur la longévité de ce peuple, situé a l'extrémité septentrionale de l'Inde (vraisemblablement au nord de Kaschmir, dans les environs des monts Belourtagh), en rattachant ce récit, comme devait le faire naturellement un Grec, au mythe des Hyperboréens qui ne vivaient pas moins de mille ans. Voy. Lassen, Zeitichrift fur die Kunde des Morgenlandesy t. II, p. 62. Ctésias, trop longtemps dédaigné , rapporte une légende qui s'accorde avec le récit de Mégasthène (Indica^ c. 8, p. 2^9 et 285, édit. de Bœhr). Ctésias a mentionné, comme des animaux réellement existant, le Martichoras cité par Aristote (Hist. de Animal.^ 1. II, c. 3, S 40, 1. 1, p. 54, édit. de Schneider), les griffons moitié aigles et moitié lions, le Kartazonon d'Élien, enGn un âne sauvage dont le front étiiit armé d'une corne. II ne faut pas raccuser pour cela de les avoir inventés ; ainsi que l'ont remarqué déjk Heeren et Cuvier, il avait vu représentées sur des monuments persans des
formes d'animaux symboliques , et avait pris ces images pour la reproductiOD de moostres qui e»8taient au fond de Flnde. Cependant, comme Ta fait observer M. Guigniaut, avec sa pénétration habituelle y dans les Notes et Éclaircissements qu^il a joints aux Religions de r Antiquité de Greuzer (t. I, 2* part., p. 720), TidentiGcation du Martichoras avec les symboles persépolitains offre de grandes difûeultés.
(80) [page 485]. J'ai débrouillé ces relations orograpbiques dans mon Asie centrale^ t. H, p. 429-434.
(84 ) [page 4 85). Lassen, Zeitschrift fur die Kunde des Morgenlandes^ 1. 1, p. 230.
(82) [page 486). Le pays entre Bamian etOhori. Yoy. Texcellente carte de l' Afghanistan, par Cari Zimmermann, 1842, et comp. Strabon , 1. XV, p. 725 ; Diodore'de Sicile , 1. XVn , c. 82 ; Menn, Meletetn. histor.y 4 839, p. 25 et 31 ; Ritter, ueber Alexanders Feldzuç am Indischen KaukasuSj dans les Mémoires de r Académie de Berlin, 4829, p. 450; Droysen, Bildung des hellenist. Staatensystems ^ p. 644. J'écris Paropanisus avec tous les bons manuscrits de Ptolémée et non Paropamisus, J*ai exposé les raisons de cette préférence dans VAsie centrale^ t 1, p. 444-448. Voy. aussi Lassen, zur Geschichte der Griechisehen und Indoskythischen Koènige^ p. 428.
(83) [page 486]. Strabon, 1. XV, p. 747.
(84) [page 486]. Ârrien, dans ses /ndtca (1. Vil, c. 3) désigne sous le nom de Tcda^ le palmier appelé Borassus flabeUiformis qu'Amarasinha caractérise d'une manière trcs-expressive, en le nommant le Roi des herbes,
(85) [page 486]. Le mot tabaschir est dérivé du mot sanscrit tvak'ksehird, lait d'écorce. Voy. plus haut, p. 476, note 3. Déjà en 4 84 7) dans les additions historiques à fouvrage : de Distributione geographica Planiarum secundum cœti tetnperiem et oltilu^
dinem mantium^ p. 2^ 5» j'ai fait remarquer qu'outre le tabnchir, eitrait du bambou, lea compagnons d'Alexandre ayaient eu ausBÎ connaissance de la féritable canne k sucre des Hindous. Yoy. Strabou, h XY, p. 693; et Periplus maris Erythrmi^ p. 9. Moïse de Cborène, qui vivait au milieu du v* siècle, a le premier décrit en détail la préparation du ^ucre composé airec la moelld du Saccharum officinarum^ dans la province de Chorauo. Yoy. sa Géographie^ p. 364 de Fédit. de Whiston, -1736.
(86) [page 486]. Strabon, 1. XY> p. 694.
(87) [page 487]. Rltter, Erdkutide von Asien^ t. IV, secl. ^, -1 835, p. 437 ; t. Yl, sect. 4 , p. 698 ; Lassen, indische Alterthumh hunde^ 1. 1, p. 317-323. Le passage d'Aristote, HisL de Animai^ 1. Y, c. 47 (t. \, p. 209, cdit. de Schneider), sur le filage d'une grande chenille à corne, se rapporte à Tîle de Cos.
