‹ Cosmos (volume 2)Chapitre 30 sur 36 · II · texte numérisé non relu

II

l'Aniiquili de Crduier^ t. U 3* part., p, 938, Pw? to additiou plus réi^otQs de lietronae, voy, Journmt 4$$ Sav^mk, 4839, p. 338 Qi 402, aiosi que Y4naly$0Cfitifu§ de$ reppéêmlatiom zodiacales en Egypte, 4846, p. 45 et 34. Gomp. Ideler, ueber éhn Drspmng des Tkierkm*es daas les Mémoires de (Aead. des Soienees de BerUn, anaée 4 S38, p. 94 .

(4 2) [page 4 96]. Ce •oai4es magnifiques^ forêts de «èdfes Deodwara (Yof « Cosmos, 1. 1, p. 437), situées sur le eoura supéiieur de ruydaspe (Behout), qui traverse le lac de Walier dans la valiée alpestre de Kasehmir, et éU?ées le plus souvent de 8000 1 44000 pieds au-dessus de la fner, qui oBt fourai les matériaux pour la coDslruclion de la flotte de Néarque. Voy. Burnes, Travels, t. 1, p. 59. D*après les observations du compagnon du prince Waldemar de Prusse , le dooteur Hoffoleister, enlevé malheureusement à la science sur un champ de bataille, le tronc de ces arbres a souvent jusqu'à 40 pieds de circonférence.

(43) [page 497]. Lassen, Pentapolamia ihdica, p. 25, 29, 57-62 et 77, et indiscke AUerihumshunde, i. ï, p*94. Entre le Sarasvati au nord-ouest de Delhi et la roeaiHeuse Drischadvàli, se trouve, d'après le livre de la loi de Manou, Brahma varia, c*est-a-dire une contrée consacrée k Brahma par les dieux mêmes. D'autre part, l'Âryavarta ( le pays des nobles^ des Ariens, embrassait toute la contrée située à l'est de ï'indas, entre TBimalaya et la chaîne du Vindfaya, au sud de laquelle commençait la population primitive non arienne); ici le mot t^arto est pris dans un sens plus large. Le Madbya-i)ésa eu pays du centre, dont j*ai parlé déjà (Cosmos t. 1, p. 45), n'était qu'une partie de l'Aryavarta. Voy. Asie centrale, 1. 1, p. 204, et Lassen, tndiscke AUherthumskunde, 1. 1, p. 5, 40, et 93. Les anciens États libres de l'Inde, les pays des peuples sans rois, maudits par les poètes orthodoxes, étaient situés entre ruydraote et THyphase, c'est* à-dire entre le Béas et le Ravi moderne.

(14) (pafa 197). l^f^pièQd, Indicé, p()id. Sfsh^anb^pk, 4846, p. i7.

(^5]i [p^e 20^). Ypy, plus haut C(Wi»o?, t. II, p. ^45.

H 6) {page 201 ]. Voy. HumboWt, Asie centrale^ 1. 1, p. 448 cl45^-457; 1. 11,^ p. 479.

(47) [ page 204 1. Mifie, 1. VI, €.80.

(48HP&P 202}. Drofteo^ Gesckickie des ketlenisticheu SiaatenspstftnSi p. 747.

(^9) [page 203). Comp. Umvi, indiêehe Àlttrtkutnskunde,

t.^,p. 407, iiBet4i^8.

. . ' • (2Q) [paje 2031, Tjiprpbiine est ime cQrruptîpji^ de T^qciba-

panoi, fo^me pâli q^\ s^ retfQUTQ dans 1^ sanscrit fâmraparoi;

le noja . gr^ est composé ^ la iojjs de )a forme s^pscjritp

(t4robra, t^pro) et de la forn^e pâli. Yoy. Lassen, indisçhff

AUerihUffishîft^dey 1. 1, p. 2Qiyei fii^eft. dfi Taprobane fmulcf

p. 4 9. [.es Lakedives (de fakl^e pour laksçhf^, et dive pour ffwipa,,

ff^tà-^t^ un groupe d'Ilps au aofobre de pent mille) éUi\^\^^

PQDDues de&n^ar|Q3 d'Âlexaiiidrie, aussi \>ïpn que les Maledivqs

(U^ajadiba, c'est-à-d^rg tles de l)Ialabar)^

iV ) ï^^fSf^ ^^4]* ^IfPpalus pe vécut pas, dit-on, avant le règne (de Claude; jfim cela est invraisemblable, s'il est constaté que, môme sous les premiers Lagides„ une grande partie des productions de rinde n'étaient cachetées que sur les marchés arabes. Il est bon de remarquer que la moussop du su<}-ouest était au^i désignée sous le nom d'Uippalus, et qu'une partie de la mer Erythrée ou de Tocéan Indien s^appelait également mer d'Hippalus. Voy. Letronne, /oiif^/ des Sananis^ 1848, p> ^(^5; (^einaud, Relation des voyages dans VIndey 1. 1, p, uuc.

