II
XI* siècle (Te Vère chrétienne^ ^845, p. xx-xixiii ; 2*» Beîaiion des voyages faits par les Arabes et les Persans dans VInde et à la Chine, dans le ix* siècle de notre ère, ^ 84 5 , 1. 1 , p. xlvi ; 3° Mémoire géographique et historique sûr tinde, diaprés les écrivains Arabes, Persans et Chinois^ antérieurement au milieii au HV" siècle (le f ère chrétienne^ 4 S4ë, p. 6. Le second écrit du savant ôrtenlariste h'estqu^ude refolite de Touvrage intitulé: ÀÀcïènnes relations des Indes et àe la thine de deux voyageurs mahométans, et publié très-incomplélement par fabbé Renaudot en iTiS. Le nianuscrit aral)e contient seulement une relation de voyage écrite par un marchand nommé Soleiman, qui s*embarqua dans le golfe Persique, Tan 854. On a joint i cette i^elation ce que Abou-Zeyd-fiassan , de Syraf en Farsistan, avait appris de commerçants instruits, sans être jamais allé luimême dans rinde ou dans la Chine.
(92)|page 264]. ReinandetFavé, du Feu grégeois j\Sâ5. p. 200.
(93) [page 264]. Ukert, ueher Marinus fyrius und Ploiemœusy die Geographen, dans le Rheinisches Muséum^ 4839, p. à2d-332; bildenjeister, de rébus indicis, 4" part., ^838, p. 420; Bumboldt, Asie centrale , t. Il; p. 494.
(94) [page 264]. La Géographie orientale; attribuée à Ebn* Hnukni et puliliée à Londres en 4800, par sir William Ouseley , est en réalité celle d'Âbou-lshak el-Istachri et posléri'cWe d'un dcmi-siccle à Ebn-Hauka), ainsi que Ta démontré Frœbn (Ibn- Fozlan, p. ix, xxii et 256-263). Les caries qui accompagnent le livre des Climats, de l'an 920 , et dont la biblioUicque de Golha possède un beau manuscrit , m*ont été fort utiles pour mes travaux sur la mer Caspienne et le lac d*AraL Yoy. Asie centrale, t. H, p. 492-496. Il existe depuis peu une édition et une traduction allemandes cristachri sous les titres tle Liber climattim, ad simititudinem codicis Gothani delineandum cur. J. H. Mbeller, Gotha, 4839, et das Buch der lànder^ traduit àe l'arabe par A. D. Mordtmanti , Tlamb., 4S45.
(95) [page 265 1. Comp. Joaquin José da Costa de Maccdo, Mentor ia cm que se prétende provar que os Arabes nno conhecerao as Canarias antes dos Portuguezes , Lhhoa^^SAÂ, p. 86-99, 205-227, avec HuHiboIdt, Examen critique, t. H, p. ^37-14^.
(96) [page 265). Léopold de Ledebur, ueber die in den Baltischen Làndern ge/undenen Zeugnisse eines Handelsverkehrs mit dem Orient zurZeit der Arabischen Weltherrschaftj ^840, p. 8 et 75.
(97) [page 265]. Les déterminalioDS de longitude qu'Aboul- Hassaii, ^e Maroc, astronome du xiii*" siècle, a faites dans son ouvrage sur les instruments astronomiques des Arabes, sont toutes calculées sur le premier méridien d*Arin. C'est Sédillot fils qui a appelé Taltention des géographes sur ce méridien. J'ai dû aussi, pour ma part, en faire Tobjet de recherches approfondies, parce que Colomb se guidant, comme toujours, sur V Imago Mundi du cardinal d'Ailly, mentionne, dans ses conjectures hypothétiques sur la conGguration inégale des deux hémisphères de Test et de Touest, une « Isla de Arin , cenlro do el hemispliério del quai habla Toloméo y qucs debaxo la linea equihoxial entre el Sino Arabico y aquel de Persia. » Comp. J.-J. Sédillot, Traité des Instruments astronomiques des Arabes, publié par L.-Àm. Sédillot., i. I, 4834, p. 312-318; t. H, 1835, préface, avec Humboldt, Examen critique, etc., t. il, p. 64 , et Asie centrale, t. iil, p. 593-596, où se trouvent réunies les indications que j'ai recueillies dans la Mappa Mundi de Pierre d'Ailly (1440), dans les Tables Alphonsines(\Âh'^) et dans \ Itinerarium Portugallensium de Madrignand (4508). Il est singulier qu'Kdrisi ne semble rien savoir do Khbbbet Arin (Cancadora, proprement Kankder). Sédillot fils (Sur les systèmes géographiques des Grecs et des Arabes, i8/i2, p. 20-25) place le méridien d'Ârin dans le groupe des Açores, tandis que le savant commcntaleur d'Àboulfeda , Rcirijuid, dans récrit intitulé Mémoire sur Vlnde antérieurement au \f siècle de Vèrc chré-
tienne y tT après les écrivains Arabes et Persans ^ p. 20-24, suppose : « que Arin a été formé par Ja conrusion (les mois azyn, Ozein et Odjein, antique centre de civilisation situé dans le Malva, rôCiivu de Ptolémée et le même que Ddjijayani, selon l'opinion de Burnouf; que celte Ozène était placée dans le méridien de Lnnkn, et que plus tard Aria fut prise pour une tle située sur la cAte de Zanguebar, peut-être TÉarnivov de Ptolémée. • Voy. aussi Am. Sédillot, Mémoire sur les Instruments astronomique:^ des Arabes^ ^841 , p. 7r>.