(88] [page 4 87]. De mômô on trouvé Xoxxoç xp«>!^«^^o( dans le Periplus maris Erythrœij p. 5. Gomp. Lassen, indische Alierthumskunde, t. II, p. 346.
(89) [page 487]. Pline, Hist naiur.j 1. ÎYI, c. 59. SurHntroduction en Egypte par les Lagides de plantes rares originaires d*Asie, voy. aussi Pline, 1. XII, c. 31 et 37.
(90) [page 4 88]. Humboldt, de Distribut, geogr. Plantarum^ p. 478:
(91) [page 488]. J'ai eu depuis 1827 de fréquentes communications avec Lassen sur Timportant passage de Pline (1. XII, c. 42 : • Major alia (arbor) porno et suavitate pra^cellentior, quo sapientes Indorum vivunt. Folium alas avium imitatur, longiludine trium cubitorum, latitudine duum. Fructum cortice mittit, admirabilem succi dulcedine ut uno quaternos satiet. Arbori nomen patœ^ porno arienœ. » Yoici les conclusions auxquelles ont abouti les recherches de mon savant ami : • Amarasinba met
Farbre appelé Musa (h banatiier), à la tête de toutes les plantes Dourricières. il cite» entre iMaucoup d'autres noms sanscrits, ceux de varanctbouseha , de bhanùuphala (le fruit du soleil ) et de mokOj d'où est venu le nom arabe mauza* Phala (pala) signifie fruit en général, et c'est par un malentendu qu'on Ta pris pour le nom de la plante. Jamais, en sanscrit, on ne rencontre varana comme nom du bananier sans l'addition de bousehA. Cette forme peut être cependant une abréviation populaire ; varana dans ce cas ferait en grec o6apivft, ce qtii assurément n'est pas bien loin de ariena. • Comp. Lassen, indische Alterthntnskunde j 1. 1, p. 262; Humboldt, Essai politique sur la Nouvelle^Espagney 4 827, t. II, p. 382, et Relation historique, etc. , 1. 1, p. 494 . Prosper Àlpinus et Àbd^Âllatif ont k peu près deviné raffinUé chimique, quieûste entre le nourrissant Amvlum et la substance saccharine, en cherchant k expliquer Torigine du Musa par la canne à sucre et le dattier grefTés sur les racines du Colocasia. Yoy. Abd-Aliatif, Relaiion de l'Egypte^ trad. par Silvestre de âacy, p. 28 et \ 05.
(92) [page 4 88]. Voy., sur cotte époque , Guillaume de Humboldt, ueber die Kawi-Sprache und die Verschiedenheit des menschlichen Sprachbaues^ t. 1, p. ccl et ccut; Droysen, Geschichte Alexander^ des Grossen, p. 547, et hellenistisches Staatensystem^ p. 24.
(93) [page 4881. Dante, Inferno^ canto IV, v. 434.
(94) [page 489]. Voy. dans la Bto^ra^Ate universelle^ t. Il, 4 844, p. 458, les assertions de Cuvier, qu'on regrette de retrouver dans l'édition de 4843, t. II, p. 249, et comp. les Aristotelia de Stahr, 4^* part., p. 45 et 408.
(95) [page 489]. Cuvier, lorsqu'il écrivait sa Vie d'Aristote, a ajouté foi à ce voyage fait en Egypte avec Alexandre, • voyage d'où le Stagirite aurait rapporté à Athènes tous les matériaux de son Histoire des Animaux^ au plus tôt dans la seconde année delà cxii^olymp. t Plus tard, en 4830, le grand naturaliste
abandonna cette opinion, parce qu'il vit; en regardant plus attentivement, • que les descriptions des animaux égyptiens avaient été faites non d'après nature, mais d'après les indications d'Hérodote, t Yoy. Guvier, Histoire des Sciences naturelles, publiée par Magdeleinede Saint-Agy, t. I, \%A\, p. 436.