(22) [piV^2^^i: V<^y- (es rechefcl^ de Letrpnne Sjurfe^ tra-

vaux du canal qui joÎDt le Nil et la mer Rouge depuis Neko jusqu'au khalife Omar, duraut un laps de plus de \ 300 ans, dans la Revue des Deux-Mondes^ X. XXYll, ^ 84 1 , p. 2^ 5-235. Yoy. aussi du même auteur, de la Civilisation égyptienne depuis Psamfnitichus jusqu*à la conquête d'Alexandre, ^SÀ^^ p. ^6-^9.

(23) [page 206]. Des observations météorologiques sur les causes indirectes du gonflement, du Nil amenèrent une partie de ceé voyages, parce que Philadelphe, suivant les expressions de Strabon (I. XVII, p. 789), cherchait toujours des distractions nouveHes pour satisfaire sa curiosité et oublier sa faiblesse corporeJle.

(24) (page 206]. Deux inscriptions concernant des chasses, dont Tune surtout rappelle les chasses anx éléphants de Ptoléuiée Pbiladelphe, ont été découvertes et copiées par Lepsius sur les colosses d'Abousimbel (IbsambouI).'Voy. Strabon, 1. XVf, p. 769 et 770; i£lien, de Natura Animui., I. III, c. 34, et XVII, 3^ Athénée, 1. V, p. -196. Bien que Tivoire de Tlnde soit cité dans le Periplus maris Erythrœi comme un article d'exportation de Barygaza, cependant, au rapport dé Cosmas, TÉthiopie envoyait aussi de Tivoire dans la presqu'île occidentale de Tlnde. De tout temps les éléphants ont tendu à se retirer de plus en plus vers le sud, même dans TAfrique orientale. Diaprés le témoignage de Polybe (1. V, c. 84), lorsque des éléphants africains et indiens se trouvaient en présence dans un combat, Taspect, l'odeur et le bruit des éléphants indiens, plus grands et pîus forts, mettaient en déroute les éléphants d'Afrique. Jamais ces dertîiers ne fuient réunis en aussi grand nombi e qiie dans les expéditions d'Asie, où Tchandragoupta en avait rassemblé 9000, le puissant roi des Prasiens 6000, et Akbar 6000 également. Voy. Lassen, indische Alterthumskunde, 1. 1, p. 305-307.

(25) [page 206]. Athénée, I. XIV, p. 654. Comp. Parthey^ dot Alexandrinische Muséum, p. 55 et -1 74 .

(26) [page 207]. La bibliothèque du Brudiium était k plus

andeone; elle fut détruite lors de riocendie de. la. flotte sous Joies César. La bibliothèque de Rhakotis remplissait une partie du Serapéum où eUe était réunie avec le Musée ; la collection de livres de Pergame alla grossir la bibliothèque de Rhakotis, grâce h la libéralité d'Antoine.

(27) [page 207]. Vacherot, Histoire critique de F École d* Alexandrie^ ^846, t. I, p. v et ^03. Que Tlnslitut d'Alexandrie, ainsi que toutes les corporations savantes, ait eu l'inconvénient, à côté des excellents effets produits par le concours des efforts et la réunion de tous les matériaux , d'exercer sur les esprits une influence trop dominante et trop exclusive, c'est un fait que Tantiquilé elle-môme a souvent reconnu. Avant que cette ville , jadis si brillante , devint le théâtre de disputes stérrles sur la théologie chrétienne, Adrien conféra h son précepteur Vestinus la double dignité de grand-prôtre d'Alexandrie (comme on dirait ministre des cultes), et de directeur du Musée ou président de l'Académie. Voy. Letronne, Becherehes pour servir à F histoire de F Egypte pendant la domination des Grecs et des Romains, ^823, p. 25\.

(28) [page 208]. Pries, GescMchte der Philosophie, t. IT, p. 5, et Lehrbuch der Naiurlehre^ Impart., p. 42. Voy. aussi, au sujet de rinfluence que Platon a exercée sur les sciences expérimentales par l'application des mathématiques, Brandis, Geschichte der griechisch-rœmischen Philosophie ^2" part., sect. \ , p. 276.

(29) [page 209].^ Sur les opinions physiques et géognostiques d'Ératosthène, voy. Strabon, I. î, p. 49-56; 1. Il, p. ^08.