(98) [page 265]. Le khalif Al-Mamoun fit acheter en grand nombre, à Constant! nople, en Arménie, en Syrie et en Egypte, de précieux manuscrits qui par ses ordres furent immédiatement traduits en arabe, tandis que pendant longtemps les traductions arabes avaient été faites sur des traductions syriaques. Voy. Jourdain, Recherches sur les traductions d^Aristote, 4 843, p. 84, 86 et 209. Grâce aux efforts d'Al-Mamoun, beaucoup d'ouvrages furent sauvés , qui eussent été perdus sans les Arabes. Les traductions arméniennes ont remlu le même service, ainsi que Ta fait voir Neumann. Malheureusement un passage de Thistorien Geuzi, de Bagdad, que le célèbre géographe Léon TAfricain nous a conservé dans un écrit intitulé : de Viris inter Arabes illustribus, fait supposer qu'a Bagdad même on brûla un grand nombre d'originaux grecs que l'on regardait comme inutiles. Mais ce passage, susceptible de diverses interprétations, ainsi que Ta montré Bernliardy ( Grundriss der griechischen LUteratur, 4" part., p. 489), contrairement h Topinion de Ileercn (Geschichte der classichen Litteralur, t. 4 , p. 435), ne se rapporte probablement pas aux manuscrits importants qui étaient déjà traduits. •— - Les traductions arabes d'Aristote ont souvent servi aux traductions latines, par exemple pour les huit livres de la Physique et de V Histoire des Animaux; mais cependant la plus grande et la meilleure partie des traductions latines a été faite immédiatement sur le grec. Voy. Jourdain, liecherches sur les traductions d'Aristofe, p. 242-217. On rp-
coonait cette double source daus la leltre mémorable par laquelle Tempereur Frédéric H de Holienstaufeo envoya, avec recommandation, des traductions d'Aristote à ses universités, particulièrement è celle de Bologne. Cette lettre renferme Tex-* pression de sentiments élevés; elle prouve que ce n'était pas seulement pajr goût pour l'histoire naturelle que Frédéric II attachait du prix aux ouvrages philosophiques, aux « compilationes varias quœ ab Aristotele aliisque phrlosophis sub grœcis arabicisque vocabulis antiquilus editae sunt. p Nous avons, dit-il encore, toujours eu la science en vue, depuis notre première jeunesse, bien que les soins de Tempire nous en aient détourné. Nous employons notre temps avec une application k la fois sévère et enjouée k la lecture d'excellents ouvrages , afin que notre âme puisse se rasséréner et se fortifier par des acquisitions sans lesquelles la vie de l'homme ne connaît ni règle ni liberté ( ut anim® clarius vigeat instrumentum in acquisitione scientiœ sine qua mortalium vita non regitur liberaliter). a Libros ipsos tanquam praemium amici Gaesaris gratulantes accipile, et ipsos antiquis philosophorum operibus, qui vocis vestrae ministerio reviviscunt, aggregantes in auditorio vestro... » (Comp. Jourdain, des traductions cFAristote y etc., p. ^ 52-1 65, et rexcellent ouvnige de Friedrich de Raumer, Geschichte der Hohensiaufen , t. IH, -184^ , p. 413). Les Arabes se présentent comme les intermédiaires entre la science ancienne et la moderne. Sans eux et le goût qu'ils avaient pour traduire, les siècles suivants eussent été privés d'une grande partie des découvertes (|uc la Grèce avait faites ou s^élait appropriées. A ce point de vue, les relations dont nous venons de parler Ici n'ont pas seulement, comme on le croirait au premier abord, un intérêt de philologie comparée; elles importent aussi à Thistoire générale du monde.
(99) l page 265 ]. Sur la traduction de VHistoire des Animaux d'Aristote, par Michel Scot, et sur un semblable travail d'Avicenne (Manuscrit de la Bibliothèque nationale de Paris, n"* 6493).
Voy. Jourdain, des Traductions d^Aristote, p. ^29-132, et Schneider, Adnotat, ad Aristot. deAnim, Hist.. I. IX. c. ^5.
(400) [p. 266]. Sur Ibn-Baitliar, voy. Sprengel, Besehiekie der Azneykundey2* part., 4823, p. 468; et Royie, On tke Antiquity o/Hindoo mediciue , p. 28. Il existe, depuis 4840, une traduction allemande d'Ibn-Bailliar sous ce litre : Grosse Zusammenstellung ueber die Krafie der bekannten einfachen Beitund Piahrungsmittel , trad. de Tarabe , par J. de Sontheimer.
( I ) ( page -260 1. Royie, iltid. , p. 35-6S. Sousrouia, filu de Yimroitra, est donné , selon Wilson , pour ua contemp^caio de Rama. Nous avons de son puvrage une édition sanscrite : Tbe l^us^ruta^ or System of Sledicine^ taught by Dhantoantarif and composed by his disciple Sus^ruta. Ed. by Sri Madbusiidana Gupta, t. I et II, Calcutta, 4830-4836, et une traduction latine: Sus'rutas Ayurvédas^ id est Medicinœ systema a veneretbUi D'hç^nvantare detnonstratum , a Susruta discipulo composi' ttiw, nunc pr. ex sanskpta in latinum sermonem veftit Franc Hessler. Ërlangœ, 4844-1847, 2 vol.
(2) [page 257). Avicenna dit : aie DeiudQr (deodar) delà famille de Tab^iel (Juniperus), est le même que le sapin de rjpde qMJ produit npe résine particulière syrdeiudar (térél^fptlijoe liquide). ^
(3) [page 267]. Des juifs espagnols de Cordoue portèrent la science d'Aviceuna à Montpellier, et eurent upe grande part dans la fondation (]e cette célèbre école de médecine, qui, formée sur le modèle des écoles arabes, remonte jusqu'au xii« siècle. Voy, Cuvier, Histoire de^ Sciences naturelles^ 1. 1, p. 387.
(4) [page 267 1. Sur les jardins (|ue fit planter, dans son ualais de Rissafah, Abdourrahraan Ibn-Moawijch, voy. History of the Mohavimedan Dynasties in Spain, cxlractcd frora Ahmed Ibn
Mohammed Al-Makkari by Pascual deGayangos, 1. 1 J 840, p. 209- 2 H. « En su Huérta planto el Rey Âbdurrliaman una palma que cra entonces (75(>) udica, y de ella procediéron lodasiàs que hay en Espafla. La^ vista de) arbol acrecentaba mas que templaba su melahcolia. » Voy. Antonio Conde, Hist. de la Dominacion de los Arabes en Expaûa, 1. 1, p. ^éO.
(5) (page ^68]. La préparation de Pacide nitrique et de Teau régale, par Djabar (proprement Abou-Moussab Dscliafar), est antérieure d'au moins 500 ang à Albert le Grand et à Raymond Lulle, et de 700 ans au moine d'Erfurdt, Basiiius Valentinus. Cependant, on a longtemps attribué à ces trois personnages la découverte de ces deux dissolvants, qui fait époque dans Tbistolre de la chimie.
(6) [page 268). Sur la méthode indiquée par Razes pour la fermentation de l'amylum et du sucre, et pour la distillation de Talcool, ypy. Hoefer, Hist, de la Chimie, 1. 1, p. 325. Alexandre d'Apbrpdisias , quoiqu'il ne décrive en ^ctail que Ja (jistillatioi^ de l'eau dç mer (Joanojs Plii)ppopi iGrammatiçi, in li()r. de Ge^ neratiqneei Interitu Çommenf. Yenet., i527, p. ^7), ajoute cepisndant, ^ ce propp^, que le vin peut aussi ôtrç djstill^, aflirçialion d'autant plus remar^iijD^le, qu'Aristole exprime Topinion erronée qiip l-évaporatiop i^a^urelle du vin, comme celle de Teau de mer, donne dç l'e^ii ^o\}ce {tfeteorQlqgicç^, 1. II, c. 3, p. 358, édit. de Bpkjc^f).