(96) [page 4 89]. A ces preuves qu'on peut appeler intrinsèques, appartiennent Tisolement complet de la mer Caspienne, représentée comme une mer fermée ; la mention de la grande comète qui apparut sous Tarchonte Nicomachus, olymp. cix, 4, d'après Corsini, et ne doit pas être confondue avec celle que Bogouslawski a nommée tout récemment la comète d'Aristote ; cette dernière fut vue sous l'archonte Astéius, olymp. ci, 4, et est peutêtre identique avec la comète de \ 695 et de \ 843. Yoy. Aristole, MeteoroL, 1. I, c. 6, § 40 (t. I, p. 395, édlt. de Ideler); enfin la mention de l'incendie du temple d'Épbèse et celle d'un arc-enciel formé par la lune, que l'on observa deux fois en cinquante ans. Comp. Schneider ad Aristot. Hist, de AnimalibuSf 1. 1, p. XL, XLii, Giu et cxx ; Ideler, ad Aristot. MeteoroLj 1. 1, p. x ; Humboldt, Asie centrale, t. H, p. 468. On peut aussi reconnaître que VHistoire des Animaux est postérieure aux Meteorologica, d'après cet indice que, dans les Meteorologicà, il est fait allusion à cette Histoire comme à un sujet qui devait suivre prochainement ; voy. MeleoroL, 1. 1, c. 4, S 3, et 1. IV, c. 42, 43,
(97) [page 4 90]. Les cinq espèces d'animaux cités dans le texte, et parmi eux particulièrement l'Hippelaphos ( le cerf-cheval a longue barbe), l'Hippardion, la chameau de la Bactriane, et le buffle sont cités par Cuvier comme autant de preuves que l'Histoire des Animaux fut écrite après la Météorologie. Yoy. Histoire des Sciences naturelles, 1. 1, p. 4 54 . Cuvier distingue dans le lY' vol. de ses Bidmmhles Recherches sur les Ossements fossiles, (4823, p. 40-43 et 502), deux cerfs d'Asie à crinière, qu'il nomme C^triii Hippelaphusei CervusAristotelis. D'abord il avait prisle premier, dont il avait vu à Londres un individu vivant , et dont Diart lui
avait enToyé de Sumatra des peaux et des bois, pour THippelih phos d'Aristote, origioairé d'Aracbosie. Voy. HisL de Animal. ^ L II, c. 2, § 3 et 4, t. 4, p. 43 et 44, édit. de Schueider. Plus tard, une tête de cerf, envoyée de Bengale par DuvauceJ , parut à Guvier, d'après Tensemble de l'organisme qu'elle supposait, mieux d'accord avec la description d'Aristote, et cet animal, qui babite au Bengale dans la montagne de Sylhet, dans le royaume de Népaul et à l'est de Flndus, reçut dès lors le nom de Gervus Aristotelis. S'il est naturel de penser qu'Aristote, dans le chapitre où il traite des animaux à crinière en général, a dû citer à côté du cerf-cheval [Equicervus) le guépard indien ou le tigre chasseur {Felis jubata), il faut, ainsi que le propose Schneider (t. III, p. 66), préférer la leçon ^raip^icv à celle de to Imé^èiw. Cette dernière dénomination s'appliquerait mieux à la girafe , suivant l'opinion exprimée d^a par Pallas (Spicileg. zoolog., fasc. I, p. 4). — Si Aristote avait vu de ses yeux le guépard et ne s'en fût pas tenu a des ouï-dire, comment n'eùt-il pas fait mention des ongles non rétractiles chez un animal du genre chat? Il n'est pas moins surprenant qu'Aristote, toujours si exact, s'il avait eu, eu effet, comme l'afûrme G. de Scblegel, une ménagerie k AUiènes, près de sa démeure, et s'il eût disséqué lui-même l'un des éléphants pris à Arbèle, n'eût pas décrit là petite ouverture placée près des tempes, qui, surtout dans la période du rut, sécrète une matière liquide, exhalant une odeur forte, et à laquelle les poètes indiens font si souvent allusion. Voy. Schlegel, indische Biblioihekj 1. 1, p. ^63-^66. J'insiste sur ce détail, en apparence frivole, parce que l'ouverture dont je viens de parler fut connue pour la première fois par les récits de Mégastbène^ auquel cependant personne ne peut attribuer des connaissances anatomiques. Je né trouve rien dans les différents écrits xoologiques d'Aristote conservés jusqu'à nous, d'où l'on puisse conclure qu'il ail observé des éléphants par lui-même, ni surtout qu'il en ait disséqué. Cependant on ne saurait nier que V Histoire des Animaux y bien que très-vraisemblablement elle ait été achevée avant Pexpédition d'Alexandre dans l'Asie-Mineure, ait pu être corn-