(30) [page 209]. Strabon, I. XI, p. 5^9; Agalhém^re, dans les Geogr, grœci minor. d'Hudson, t. H, p. 4. Sur la justesse des grandes vues orographiques d'Éralosthène, voy. Humboldt, Asie centrale, t. 1, p. ^04«^50, ^98, 208-227, 4^3-445, 1. 11, p. 367 et 444-4^35 ; Examen critique, etc., 1. 1, p. 452-454. J'ai nommé a dessein la mesure du degré d'Eratosthène la première

mesure helléoique, parce qu'il n*est pas invraisemblable quelfes Chaldéens aient originairement déterminé la longueur du dêgrj, en prënaiit pour termlà dé eompâraisoii des pas de chanîeaa. Vby. Chasles -, Recherchai sur VAstivnomie indienne et cMai' déenne dans les Comptes rendus de VAcaà, deè Seienets, t. XXni,^846, p. 851.

(3-1 ) [page 2^ 0). La dernière dénomination me paraît la plos juste. Strabon , en efl^et (1. XVI , p. 739), cite, parmi plusieurs autres personnage^ considérables^ un Séleucus de Sëleucie, versé dans la science des astres ; il est probable qu^it s'agit ici de Séleucie sur le Tigre , qui était une vdle de commerce florissante. Il est vrai que Strabon^ après avoir cité, comme ayant observé exactement le flux et le reflux , un Séleucus de Babylone (1. 1, p. 6), mentionne, peut-être par négligence, à propos du même objet, un Séleucus d'Erytbres. Yoy. 1. III, p. -174. Comp. Stobée, Eclogœ physicœ^ p. 440.

(32) [page 2^14]. Idéler, Bandbnch der Chronologie^ 1. 1, p. 2^2fet32d.

(33) [page 1\\ ]. Delambre, Histoire de t Astronomie aneienne, t. I, p. 290.

(34) [page 2^4]. 6oeckb, dans âon PhilolaûSy p. 'I ^ 8, examine la question de savoir si lès Pythagoriciens ont pu connaître de bonne heure, par les sources égyptiennes , la précession des équinoxes, Sous le nom de mouveknent des fixes. Letronae {Observations sur les représentations zodiacales gui nous restent de l'Antiquité^ ^824, p. 63), et Ideler (Handbuch der Chronologie y 1. 1, p. ^92), revendiquent exclusivement cette découverte pour Hipparque.

(35) [page 242]. Ideler, ueber Eudoxus, p. 23.

(36) [page 213]. La planète découverte par Le Verrier.

(37) [page 245]. Voy. plus haut Cosmos^ t. II, p. 428, 434, 437 et 463.

— Bi9 —

(3S) ( page 3^3]. GuiUttdme de Humboldi, Mtar tfte Kawi^ Sprache^ t. î, p. xxxvu.

(39) [page 24^]. Là stlrraCë dé l'empire romain sous Auguste, d'après la drconscription qa*a adoptée Heeren {tfùnuel de l'Histoire Mdienne, t>. 456-469); a été évaluée par Berghaus à uti peu plus de 160000 ttillles géographiques darrés; c'est etivi^ rui) un quart de plus que la mesure proposée, comme très-incertaine, il est vrai, par Gibbon, Histoire de la chute de t Empire romain^ 1. 1, ch. 1, p. 86 et sulv. dans Tédit. de M. Guizot.

(40) t page 2^1 8]. Végèce, de ré militari^ 1. III| c. 6. Comp. Fabricius, Nôtùtio (etnporum Augusti, -1727, p. 208, etËgger^ Examen critique deà Histo^iefiê anciens de la ^iê et du règne d'AugUste^ Paris, ^1844, p. 54 et suiv.

(41) (page 248]^ Icte Iî> y. 374 , dans la oélèbre prédiction qui a commencé, depuis le fils de Colomb, d'être appliquée i la découverte de rÂmérique.

(42) [page 249). Cuvier, Histoire des Sciences naturelles, 1. 1,1844^ p. 342-328.

(43) (page^49)« Yo^i. Liber Ptholemei de t>piieiêsive aspectibus, manuscrit précieut de ta Bibliothèque nationale de Paris, a® 7340 , que j'ai compulsé à Toocasion d'Un passage remarquable sur la réfraction de la lumière > découvert dants Sexius Empirions {adversus AstrologoSy]. Y, p. 854, edid. Fabricius). Les extraits que j'ai donnés de ce manuscrit en 4844 , avant Delambre et Vedturi, se trouvent dans Tinirodoction démon Recueil d'Observations asironomiquêSj t» I, p;XxiMxx. L*original grec ne nous est pas parvenu. Le manilscrit ne coniietit t]u'uné traduction latine de \\Optique de Ptolémée, fliite sur deux manuscrits arabes. Le traducteur latiii se nommé Amiracus Eugeniua, Siculus. Gomp. Yenturi^ Commenta sopra la storia e le teorie deW O/ri^rtt^ Bologna^ 4 84 4 > p. 22V; Delambre, Bh-

toire de f Astronomie ancienne^ AMT^ t. I, p. u, et t. II, p. 4^0-432.