(7) [page 268]. La chimie des Hindous, comprenant Talchiinie, s'appelle rasâyana , de rasa , qui veut dire suc , liquide , et désigne aussi le mercure, et de âyana, marche. Elle forme, Selon Wilson, la septième partie de YAyur-Veday science de la vie nu art de prolonger la vie. Voy. Royle, Hindoo medicine, p. 30- 48. Les Indiens connaissent depuis les plus anciens temps (Rojîe, p. ni) l'application de Veau régale a Timpression sur calicot et sur coton, ait familier aux Égyptiens, et qu'on trouve décrit fort clairement dans Pline, 1. XXXV, c. 42. Le mol
chimie, dans le sens de décomposition , veut dire a la lettre art égyptien^ art de la terre noire; car Plutarque déjh savait {rie Iside et Osiride , c. 33) que les Égyptiens appelaient leur pays Xv){A.ia, à cause de la noirceur du sol. L'inscription de Rosette porte chmi. Le mot chimie, signiOant Vart de décomposer^ se trouve pour la première fois, à ma connaissance, dans le décret de Dioclétien contre les anciens écrits des Égyptiens, qui traitaient de la chimie de Tor et de l'argent (irtptxnpkcaçàp'^pouxalxpuooû). Coinp. Examen critique, etc., t. Il, p. 344.
(8) [page 209]. Reinaud et Favé , du Feu grégeois, des Feux de guerre^ et des Origines de la poudre à canon , dans leur Histoire de VArtillerit, t. î, 1845, p. 8Ô-97, 204 et t\\\ Piol>ert, Traité d'Artillerie, 4836^ p. 25; Beckmann^ Technologie, p. 342.
(9) [page 270). Voy . Laplace, Précis de VHist. de F Astronomie, 4821, p. 60, etAm. Sédillot, Mémoire sur les Instrum. astron. des Arabes, 4 84 1 , p. 44 . Thomas Young ( Lecture on Natural Philosophy and the Mechanical Atts,\^(yi, i. \, p. 494) ne doute pas non plus qu'à la fin du x* siècle Ebn Jounis n'ait appliqué le pendule a la détermination du temps; mais c'est à Sanctorius (161 2, par conséquent 44 ans avant Huygens) qu'il fait honneur d'avoir le premier rattaché le pendule au jeu d'un rouage. Quant h la merveilleuse horloge qui faisait partie des présents envoyés de Perse, en 807, deux siècles avant Ebn Jounis^ k l'empereur Charlemagne, par Haroun-alRaschid, ou plutôt par Abdallah, Éginhard dit positivement qu'elle était mue par Teau (Horologium ex aurichalco arte mechanica miridce composituiQ,in quo duodecim horarum cursus ad clepsydram vertebatur ). Voy. Einhardi Annales, dans Pertz, Monum. Germaniœ histor., 1. 1, 4826, p. ^94; H. Mutins, de German. origine, gestis, etc. Chroni^ con, 1. Vlll, p. 57, dans Pistorius, Germanie. Script.^ etc., 1. 11, Francof. 4584, et Bouquet, Recueil des Historiens des Gaules, t. V, p. 333 et 354. Les heures y étaient indiquées par la chule
soDore de petites boules et par le passage de cavaliers à travers autant de portes distinctes qui s'ouvraient à leur approche. F^ manière de faire agir l'eau dans ces horloges était peut-être fort différente chez les Chaldéens, f qui pesaient Theure, p c'est-à-dire qui la déterminaient par le poids d'un liquide en mouvement, et dans les clepsydres des Grecs et des Hindous, car l'horloge hydraulique de Clésibius, contemporain de Ptoicmée i^Ycrgète II, qui donnait, une année durant, l'heure civile 'd'Âleiandrie , n'est jamais citée sous le nom général de clepsydre^ Voy. Ideler, Handbuc/i der Chronologie^ 1825, t. I, p. 234 . D'après la description de Vitruve (1. IX, c. 4 ), c'était une véritable horloge astronomique, un horologium ex aqua , une machina hydrauUca très-complexe^ fonctionnant par des roues dentées (versatilis tympani denticuli œquales alius alium impellentes). Il n'est donc pas invraisemblable que les Arabes, qui connaissaient les perfectionnements introduits sous l'empire romain dans la conslruction des machines, aient réussi a établir une horloge à rouages < tympana quœ nonnulli rotas appellanl, Grœci autem irc^tTpoxxi^ (Vitruve, 1. X, c. Â), Cependant Leibnitz, (Annales Imperii occidenlis Brunsvicenies, edid. Pertz, t. I,, \ 843, p. 247) exprime Tétonuement que lui cause l'horloge d'Haroun-Al-Raschid. Voy. Abd-Allatif, Relations de TEgypleylviiA, par de Sacy, p. 578. — Une œuvre encore plus remarquable est celle que le sultan d'Egypte envoya, en 4232, a l'empereur Frédéric Jl. C'était un grand pavillon, où le soleil et la lune, mis en mouvement par d'habiles mécanismes, paraissaient et disparaissaient en marquant avec exactitude et régularité les heures du jour et de la nuit. On lit, dans les 4^nales Godefridi monachi S. Pantaleonis apud Coloniam Agrippinam : « tentorium , in quo imagines Solis etLunœ artilicialiter motte cursum suumcertis et debitis spatiis peragrant et horas diei et noctis infallibiliter indicanl» (Freheri Rerum germanic. Script. j t. I, Argentor., 4747, p. 398). Le moine Godefried ou l'auteur, quel qu'il soit, qui a rédigé les faits de Tannée 4232 dans cette chronique, écrite à l'usage du cloître de Saint-Panlaléun , à Cologne , peut-
être par plus ()'un ai^teur, vivait au temps jnéipe de Frédéric II. Voy. Bœhmer, Fontes rerum germanic. t. Il, -1845, p. xxxivxx:!^vii. L'empereur jaissa ce chef-d'œuvre, évalué à 20000 marcs, dans le trésor de Venouse avec d'autres pbjets précieux. Yoy. Fréd. de Baumer, Geschichte der Hohensiaufen^ t. III, p. 430. Que fout le pavillon de celte horloge se mût comme la voûle da ciel, c'est ce qui me paraît très-invraisembisfble , quoiqu'on Tait souvent affirmé. La Chronica Mon aster ii Hir^auçiensiSj publiée par Trithèmç , reproduit presque textuellement le passage des Annales de Godefried , sans nous rien apprendre de plus sur le mécanisme de l'instrument (Job. Tritiiemii Opéra historicoy 2* part., Francfort, ^00^, p. 480). Reinaud dit que le mouvement s'accomplissait « par de^ ressorts cactiés » ( Extraits des Historiens Arabes relatifs aux guerres des Croisades^ 4829, p. 435).