plété^y ainsi que le prétend Stahr {AristoUHa y 2' pari., p. 98), jasqu^à la mort de Tautour (olymp. cuv, 3^ trois ans, par conséquent, après la mort du conquérant; mais oa manque de preuves positiTes sur ce point. Tout ce que nous possédons de la correspondance d'Aristote est apocryphe. Voy. Stahr, \^ part., p. 494-208; 3* part., p. 469-234. Sdineider dit aussi a^ec beaucoup d'assurance (Histor. de Animal.yU I, p. xl) : t Hoc enim tempore certissimum aumere nihi licebit scnptas comitum Alexaodri notitias posfc mortem demum régis fuisse TUlgatas. •
(98) [page 4 90]. J'ai montré ailleurs que, bien que la décomposition du sulfure de mercure par la distillation soit défa décrite par Dioscoride {Mater ia medica^ 1. Y, 4 10, p. 667, éd. Saraceuus), la première description de la distillation d'un liquide se trouve, à propos de Teau de mer d'où Ton tirait de l'eau potabis, dans le commentaire d'Alexandre d^Apbrodisias sur les Metefh rologica d'Aristote, Voy. Humbold, Examen critiftse^ t. U, p. 308-346; Joannis (Pbiloponi) in libr. de Gênerai. Animal,, et Alexandri Aphrodisi» in Meteorolog. Comment.^ Yenet, •i 327, p. 97. Alexandre d'Aphrodisias, le savant commentateur des Meteorologiea d'Aristote, vivait sous Septime-Sévère et Caracslla; et bien que chez lui les appareils de chimie soient nommés xuucà ^p^ava, un passage de Plutarque {de hide et Osiride^ c. 33) prouve que le mot chimie appliqué parles Grecs à l'art des Égyptiens ne vient pas de x^*. Voy. Hœfer , Histoire de la Chimie, 1. 1, p. 91, 495 et 249; t. Il, p. 4 09.
(99) [page 4 90]. Comp. Sainte-Croix, Examen des Historiens d^Alexa$idre,^S^Ù, p. 207, et Cuvier, HisL des Sciences naiurelleSy 1. 1, p. 4 37, avec Schneider ad Aristot. Hist. de Animal., t. 1, p.xLii-XLVi, et Stahr^ Aristotelia, V* pafC., p. 446-148. Si, d'après cela^ les prétendus envois de TÉgypte et de l 'Asie-Mineure sont invraisemblables, d'autre part les derniers travaux du grand anatomiste Jean Huiler prouvent avec quelle merveilleuse délicatesse Aristote disséquait les poissons que lui foai^
nûaaieDt les mera de la Gràoe. Voy. , sur l'adhérenoe des œufs avec l'utérus chex Tune des deui espèces du genre Mustelus qui vivent dans la mer Méditerranée , laquelle possède à Tétat de fétus un placenta amniotique tenaqt au placenta utérin de la mère, la savante dissertation de Jean Muller et ses recherches sur le itùMti Xilp^ d'Aristote, daps les Mémoires de F Académie de Berlin y année ^ 840, p. 492-^97. Et comp. Arislote, Hist. de Mimal,^ L VI, c, 4 0, et «fe Gênerai. AnimaL^ \* 111, c. 8, On peut citer encore, comme preuves du soin estréme qu'Arislote apportait dans ses travaux anatomiqnes, la distinction qu'il a établie entre les différentes espèces de sèches et la dissection minutieuse de ces animaux , la description des dents chex les escargots et des orgdnes d*autres gastéropodes. Comp. Hist. de Animal. ^ l. IV, c. 4 et 4, avec Lebert, dans Muller s Archiv. der PA^ftci/., 4 846, p. 463 et 467. J'ai moi-môme, dès 4797, appelé Tattention des naturalistes sur la forn^e des dents chez les escargots. Voy. Versuche Meber die gereiaie Mutkel''Hnd Ifervenfaeer^ t.I, p. 264.
(400) [page 491 ]. Valère Maxime, 1. VII, c. 2 : a Ut cum rege aut rarissime aut quam jucundissime loqueretur, t Ce mot est d/ailieurs renouvelé d'Ésope, voy. Plutarque, Yie de Solon (t. J, p. 384 de la trad. d'Amyot, 4804).
(4) [page 492]. Aristote, Politica^ 1. I, c. 8, et Ethica ad Eudemum, I. Vil, c. 44.
(2) [page 492]. Strabon, I. XV, p. 690 et 695.
(3) [page 493). Ainsi s'exprime Tbéodecte de Phaselis. Voy. Cosmos, 1. 1, p. 424 et 577. Tout ce qui était au nord fut considéré comme plus rapproché de l'occident, tout ce qui était au midi comme plus proche de Torient. Voy. Vœlker, ueber Home' rische Géographie und Weltkunde^ p. 43 et 87. Le sens vague du mot IndeSy que l'on appliquait alors arbitrairement k certaines conditions de situation géographique, de couleur et de
productions précieuses, contribua à répandre ces hypothèses météorologiques. C'est ainsi que TArabie occidentale, le pays compris entre Ceylan et l'embouchure de Tlndus, TÉthiopie des Troglodytes, et en Afrique, le pays de la myrrhe et de la canelle au sud du cap d'Aromata , tout cela s'appelait également les Indfs. Yoy. Humboldt, Exttmen critique j etc., 1. 11^ p. 35.