(44) [page 220]. Letronne prouve par la mort sanglante de la Glle de Théon d'Alexandrie , vicUme du fanatisme chrétien, que répoque si souvent contestée de la vie de Diophante ne peut pas tomber après Fan 389 ; voy. le mémoire sur Forigine grecque des Zodiaques prétendus égyptiens^ A 837, p. 26.

(45) [page 222]. Cette influence bienfaisante d'une langue qui, en se propageant , moralise les peuples et leur inspire des sentiments plus humains, a été bien caractérisée par Pline dans son éloge de Tltalie (1. HT, c. 6) : « Omnium terraruna alumna eadem et parens, numine Deum electa, quœ sparsa congregaret imperia ritusque molliret et tôt populorum discordes ferasque linguas sermonis commercio contraheret, colloquia et hnmanitatem homini daret, breviterque una cundàrum gentium in toto orbe patria fieret. •

(46) [page 224]. Klaproth, Tableaux histor. de VAsie^ p. 65.

(47) [page 224]. Â ces races indo-germaniques, gothiques ou ariennes de TAsie orientale, remarquables par leurs cheveux blonds et leurs yeux bleus, appartiennent les Ousuns, les Tingling, les Houtis et les Youètes. Les derniers sont désignés par les écrivains chinois comme une race nomade du Tibet, qui déjà, 300 ans avant notre ère, avait pénétré entre le cours supérieur de THouangho et le Nanscfaan couvert de neige. Je rappelle celte origine parce que les Sères sont caractérisés aussi « rutilis comis et cœruleis oculis • (Pline, 1. Vl, c. 24). Comp. l]kert, Géographie der Griechen und Rœmer^ 3* part., sect. 2, 4845, p. 275. La connaissance de ces races blondes, qui apparaissent dans les parties de TAsie les plus reculées vers Test, et donnèrent le premier branle h la grande migration des peuples, est due aux recherches d'Abel Rémusat et de Klaprolh ; c*est une des plus brillantes découvertes historiques de notre époque.

(kd) [page 2*25]. Letronne, Obso-vaiions critiques et arekéo' logiques sur les représentatione zodiacales de t Antiquité ^ 4824, p. 99, et sur P origine grecque des Zodiaques prétendus égyptienSr iSZ7 y ^.27.

(f9) [page 225]. Le sabrant Golebrooke place Warabamihira dans le v« siècle de noire ère , Bralimagoupta à la Gn du yi% et laisse la place de Aryabliatta lucertaloe entre Tan 200 et Tan 400 ap. J.-€. Comp. Holtzmann, ueber den griechischen Ursprung des indischen ThierkreiseSy 4 844 , p. 23.

(50) [page 226]. Sur. les raisons qui, conformément nu témoignage de Strabon lui-même, prouvent que son grand ouvrage de géographie fut commencé très-tard , voy. la traduction allemande de Groskurd; /Impart., 4834, p. xvii.

(54) [page 227]. Strabon, I. î, p. 44 ; II, p. 448 ; XVI, p. 781 ; XVII, p. 798 et 8^ 5.

(52) [page 227]. Comp. les deux passages de Strabon, I. I, p. 65 et II, p. 448, et voy. Humboldl, Examen critique, etc., t. I, p. 452-154. Dans la dernière édition de Strabon, donnée en 4844 par G. Kramer, on lU (4'*' part., p. 400) : Le cercle d Athènes , au lieu du cercle de Thinœ; Thinœ, dit Féditeur, ayant été nommée pour la première fois par le Pseudo-Arrien dans le Periplus maris Erythrœi. Dodwell place ce périble sous les empereurs Marc Aurèle et Lucius Verus, tandis que, suivant Letronne, il ne date que du règne, de Septkne Sévère et de Caracalla. Bien que tous les mmuscrits de Strabon portent Thinœ dans cinq endroits difTérents, il parait résulter de quatre passages du Kvre H (p. 79, 82, 86 et 87), particulièrement du second où Ératostbène est nommé , que Ton doit lire le cercle parallèle d* Athènes et de Rhodes. La coukime des anciens géographes de reculer la péninsule de TAttique trop loin vers le sud fit confondre ces deux latitude». On aurait lien des*étonner, si la Jeçon eivMv x6jaoc étui en effei la véritable , qu'on eut dé-