[Il peut n'être pas sans intérêt de nrentionner ici un texte que n*a pas cité M. de Humboldt, soit que ce détail lui ait échappé^ soit qu*il ait été mis en garde contre la vérité de la description par le caractère sophistique de Fauteur. Dans le vi* siècle, plus de 200 ans, par conséquent, avant qu'Abdallah envoyât à Charlemagne l'horloge d'eau dont parle É^inbard , Clioricius de Gaza avait décrit longuement une horloge qui était une des merveilles de sa ville natale. Des aigles d'airain étaient placés sur une même ligne, en nombre égal k celui des heures; chacun d'eux portait dans ses serres une couronne, prêt k la déposer sur la tête de l'Hercule qui répondait à sa station , au moment où le dieu se présenterait. Le soleil lui-mCme donnait le signal; revêtu des insignes royaux et portant dans la main gauche un globe céleste, il étendait la main droite vers les porfes, quand le moment était venu, et aussitôt Hercule paraissait, pour recevoir la récompense de l'un de ses douze travaux. Malgré la subtilité et l'affectation qui semblent naturelles k Choricius, il est difficile de croire qu*il invente ce qu'il dépeint. De pareils frais d'in^ngination seraient encore plus inexplicables que le mécanisme décrit par le sophiste. Malheureusement rien dans le
texte n'indi<|ue quelle force melUiît ^q jeu ^oi|s ces ressortç. Vo^. Cboricii Qu^\ Orationes, declqmationes ^ fragmenta . edjd. J.-F. Boissonade, Paris, ^846, p. -148-155. L'hpfloge (Jéprile par Choricius n'est même pas la plus ancienne dont jl soit faif mention ; on en trouve une aulre indiquée dans le traité de Provi^ dentier Deiy du juifPhiloQ , qui vivait à Alexandrie au i^'sjccle de notre ère. Je cile la traduction latine publiée pour la première fois, en 4824, par Aucher, d'après une version arméuienne;^ le texte grec ayant péri : f Ecce ex materia œrea elegans artls péritus artiGciosam machinam sollerti ingénie perGciens, instrumentum teippon^ difcrlipinans dabat ciyît^tt, ut temporuio qi^mititatem per mensuras divisionis distributam prœstaret iis, qui vellent assequi plpnam notitianj ejus rei. Si quidem circulis artificiosus gyrus duQdecim IjQfarum diem sugg^rebat per regulafas distanlias, n C. G.)
(10) [page 274]. Sur les tables indiennes qu'Alpbazari et Alkoresmi ont traduites en arabe, voy. Chasles, Recherches sur VAstronomie indienne ^ dans les Comptes rendus des séances de r Académie des Sciences, i. XXIIl , 4846, p. 846-850. ^ substitution dea sinus aux arcs « qu'AlJi)ategnius est censé avoir trouvée ^u commenceipent du x* siècle , appartient primitivement aux Hindou3. On trouve déjà des tables de sinus dans le Saurya-Siddhania.
(44) [page 272]. Keinaud, Fragments arabes relatifs à rtndCy p. xii-Jivu, 96-126, et surtout 433-460. Le vrai nom d'Albyrouni était Aboul-Ryfaun. H était natif de ByFoun,,dan8 la vallée de Tlndus, et ami d'Avicenna , avec lequel il vécut dans l'Académie arabe qui s'était formée à Cbarexm. Son séjour dans rinde et Thisloire qu'il a écrite de cette contrée , le Tarikhi- Hindf dont Reinaud a fait connaître les plus remarquables fragments, tombent dans les années 4 030-4 032.
(42) [page 272). Voy. Sédillot, Matériaux pour servir à f Histoire comparée des Sciences mathématiques chez les Grecs
et les Orientaux , t. I, p. 50-89 , et dans les Comptes rendus de f Académie des Sciences, t. II, 1836, p, 202; t. XVII, ^813, p. ^ 63-1 73; f. XX, 1845, p. ^308. Contraireroeni à celte opinion, M. Biot affirme que la belle découverte de Tycho n'appar-
tient pas du tout a Âboul-Wéfa, et qu*Aboul-Wéfa ne counaissait pas la variation, mais seulement la deuiième partie de Véiection. Voy. Journal des Savants, \UZ, p. 5<3-o32, 609^26, 7^9-737; ^845, p. 446-466, et Comptes rendus de T Acad , t. XX, 4845, p. 4319-1323. .
( 1 3) Ip^ge 272]. Laplace, Exposition du Système du Monde. note 5, p. 407.
(44) (page 274]. Sur Tobservaloire de Meragha, voy. Delambre, Histoire de l*Astron. du Moyen Age, p. 498-2T)3, et Ara. Sedillot, Mémoire sur les Inslrum. arabes^ 4844, p. 204-206, où est décrit le gnomon u ouverture circul^iire. Sur le caractère particulier du catalogue d'étoiles d'Ouloug Beig, voy. J. Sédillot, Traité des Insfrum. astron. des Arabes, 4834, p. 4.
(15) (page 274). Colebrooke, AUjebra with Arithmetic ami Mensuration , from tlie sanscrit of Brahmegupta and Bhascira, London, 4817; Chasles, Aperçu historique sur l* Origine et le Dèveloppêtncnt des Méthodes en Giométrie^ 4837, p. 446-502; Nesselinann , Versuch einer kritischen Geschichte der Algebra, t. I, p. 30-64 , 273-276, 302-306.
(46)(pag6 274|. i4/^e6m of Mohammed ben Musa, edited and translated by F. Rosen, 4831, p. viii, 72 et 496-199. Les connaissances mathématiques des Hindous se répandirent aussi eu Chine vers Tau 720 ; mais, à cette époque, beaucoup d'Arabes «'étaient déjà établis à Canton et dans d'autres villes chinoises. Voy. Reinaud, lielation des Voyages faits par les Arabes doMS l'Inde et à la Chine^ U l, p. cix ; t. II, p. 36.
(17) [page 275). Chasles, Histoire de l* Algèbre, dans ks Comptes rendus de l^ Académie, t. XIII, 4 844, p. 497-524, 601-626, Voy, aussi Libri, Ibid., p. 55U-563.
(^8) ] page 275). Chasies, Aperçu hislorique des méthodes en Géométrie, ^837, p. 464-472, et dans les Comptes iendus de t Académie , t. VIII, 1839, p. 78; t. IX, 4839, p. 449; t. XVI, 4843, p. 156-173 et 218-240 ; t. Wll, 1843, [>. 443-454.