(4) [page 4 94]. Lassen, indisehe Alierthumskunde , t. I, p. 369, 372^375, 379 et 389; Ritter, Erdkunde van Asien, t. ÏY, sect. 4 , 4 835 , p, 446,
(5) [page 494]. Il n'est pas possible de déterminer exactement, d'après les degrés de latitude, la propagation géographique des races humaines dans des continents entiers, pas plus que celle des plantes et des animaux. Le fait posé en axiome par Ptolémée (1. I, c. 9) qu'il n'y a pas, au nord du parallèle d'Agisymba, d'éléphants, de rhinocéros ni de nègres, n'est appuyé sur aucun fondement. Voy. Examen critique ^ t. I, p. 39. La doctrine de l'influence générale exercée par le sol el le climat sur les dispositions intellectuelles et sur la moralité des races humaines, resta propre à l'école alexandrine d'Ammonius Saccas, et fut surtout représentée par Longin. (Proclus, Comment, in Timœum , p. 50.) Comp. cependant à une époque fort antérieure, Hippocrate, des Airs, des Eaux et des Lieux, c. 42, t. II, p. 53, édit. deLiltré, Paris, 4840.
(6) [ page 4 94 ]. Yoy. George Gurtius, die Sprachvergleickung in ihrem Ver hœltniss zurclassischen Philologie^ ^SÀ5,i^. 5-7, et Bildung der Tempora und Modi, 4 846, p. 3-9. Yoy. aussi un article de Pott sur la famille des langues indo*germaniques, dans VEncyclopédie de Ersch et Gruber, 2«sect.,48« parL, p. 4-142. On trouve déjà chez Aristole des recherches sur le langage en général, en tant qu'il touche au fondement de la pensée, dans les passages où il développe le lien qui exisie entre les catégories et les relations grammaticales. Yoy. un exposé lumineux de
celte comparaison dans A. Trendelenbourg, hislor.Beiirœge zur PhUosophiéy \%A%^ \^ part., p. 23-32. Voy. aussi Séguier, la Philosophie du langage d'après Aristote^ Paris, ^^36.
(7) [page -195). Les écoles des Orchéniens et des Borsipéniens. Voy. Strabou, K XVI, p. 739. Dans ce passage, a côté des astronomes chakiéens, sont cités distinctement par leurs noms quatre mathématiciens de Ghaldéè. Cette circonstance a d'autant plus d'importance pour Thistoire, que Ptolémée désigne tous les astronomes sous la dénomination générique de Xax^oîoc, comn^e si les obsenrations s'étaient toujours faites-à Babylone collectivement. Voy. Ideler, Handbuch der Chronologie^ t. I, -1 825, p. 498.
(8) [page 495]. Ideler, ibid., 1. 1, p. 202, 206 et 248. Lorsque^ ainsi que le fait Delambre (Histoire de C Astronomie ancienney t. 1, p« 3.08), on s'appuie pour révoquer en doute les observations astronomiques envoyées de Babylone en Grèce par Callistliène, sur ce que «on ne retrouve dans les écrits d'Âristote aucune trace de ces observations faites par la caste sacerdotale de la Chaldée, t on oublie qu'Aristote (de Cœlo, ). 11, c. 42), a Tendroit où il parle d'une occultation de Mars par la lune , que lui-même avait observée, ajoute expressément : « Les Égyptiens et les Babyloniens ont fait^ il y a de longues années^ sur les autres planètes^ des observations semblables, dont ua grand nombre sont venues à notre connaissance. » Sur Tusage vraisemblable de tables astronomiques chez les Chaldéens, voy» Ghasles daps les Comptes rendus de l* Académie des sciences, t. XXUI, 4 846, p. 852-854.
(9) [page 496]. Sénèque, Natur. quœst., 1. Vil, c. 47.
(40) [page 496]. Voy. Strabon, 1. XVI, p. 739, etl. IH, p. 474,
(4 4)1 page 496]. Ces recherches sont de Tannée 4 824. Voy. M. Guigniout, dans ses Notesct Éclaircissements sur les Ae/i^/on^(fe