iermiiié un cercle parallèle distinct, leDiaphnagmedêDieéarfUef d'après on lieu aussi peu eomou du pays des Sitoes^ Tsin ). Cependant Cosmas ]tidiiM)pleu8tè8 rattache amsi ht ville de TziniUa (Thinœ) à la chaîne de montagues qui pailage en deui parties la Perse et les pays ftomaniques, ainsi que toute la terre habitée, et il ajoute ces mots dignes de remarque : « d'après la croyance des philosophes indiens et des Bralimàlies. » Voy. Gosmas dans Montfaucon, Collectio nova Patrum^ t. Il, p. 437, et Humboldt, Asie centrale, t. I, p. xxin, 42(M29 et 494-203; t. If, p. 413. Le Pseudo-Arrien , Agathémère, d'après les saràdtcs recherches du professeur l. Franz, et Gommas, attribuent d'une manière précise à la métropole des Sines une latitude fort septentrionale et qui tombe à peu près dans le parallèle de Rhodes et d'Athènes, tandis que Ptolémée, trompé par les faux rapports des navigateurs, ne connaît qu'une ville de Thinœ, située a trois degrés au sud de Téquateur. Je suppose que Thinae n'était qu'une dénomination générale sous laquelle on désignait un entrepôt, un port du pays des Tsin , et qu'on a pu citer par conséquent des Thinae ou Tzinitta au nord et au sud de réquateur.

(53) (page 228). Strabon, I. I^ p. 49^0; H, ^. 95 et 97; VI, p. 277 ; XYlî, p. 830: Sur le soulèvemedt des lies et de la terre ferme, voy. partieulièremeiit I. I, p; 54, 34 et 59. Déjà le vieux pbilosoplie Éléate, Xénophane ^ frappé de Taboadance des productions marines que Ton rencontrait loin des côtes , à rétat fossile , enseignait que le- sol de la ierre, sec aujourd'hui, avait été soulevé du fond des mers. Voy. Origène, Philoêopkumena, c. 4. Appulée, au 4emp6 des Antonins, recueillait des pétrifications sur les montagnes de IdGétulieet les attribuait au déluge de DeucaKon , qu'il croyait^ d'après cet indice, avoir été aussi général que le fut pour lés Hébreux le déluge de Noé> et pour les Aztèques du Mexique celui de^scox. Le fait aGQrmé par Beckmann et par Guvier {Geschichte der ErfindungeHi t. II, p. 370, et MUtoire dêêSeieneei ntUnrelks^X. \,

p. 354), qa'AppuIée aurait possédé une coHecUon d'objets nalureis, a été contredit parie professeur Franz, à la suite de reeberches très-approfondias.

(54) [page 229]. Strabon, 1. XVII, p. 840.

(55) [page 230]. Ritter, Erdhunde von Asien^ t. IV, sect. 4, 4835, p. 560.

(50) [page 230]. fal réuni lès etémples lêsrplus rrappants de fausses direetiohs attribuées aux cbalnes de montagnes par les Grecs et les RomaildS, dans Hatroduetiion àeVAsie eenirak^ 1. 1, p. xxxTn-ïL. Leà recherches spéciales les plus satisfaisantes 'Sur riûcertitùde des bases nitmériques adoptées par Ptolémée, pour les déterminations de lieux , se trouvent dans une dissertation d'Ckert, insérée au rheinischeê Mnsênm fur Phihhgi&y 4838, p. 314-324.

(57) [page 234 ]«, Voy. des exemples des motft zend et sanscrits, que nous a consenrés la Géographie de Ptolémée ^ dans Lassen , Disseriaiio de Taprpbane insula^ p. 6, 0 et 4 7 ; Bornouf, Commentaire sur le Yaçna, t. I, p. xciii-cxx et cluxi-clxxxv ; Humboldt, Examen critique, etc., t. I, p. 45-49. Quelquefois, triais rarement, Ptolémée donne lé nom sanscrit avec la traduction, comme par exemple, pour l'île de Java ou tle de l'Orge, *ia€a^ou S aniLaim tc^K^rç vî^wç (I. ¥11, c. 2). Comp. Guillaume de Humboldt, ueber die Kawi-Sprache^ 1. 1, p. 60-63. AujourdMiuî encore, si Ton en croit B'uschiiiann, Vorge paOmelle, hordeum distichôn, se nommé dans les principales langues indiennes telles que lUindoustàbi, le Bengali et le Népal, dans les langues de Mahrah, de Guzerate et dans celle des Cingalais, enfin en persan et en malais, yava^ dschav on dschau^ et yaa dans rOrissa. Voy., dans les traductions indiennes de la Bible, Ëvang, selon saint Jean^ c.~ VI, v. 9 et 43, et Ainslie, Materia medica of Hindoostan, Madras, 4843, p. 247.