(19) [page 276). HumboWt, ueber die bei verschiedenen V'oikern ûblichen Système von Zahlzeichen nnd ûber den Ursprung des Stellenwerthes in den indischen Zaklen, dans Crelle's Journal fur die reine und angewandte Mathematiky t. iV, 4 829, p. 205-234. Voy. aussi Examen critique y etc., t. IV, p. 275. « La simple énumératian des diverses méiliodes qu'ont employées des peuples auxquels était inconnue Taritbmétique indienne dite de position, pour exprimer les multiples des groupes fondamentaux, explique, selon moi, la formation successive du système indien. St Ton exprime le nombre 3568 en l'écrivant, soit verticalement, soit horizontalement à Taido d'indices qui correspondent aux différentes divisions
de VAbacus^ ainsi qu'il suit, M C X I, on reconnaît aussitôt que les signes de groupe M, C, etc., peuvent ôtre omis sans inconvénient. Or, nos chiffres indiens ne sont pas autre chose qge ces indices; ils sont les multiplicateurs des différents groupes. L'idée de ces indices se retrouve encore dans le Suanpan ( machine a compter d'invention asiatique et fort ancienne^ que les Mongols ont importée en Russie), où des séries de cordons rapprochés Tun de l'autre représentent les mille, les centaines, les dizaines et les unités. Dans le nombre cité plus haut par exemple, ces cordons offriraient : le premier 3 boules, le second 5, le. troisième 6 et le quatrième 8. Dans le Suanpan il n'y a aucun ^igne écrit des groupes, si ce n^est les cordons eux-mi^mes, qui sont comme des colonnes vides remplies par les unités (3, 5, 6 et 8) par lesquelles sont Ggurés les multiplicateurs ou indices. Par ces deux voies, celle de l'arithmélique figurative (signes écrits) ou celle de l'arithmétique palpable, on arrive à ce qu'on appelle position, valeur relative,
— 5tà —
ei la numéralioii se trouve rédiiité à nélif cnîltres. t^imM un cordon êsl Vide, la place reste en blanc dans I*écrilurè ; irjuand un groupe ihanque, c'èst-â-dire un ternie de là progression , on remplit le vide par uii procédé graphique, par Thieroglyphe du vide (sUnya, sifron, tzûphra). Dans la Méthode d'Ëutocius, je trouve » pour les groupes des myriades , la première trace do système grec des exposantt ou plutôt des indices^ système qui a eu tant d'importance chef les Orientaux. Ma, M?» M7 désignent 40000, 20000, 30000. Ce qui n'est ici appliqué qu'aux myriades est employé pour tous les multiples des groupes chez les Chinois et chez les Japonais, qui n^ont, reçu la civilisation chinoise que 200 ans avant notre ère. Dans le Gobât ( écriture sur le sable ) qui a éré découvert par feu mon ami et maîlre Sylvestre de Saçy, dans un manuscrit de rancieoDe bibliothèque de Saint-Oermain-des-Prés, les signes des groupes sont des points, c'est-à-dire des zéros) car pour les Indiens, les Thibétains et les Persans^ les zéros et les poiiitd sont identiques. Dans le Gohar on écrit 3* pour 30, Â" pour 400, 6*" pour bOOrt. L'usage des chiffres indiens et de leur valeur relative doit être postérieur à la séparation de ta race hiîidoue et de la racé àrienné; car le peuple zend, qiii remonte en ligné directe aux Ariens, se servait du système fort incommode des chilîres peblwis. Uiiè preuve nouvelle a Pappui dû perfecliouliemenl successif de la méthode indienne nous est fournie par les chiffres des Tanibuls. Daiis l*ëcriture de ce peuple , 9 signes d'unité et divers signes pour les groupes particuliers de^Ô, 400, 4 000, expriment tous les nombres à l'aide de multiplicateurs placés à leur pauche. On peut citer encore les singulière àptOpkci tv^ixoique l'on trouve daiis une sehôlie du moine Néophytes, découverte à la liibliothcquc de Paris par le prbfcsisetlr Brandis, qui me l'a obligeamment conimuuiciiiée, en m'autorisanl à la publier. Les neuf cliil^ft-es de iSfeôpbytos s'ont, j i'éxception dû quatrième, tout a fait seml»laDles aux chiffres persans actuels ; mais les uiiilés qiie représentent ces chiffras peuvent devenir des di- :^Miines, des centaiiies et des mille, a la condition que l'on écrini
au-ilessu^un^ deux ou drois zéros, ou nura ainsi 2 pour 20, 24
pout* 24 et bn Juxtaposant les zeridé : 5 polir 5(14, 36 pour 30B. Supposons ihaintenant au IIlu de zéros de simples poinU, et nous à^ns le Gobar des Ârdbes. De itiéme que, selon la remarque souvent faite pat* iifiod trërtî, G. de Uukiiboldt, lé sanscrit est trësi^agueitient désigné pat* les nioté tangue indienne^ ancienne langite indienne \ car dans la péninsule de Tlnde, il existe t)lusieurs langues fort anciennes et fort étrangères au sanscrit), dé niâme) rexpres^iori chiffres ihdienSy anciens chiffres ihâiêns^ tel d'iiiie généralité extrêmement vague. La même incertitude rëgûe dans les idées sur la àonfiguration des signes numériquei et suc Ve9prit des tnéth&dèè,, qu'on expHme tantôt pat* la simple juxtaposition y tantôt par les coefficients et les indices, tantôt par la valeur de position proprement dite. L'existence môme du zéro n'est pas encore dans les chiffres indiens une condition nécessaire pour le système de la valeur relatite : c'est ce qti'ôii a vu par ta citation faite plus haut de Néôphytos. Les Indiens parlant le tamoul ont des signes de nombre différents, en apparence, par leur formé, de Valphhbet tamoul, et parmi lesquels les thiffres 2 et 8 offrent avec les signes dévahagaris du 2 et du 5 une légère ressemblance (voy. Robert Attderson^ Rudiments ofTamul Grammar, 4821, p. 435); bependànt une comparaison exacte prbuve que les chiffres tamouls àont dérivés de récriture alphabétii^ue de cette langue. Les chiffres cingolais sont, d'après Carey, plus différents encote des chiffres dévanagatis. Or, dans les signes cingalais, comme dans les signes tamouls» on ne trouve ni valeur relative, ni zéro, mais seulement des hiéroglyphes pour les groupes de dizaines, de centaines, de mille. Les Cingalais procèdent, comme les Romains, par juxtaposition, les Tamouls par coeflicient. Le vrai signe de zéro , pour désigner une quantité qui manque, est employé par Plolémée, tant dans son Almageste qvie dans sa Géographie, pour les degrés et les minutes qui manquent dans Téchelle descendante. Ce signe est, paî* coilséqûent, en occident, beaucoup
plus ancien que l'invasion des Arabes. Voy. le mémoire cité plus haut, dans le Journal matliématiquc de CreHe, p. 215, 219, 223 et 227. On pourra consulter aussi avec intérêt un Mémoire de M. A.-J.-H. Vincent, sur V Origine de nos chiffres et sur lAbacus des Pythagoriciens , dans le Journal de maihényir tiques^ publié par M. LiouvUle, t. IV, juin 1839, p. 261, etda même auleur une notice intitulée : des Notations scientijiqucs à VÉcok d^ Alexandrie^ dans la Revue archéologique, 15 janvier 1846.
(20) [ page 277 ). G. de Humboldt, ueber die Kawi-SpraeKe, 1. 1, p. ccLxii. Voy. aussi le portrait des Arabes si habilemeot tracé par Hcrder dans ses Idées sur la philosophie de Vhist, et V Humanité, 1. XIX, c. 4 et 5, p. 391-423 de la trad. franc.
(21) (page 280]. Gomp. Humboldt, Examen critique, îk., t. I, p. vin et XIX.
(22) [ page 283 ]. Des parlies de l'Amérique avaient déjk clé vues, mais sans que l'on y atterrât , 14 ans avant Leif Erikson, dans rexpédition que Bjarite Herjulfsson entreprit yers le sud, en partant du Groenland (986). Ce navigateur vitune première fob la terre dans file Nantoucket, un degré au sud de Boston, puisa Neu-Scholtland, et enfm a Neufundland (Terre-Neuve) quis^appela plus tard Litla Hellouland, mais jamais Yinland. Le golfe qui sépare Neufundland de l'emboucbure du grand fleuve Saint* Laurent, élait nommé, chez les colons normands du Groenland et de rislande, Golfe du Marklund. Voy. C. Chr. Rafn : Aniiquitales Americanœ,\Sibf p. 4, 421 , 423 et 463.
(23) f page 283 ). Guunbjœrn se perdit en 876 ou 877 surkis écueils qui portent encore aujourd'hui son nom et qu*a récemment découverts pour la seconde fois le capitaine Graab. C*est Gunnbjœm qui le premier vit la côte orientale du Groenland, mais sans y prendre terre. Voy. Rarn, Aniiquit, Americ.^^J^t 93 et 304.
(24) [page 283). Cosmos, t. Il, p. 455.
(28) (page 2R^. Ces températures moyennes dé la c6te orientée d'Amérique sous les parallèles de 42* 25^ et 4^** -15^ répondent, en Europe, aux latitudes de Berlin et de Paris, c'est-à-dire iitles contrées qui sont de 8* k 40* plus rapprochées du nord. En outre, sur la côte occidentale de rAmérique septentrionale, rabaissement de la température moyenne, du sud au nord , est tellement rapide que, sur l'espace de 2® 4^ qui sépare Boston et Philadelphie, la différence à*un degré répond h un abaissement de deux degrés du thermomètre centigrade, dans la température moyenne de Tannée, tandis que dans le système des lignes isothermes, en Europe, la même distance répond à peine, ainsi que je l'ai observé moi-même , à un abaissement de température moyenne d'un demi-4egré. Voy. Aiie centrale^ t. III, p. 227.
(26) [page 284]. Voy. Carmen Faeroicum in quo Vinlandiœ mentio Gt. (Rafn, Antiquit. Americ, p. 320 et 332.)
(27) [ page 285 ]. On plaçait la pierre runique au plus haut pmnt de Ftle Ringiktorsoak « le samedi avant le jour du triomphe, t c'est-à-dire avant le 2\ avril, grande fête du paganisme Scandinave, qui, lors de Tintroductioti du christianisme, fut changée en une fête chrétienne (Rafn, Antiguit. Americ.y p. 347-355). Sur les doutes que Brynjulfsen, Mohnike et Klaproth ont exprimés au sujet des chiffres runiques, voy. Examen critique^ etc., t. II, p. 97-401. Cependant Brynjulfsen et Graah, d'après d'autres indices, reconnaissent comme appartenant certainement aux xi« et xn« siècles le précieux monument de TFoman^s Islands, et cette date est aussi celle des inscriptions ru- Bîques découvertes à Igalikko et à Egegeit, par 60* bV ei 60° 0^ de latitude, et des ruines trouvées à Upernavick par 72° 50'.
(28) [page 2851. Rafn, Antiquit. Americ.y p. 20, 274 et 445- 44 8 (Wilhelmi, ueber Island, Hvitramannaland, Grœnland und Vinlandy p. 447-^124). En 4494, Suivant une très-ancienne saga, des navigateurs cherchèrent Textrémité nord de la côte orientale du GroenlaTid, désignée sous le nom de Svalbardy dans un n. 35
pays qu^ çor^e^ponç^ ^^ Çor^^l^ï UW^ , prçs dq poi^l Of ^on ami le capitaioe Sa^ioQ a ïi\\\ ^^ o^^rv^t\o|;^| su^ le p^n^t^e, ^\ où je possède, par ^3° ^ 6', m^ cap fpr^ pçu abo^(^l^^^le. Vq|. Raft(, Anti^it. Amer^., p. ^03, et piop Ap^erf^ fk F^nçifati^e 9^0grçipkie des régiof^^ arctiques (fe l^'Améi;ique^ \^^'l% P- 6-
(29) [page 2^]. Wilhelmi, ueher Ishndy etc., p. 226; Rafà, Antiguit. Amertc., p. 264 et 453. I.es colonies de la côte occidentale du Groenland, qui jouirent d'une grande prospénté jusqu'au ipilieu du xiv* sîède, furent successivement ruinées par l'influence funeste du monopole commercial, par les intasions des Esquimaux (Skrœlipgues), par la peste noire qui, selon Hecker, dépeupla le nord surtout de -1347 à 4854 ; enGn par Tattaque d'une Botte ennemie, venue, on ne sait d^è^ dans cette contrée. Aigourd'bui on ne croit plus aux fables ipétéorplogiques d'un changement subit de climat, ni de la forroatiop d'un môl^ de glace qui aurait complètement séparé de leur métropole les colonies fppdéçs dans le €r|[pfînland|. Comn^e ces poloni^ ne %o |rou?ent que dî\ns la partie tQmpçrée d^ |a çô(e qççi^ptale du Grocnlandi \] était difficile qu'up évêqqe ^e ^al|ip|| pû( voir, en 4 540, sur la c0tp priepl^lfî, ?jv ^^à ^^ rpi^r dp glape, f (!(»$ bergers qui faisaient paître leur^ tpupeaux. i L'apcpmi^latipp des gti^çf^ sprla pôle orientale ^e, ^'Ish-^nde qq\ ffti( ff^cp ^^ prpçi^land, est Causée par ^ cpnstitutipn du terrain ; ptf^ le v(^îqf|ge d'qpe çl^aîoe d« mop^gpes çp^roupép dp glaciers et ps^ralièlp à Iq c^te; piifin par le courant auquel obéissent Ipa eau3^ dp 1^ ippf daqs cps pafA^. Ce^ étal de cj^pçes u'qpp?rt|ent p|f$ s^eulemgnl s^ ]^ fin 4P xiy*" siècle pu au coniroencemen^ flu xy* ; jl ^ été spumis, coiume Ta |rps-bien fait voir sir Jpbn Barro^ , ^ l^e^ijppm^ dp çl^ai^er menls accidentels^ surtout dan^ \es apnép^ '|$45t4847. V<^f* Barrow, Voyages ofdiscovery within the Arctic RegionSjiS^^^ p. 2-6. — Lo papp Nicolas V a norpmé encore en 444^ un ëvêque du Groenland.