(58) [page 234 ]. Humboldt; Esmmeh critique j t. H, p. 147-4^.

(59) [page 2S2]. StraboB, 1. XI, p. 5#6.

(60) [page 232]. Meoander, de LegatUmibus Barbarorum ad Romanos et Romanorum ad gentes, e receos. Bekkeri cl Niebuhrii, ^829, p. 300, ^\9, 623 et 628.

(64) [page 232]. Plutarque/ de facie in orbe LuntBy p. 921, Gomp. Examen critique^ etc., t. I, p. 445 et 491. J'ai eu Foccasion de retrouver moi-mêffle en Perse, chex des hommes fort iustruits, l'hypothèse d'Âgésianax, d'après laquelle les taches de la lune, qui représentaient à Plutarque^des espèces de mootagnes lumineuses, probablement des montagnes volcaniques, ne seraient qu'un reflet produit par les conlipeBts et les mers du globe que nous habitons. « Ce qu'on nous montre , disaient-Us, à l'aide du télescope, sur la surface 4e la lune, n'est que l'image réfléchie de notre propre pays. •

(62) [page 233}. Ptolémée, l IV, c. 9 , VU, 3 et 5. Comp. Letronne, Journal des Savants, 4834, p* 476-^0 et 545-555 ; Humboldt, Examen critique^ etc., t. I, p. 444, 464 et 329; t. II, p. 370-37a,

(63) [ page 233 ]. Delambre, Histoire de F Astronomie ancienne, 1. 1, p. uv ; t. II, p. 554 . Théon ne cite jamais TOptiquc de Ptolémée, bien qu'il ail vécu deux siècles après lui.

(6f) [page 234]. Il est souvent difûcile, dans la physique des anciens, de décider si un résultat obtenu est la suite d'une expérience faite à dessein ou d'une observation fortuite. Â l'endroit où Aristote traite de la pesanteur de l'air {de Ccelo, I. IV, c. 4), bien qu'ldeler paraisse supposer qu'4l est question d'autre chose (Meteorologia veterum Grœcorum et Romanorum^ p. 23), il est dit expressément : « Une outre gonflée est plus pesante qu'une outre vide. • Eu admettant que Texpériencc ait réellement eu licti, il faut supposer qu'elle a été faite avec de l'air condensé. Comp. B. Jullien, de Phpêica Aristotelis, Paris, 4836, p. 43 et 4ô.

(65)tP^e 2^]. Aiîstole, de Anima y 1. II; c. 7; Biese, die Philosophie des Àristoteles, t. H, p. ^47.

(66) [page 234]. Joannis (Philoponi) grararoatici m libr. dégénérai, et Alexandri Aphrodis. in MeteoroL comment. Veoel. -1527, p. 97. Comp, Examen critique, etc., t. U, p. 306-3^2.

(67) [page 235]. Metellus Numrdicus Ot égorger U2 éléphants au milieu du Cirque. Dans les jeux que donna Pompée parurent 600 lions et 406 panlbèfcs. Auguste avait sacriGé 3300 bêtes pour les fêtes populaires ; Pline le jeune parle , dans une de ses leltres (1. YI, ep. ^4 J, d'un époux sensible qui se plaint de ce qu'il n*a pu donner un combat de gladiateurs à Vérone , pour célébrer les funérailles de sa femme, « parce que les vents contraires ont retenu dans le port les panthères qu'il avait achetées eu Afrique. »

{6S\ [page 236]. Voy. plus haut, note 53, p. 522. Cependant Appulée a décrit le premier avec exactitude , comme le rappelle Cuvier (Histoire des Sciences naturelles j t. I, p. 287), les espèces d'os en forme de crocs qui garnissent le second et le troisième estomac des^Aplysieft ou Orties de mer«

(69) [page 240]. « Est enim animorum ingenlorumque naturale quoJdam quasi pabulum consideratio contemplatioque nalur». Erigimur, elatioree fieri videmnr, humana despicimus cogitantesque supera atque cœlestia, hœc nostra ut exigua et minima contemnimus» • (Cicéron , Academicay 1. II, c. 4^ .)

' (70) [page 240]. Voy. Pline, 1. XXXVIÏ, c. 77 (t. Y, p. 320, édit. de Sillig). Toutes les éditions antérieures linissaienl avec les mots : « Hispauiam quacumque ambilur mari. • La fin de Touvrage a été découverte, en I83i, dans un manuscrit de Bamberg, par Louis de Jan, proresseurà Schweinfurt.