(30) [page 286]. Les sources principales sopt les Récits |ii$((>riques de Erik le Rouge , Thprfinn Karlçofpe et Snorrf Jiipr-
biundwaR* nâci($ dant une partta fut écrite prcihableineiit par 4fS desc^Qci^Pts de colons qatifo du yialand, dans le Groenland OtAme et dès Iq xw siècle. Voy. ftafo, Aniiquit Azérie., p. vu, xiY el XVI. Les tables généalogiques de ces familles ent été ienucis avec un si grand soin, que Hon a pu conduire depuis 4907 jusqu'à 4844 celle c|e Tborlinn KarisefoCy dont le rilsSnorre Tborbrandsaoïfi était né en Amérique.
blanc3. Çpmp. les ç!ocurfleqt3 originaux dan5 p^fQ , 4fl{»îttî<' ^meric, p. 2f)3-?06, ^44 , 44Ç-45i, et ^ill^elîfli, ^çb(^ {4l(^^(^,
(32J J page 288 ]. Letronne, Recherches qéogr, et crii. sur ie livre Dt MEMSORA ORBis TERRiE, composé en Irlande par Dicuil, 4844, p. 429-446. Comp. Examen critique^ etc. ^ t. II, p. 87-91.
(33) [page 289]. J'^ai réqui dans un appendice, au neuvième livre de mqu voyage (Bekiiion l^isioriquej t. lil, 4825, p. 459), tous les contea imaginés depuis Raleigb sur l'usage prétendu de la langue celtique c^ez les indigènes de la Virginie. J'ai raconté pommeni on croyait avx^ir entendu sur la cèie la formule de salutation ga&lique, kaoj itii, iacà; coiqme quoi le chapelain Owen parvint à se sauver, en 4669, des mains des Tuscaroras, qui voulaient le scu\per^ en leur parlant dans sa langue maternejle, le gaélique. Ces Tuscanoras de la Caroline du nord sont, au contraire « comp^ Teint nettement prouvé des recbf^rches philologiques sur les langues américaines, une race iroquoise. Voy. Albert Galiatin, O» Indian tvibes ^ ^^m X Archœoh9i9 AmeriçaxM ^ t. 11, 4836, p. 23 et 57. CaUin> un des meilleurs observateurs qui qient vécu parpii les peuplade^ indigènes de T Amérique, i| donné une collection con^dérable de mots tuscaroras.Toulefais il iqciine & Regarder la natiaq des Tuscarpras,.^ causp de son teint blanctiâtre et du gi^nd noQ)br^ d'inilividu^ à yeux W^ qui ^'f rencontrent, comme un mélange d'anciens Gallois et d'indir gènes aipéricains. Voy. son ouvrage intitplé : Mtersani fioks
on ihê mannen^ eutiomt andcondiHon ofthe NorOi^Ameri* ean Indians, 4844, 1. 1, p. 207; t. Il, p. 259 et 262-265. Une autre collectioD de mois tuscaroras se trouve dans les manuscrits philologiques de mon frère, à la bibliothèque royale de Berlin. J*écrivai8 dans ma relation historique ((• III, p. 460) : « Gomme la structure des idiomes américains, paraît singulièrement bizarre aux difTérents peuples qui parlent les langues modernes de l'Europe occidentale et se laissent facilement tromper par de fortuites analogies de quelques sons, les théologiens ont cru généralement y voir de l'hébreu, les colons espagnols du basque, les colons anglais ou français du gallois, de Tlrlandais ou du bas-breton. — J'ai rencontré un jour sur les c6tes du Pérou un ofGcier de la marine espagnole et un baleinier anglais, dont Tun prétendait avoir entendu parler basque à Tahiti et Tautre gale-irlandais aux îles Sandwich. » Quoique jusqu'à présent on n'ait prouvé Texistence d'aucune corrélation entre ces langues , je ne veux pourtant pas nier que les Basques et les peuples d'origine celtique qui habitaient le pays de Galles et l'Irlande, et se livrèrent de bonne heure à la pêche sur les côtes les plus lointaines , aient été dans la partie septentrionale de l'océan Atlantique les perpétuels rivaux des Scandinaves, et que les Iriandais aient prévenu les Scandinaves dans les îles Faeroer et difns l'Islande. 11 est très à souhaiter que de nos jours ) où s'exerce une critique sévère sans être poor cela dédaigneuse, les anciennes recherches de Powel et de Richard Hackluyt ( Voyages and NavigatfonSj t. III, p. 4 ) puissent être reprises sur le sol même de l'Angleterre et de l'Irlande. Est-il vrai que le voyage aventureux de Madoc fut célébré, quinse ans avant la découverte de Golomb , dans le poème du barde gallois Mereditho? Je ne partage pas l'esprit exdusif qui a trop souvent jeté dans l'oubli les traditions populaires; j'ai, au contraire, l'intime conviction qu'avec un peu plus d'application et de persévérance on parviendra un jour, par la découverte de faits restés jusqu'ici entièrement inconnus^ à résoudre une foule de problèmes historiques qui se rapportent :
aux voyages maritimes aceomplis dès les premiers siècles du moyen âge ; a la singulière ressemblance qu'offrent les fraditions religieuses, les divisions du temps et les œuvres de Tartdans TAmérique et dans l'Asie orientale; aux migrations des peuplades mexicaines; enûn aux centres primitifs de civilisation qui brillèrent à Axtlan, k Quivira et dans la Louisiane supérieure, ainsi que sur les plateaux de Cundinamarca et du Pérou. Yoy. Examen critique, etc., t. H, p. 442-449.