(71) [page 2if]. Clattdien> tn seeundum consulatum Stiliehonis, v. 450-^55.

(72) fp. 842]. Gomoir t. I, p. 4dO 0i 579; I. U, p. S6. Comp. Guillaume de HumbQtdt, ueb$r di$ Kmoi^Spraehe^ i. \

p. XXXVIII.

(73) [page 248]. Si Charles Martel, ainsi qu'on Ta souvent répété, a garanti, par la victoire de Tours, le centre de TEurope contre )'iDvas|on de rislamisni^i on pe saurait dire, ayec la mâme raison, que la retraite jde$ Mpngois, après 1^ bat^le livrée près de Liegnitz, dans 1^ plaine 4e W^hlstatt,^ ait emgêcbé le bou(i: dhisme de pénétrer jusqu'à )*iillbe et au Rhin. Ce cqmbat , daps lequel le dui; Hpuri le Pieux mourut en héros, fut livré le 9 avril •1244, quatre ans apfès qpe le Kaptsqbak et la Russie ^valent été asservis par les hor^e^ asiatiques, sous Batou, pefit-Ols de Dschiogiscbaq. Ifais ta première intro^iictipn du 6o||d4hi9fDQ parmi les Mongols tombe dans Tannée 4247, lorsque le prince mongol Godan, se sentant malade a Leang-Tscheou, ville reculée fort loin vers Torient, dans la province chinoise de Schensi, fit appeler un grand-prètre tibétain, Sakya Pandita, pour le guérir et le convertir. (Note empruntée k uù fragmeot manuscrit de Klaproth sur la propagation du Bouddhisme dans l'est et le noni de TAsie.) Il faut remarquer aussi que. les Mongols ne se soet jamais occupés de gagner à leur croyance les peuples qu'ils avaient soumis.

(74) [page 248). Cosmos^ 1. 1, p. 340 et 553.

(75) [page 250]. De là le contraste entre les mesures tymnniques de lyiotewekkil, le dixième kbalife de la famille des Abbassides, contre les Juifs et les Chrétiens (Jos. de Hammer, ueber die Landerverwaltung unterdem Khali/ate, 4 833, p. 27, 85 et 447), et la tolérance dont firent preuve les maîtres plas sages de TEspagne (Ant. Conde, Hist. de la dominacion de los Arabes en Espam^ 1. 1, 4820, p. 67). Il est bon de rappeler aussi qu'Omar, après la prise de Jérusalem , ne troubla pas les vaincus dans la pratique de leur religion, et fitavec le patriarche

un . leooFd fiforaUd am Çbréttooft. Voy. Fundgmibeik ifd» Orienté^ t V, p. 68.

^76) [page 254]. « Saifant la légeade; un vigoureux rajeion de la race hébraïque s'était retiré sous le nom de Yoktban ^Oachtbau) dans TArabie méridionale, longtemps avant Abraham , et- y avait fondé des empires Aoritoantf. « (Ëwald, G^ekiohte des Volkes Israël, t. I, p. 837 et 450.)

(77) [pag^ 25f]. L'arbre qui (oiirail aux Arabes » depuis les temps les plus reculés , le célèbre eucens d'EadpamaMt} et qui manque complètement daos rite (je Socotoia, n> p^s encore ét^ doasé ni découvert p^r aucun l^otaniste^ pf^ nli\l^^ par }*infaUgM>la Iz^renberg. 0^ trouve d^ns les Indes orientales, principalement dîios le district de 6undelk|iui^dy un produit analogue qui forme un article de commerce important entre Bombay et la Chine. Cet encens indien es^ extrait/ sjaiv^t Cpleb^ooke {Asiatic ResearcheSy t. IX, p. 377), d'une plante que Epxburgh a fait connaître, nommée Boswcllia thurifera, de la famille des Burséracées de Kuntb. On pouvait mettre en doute, à cause des très-anciennes relations de commercé entre les côtes de l'Arabie méridionale et celles de l'Inde occidentale (Gildemeister, Scriptorum Aràbum loci de rébus Indiûis, p. 35), si le Xt&xvo; de Théophraste, le thus des Romains , appartenait originairement a la péninsule arabi(jue. Aujourd'hui on sait , grâce à l'importante remarque de Lassen (indische Alierthumskunde, i. 1; p. 286), que l'encens est nommé, da^s VAmara-Koscha même, yàwanaj javanais, c'est-à-dire arabe, et que, par conséquent, cette production était e^portép de l'Arabie da.ns l'Inde. • Tutuscbka'pindaka'silhô yàwanô, oeçt-il dit dans VAmara,- /Cosc/ia^ekkB trois premiers mots sont les dénominations diverses de l'encens. \o^^ Amarakocha^ publié par }j)iselei|r Desionchamps, r*" part., 4 81^9, p. 456. Elioscoride distingue aussil'encens de l'Arabie de /celui de l'Inde. Charles Kitter, d^ans sa monographie des difiérenies espèces d'enclos {Erdkunde von Asien,

t. YIIT^ secL 4, ^1846; p. 356-372)^ remarque aTec beaucoup de raison que la même plante (Boswellia thurifera) pouvait bien, à cause de la similitude du climat, s'étendre de Tlnde à PArabie, a travers la Perse méridionale^ L'encens américain, connu dans la pharmacologie sous le nom de Olibisnum amerieanum^ vient de VIeica gvjanensis d'hMei et de ïlcica tacatnahacay que Bonpland et moi nous avons trouvées abondamment dans les Uanos deCalabozo, dans l'Amérique du sud. L'icicae&t, ainsi que le Boswellia, de la famille des Burséracées. L'encens commun que Ton brûle dans les églises est produit par le Pinus abies de Liuné. — La plante qui donne la myrrhe, et que Bruce croyait avoir vue (Ainslie, Materia medicaof Hindoostan^ Madras, -1813, p. 29), a été découverte, par Ehrenberg , près d'Ët-Gban en Arabie, et décrite par Nées d'Esenbeck, sous le nom de Balsamodendron myrrba, d'après des espèces qu'Ebrenberg avait recueillies. Pendant longtemps, on a pris fréquemment le Balsamodendron Kotaf de Kunth, Tune des Amyris de Forskal, pour l'arbre de la véritable myrrhe.

(78) [page 254]. Wellsted, Travêls in Ambia, 4838, t. 1, p. 272-289.

(79) [page 252]. Jomard, Études géogr. elhist.surl'Arabie^ 4839, p- 44 et 32.

(80) [page 252]. CosmoSy t. II, p. 460.

(8f) [page 252). Isaïe, t. 60, v. 6.

(82) [page 254). Ewald, Geschichte des Volkes Israël ^ t. I, p. 306-450; Bunsen, /Egyptens Stelle, etc., I. HI, p. 40 et 32. Des récits rappelant la présence des Perses et des Mèdes dans le nord de l'Afrique sont uu témoignage à l'appui d'antiques migrations vers l'ouest. Ces légendes ont été rattachées au mythe complexe d'Hercule et du Melkartli phénicien. Yoy., dons le Bellum Jugurthinum de Salluste, le ch. 4 8, tiré des écrits carthaginois de

niempsnl, et comp. Pline, I. V, c. 8. $tra])on nomme les Maurusîens ( les halntantâ delà Mauritanie) des /nctt^f?^ amenés par Hercule.

(83) [page 255 1. Diodorc de Sicile, 1. H, c. 2 et 3.

(84) [page 255]. Ctesiœ Cnidii Operum reliquiœ, edid. Bœhr, Fragmenta assyriaca j p. A2\ , et Charles Muller dans l'édition de Ctésias publiée à la suite de celle d'Hérodote par Dindorf , Paris, 4844, p. 43-15.

(85) [page 255]. Gibbon, Histoire de la chute de F Empire romain^, ch. 50, t. X, p. 44.

(86) [page 256]. Humboldt, Asie centrale, t. H, p. 428.

(87) [ page 257). Jourdain , Recherches critiques sur les tradvctions d" Arislote y 4843, p. 84 et 86.

(88) [page 260]. Sur les connaissances que les Arabes ont empruntées à la pbarmacologie des Hindous, voy. les importantes recherches de Wilson, Oriental Magazine of Calcutta, février et mars 4823, et Royle, Essafj on the antiquity o/Hindoo Medicine, 4837, p. 56-59, 64-66, 73 et 92. Comp. un catalogue d'écrits pharmaceutiques, traduit de l'indieu en arabe, dans iMnsUe, Materiamedica, etc., 4843, p. 289.

(89) [page 264). Gibbon, t. X, p. 202; Heercn, Geschichte desStudiums derclassischen Littera(ur, 1. 1, 1797, p. 44 et 72; Abd-Allatif, Relations de t Egypte traduites par de Sacy, p. 240 ; Parthey, dos Alexandrinische Muséum, 1838, p. 406.

(90) (page 263]. Henri Hitler, Geschichte der christiichen Philosophie y d« part., 4844 , p. 669-676.

(94) [page 264]. Voy. trois écrits récents do Reinaud, qui prouvent combien, outre les sources chinoises, il y a h puiser encore dans celles de TArabie et de la Perse: 4* Fragments arabes et persans inédits relatifs à PInde, antérieurement au

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