(34) [page 291 1. Tandis que d*un c6té on citait cette circonstance du manque de gelée, en février 4477, comme une preuve que rile Thyle de Colomb ne pouvait pas être Tlslaude, Finn Magnusen a trouvé, d'après d^anciens documents, qu'en 1477, riiiver en Islande fut si doux que le nord de Ttle n'avait pas de neige au mois de mars, et que les ports du midi étaient libres de glace en février. Gomp. Examen critique, etc., t. II, p. 405; t. V, p. 213. Il est très-remarquable que Colomb « dans le même Tratado de las cinco zonas habitables^ parle d'une tle méridionale appelée Frislanda, nom qui joue un grand rôle dans le voyage , géoéralement tenu pour fabuleux , des frères ZenI (4388-1404), mais qui manque sur les cartes d'Andréa Bianco (4436) comme sur celle de Fra Mauro (4457-4470). Comp. Examen critique, etc., t. H, p. 444-426. Colomb ne peut avoir connu les relations des frères Zeni, puisqu'elles restèrent ignorées des Vénitiens eux-mêmes jusqu'à l'année 4 558, où Marcolini les publia, 52 ans après la mort du grand amiral. Alors comment celui-ci a-t-il connu l'tle Frislanda?
(35) [ page 292]. Voy. les preuves que j'ai recueillies dans des documents certains, pour Colomb, Examen critique, etc., t. IV, p. 233, 250 et 264, et pour Vespucci , ibid., X. V, p. 482-485. Colomb était tellement rempli de l'idée que Cuba faisait partie du continent asiatique et n'était autre que le Khatay méridional (la province de Mango), qu'il lit jurer, le 42 juin 4494, a tout l'équipage de son escadrille, composé environ de quatre-vingts matelots, « qu'ils étaient convaincus de la possibilité d'aller par
torre da Cuba ea Espagne {^9 îésta tierra de Cùim firese la tiem GrrniB al comienso dé las Indias f fin a quten en estas^artes iiiitisiefB venir de Es{>aila por ti^ra); » ajoutant que • iiuteonque^ après avoir fait ce serment, oserait un jour afiiriher le cototraire, recevrait cent coups de fouet, el aurait la langue arrachée^ en expittiion de son pai^ure. » Toy; Informacion did bseribnno pnblko Fernando Perez de LUna^ dans le recueil de Natarrete : Viaget y descubrimientos de iùsEsfiant>les,i, U^ p. 143-449. Lorsque Colomb, dans sa première expédition, se rapproche de Cuba, il se croit vis4-Vis <ies villes commerciales de la Chine, 2aitoun et Qîiinsay : à Y es cierto^ dice el Àlmirantë^ questâ es la tierra drine y que estoy, dicô el, anle Zayto y Guinsay. • « il veut t*emettrë les lettres des monarques catholiques au gran^ khan dés MogoJs a Kliatay, et âpres avoir ainsi rempli sa missioD, retourner de suite en Espagne, mais par mer. Plus tard il fait descendre a terre un juii baptisé, Louis de torres, parce que cet homme savàil lliébréu, lé chatdéen et Tarabeyi toutes tangues usitées dans Ibs comploii's cle l'Asie. Voy. le journal de toionil), dàlis Navdrreîe, \^iages y àescubrim,, t. 1, jp. ^7, U él J6. ish 4533, l'astronome Schoner arûrme encore que tout le soi-diéaûl NbuVeàu-iviondé n'est qu'une partie de l'Asie, superiorii Indiœ^ cl qiie la ville de Mexico (teinîstiiah), prise par Cortèà, h'esl pas autre chose que Quinsày , ville teoihmércialc de la Chine, lanl célébrée par ^fârco-Polo. Voy. joannis Schoneri Carslostadii Opusculum geographicum , Norinibergœ, 45à3, 2«pàrt., c. ^-20.
(36) [page 293). Joao de Barros e Diugo de Couto, da Asia, defe. 1, 1. m, t. 11 (parte 1, Lisbod, 4778, jJ. 25b).
(37) [page 2951. Jourdain , Recherches critiques sur les traductions dAristote, 1843, p. 212-216 et 377-380 ; Letronne, des Opinions cosmographiques des Pères de f Église^ ny^prochées des doctrines philosophiques de la GrècCy dans la Revue des Peux MondeSy 4834, t. î, p. 632.
(38) (page 296 1. Fnédéric de llauMer; uefKer die Phifoi&^h
dé^ direizehhteh JàrhKuhàèrtày 'dàiis s'oii historïches taschenàuchj ISA6, p. A^i. Siir le t)enchaiit des esprits pour le platoiiishië, ail faoyèn âge, et sur là lullë des écoles, voy. rt. Ritler, ïje^hichté àer chrislHcAen Philosophie, 2« par.i., J>. ^9; 3« ^ÛX,; J). \3\A60 et 38 1-417.
(39) ( page 297 ]. Cousin j Cours d'histoire de ta Phitosophie^ t. I, 4829, p. 360 et 389-436; Fragments de Philosophie Cartésienne^ p. 8-12 et 403. Voy. aussi le récent et spirituel écrit de Christian Bartholmèss» Jordano Bruno, -1847, 1. 1^ p. 368; t. H, p. 409-446.
1(40) (page ^98). Jourdaifa, Recherches sur lés traductions d'Àristôte, p, 236; Michel Sachs, die reîigi'àse Poésie derju" den in ^paniefi, -1845, p. \ 60-^bÔ.
(44) [page 299]. C'est a l'empereur Frédéric 11 ^ne reViëtit la plus grande part dans les progrès dé la zoologie. Ob lui ddtt d'importantes observations personbell^B^sur la Mnlbtuië intérieure des oiseaux. Voy. Schneider , danâ la prétàea du recueil intitulé : Reiiguaiiàroruin Friderici H ifÀperat&ris de arte t)énandi cum avibus^ 1. 1, 4788. Cuvier appelle aussi cet eiUpereui- « le premier zoologue du moyen âge scolastique qui ait travaillé par lui-môme. » — Pour apprécier les saines idées d'Albert le Grand sur la distribution de la chaleur à la surface du globe selon les latitudes et les saisons, voy. son livre intitulé : Liber cosmo^ graphicus de natura Locorum , Argent., 4 54 5 , p. 4 3 b et 23 a^ et comparez r£â!;am0n critique^ t. 1, p. 54-58. Malheureusement, à côté d'observations personnelles à fauteur, on trouve souvent le manque de critique qui caractérise toute son époque. Il croit savoir que « le seigle sur un bon terrain, se change en ifroment ; que d^une forêt de hêtres déboisée il naît, par la pourriture, une tovii de boulëàuk; que des brandies de chônè plantées en leirb produisent des ceps de vigne, o Comparez aussi lîrhèsl Meyér, ueOer 'die Bolanik des dreizehjiten Jahrhunde><5,dans le tecùeil iùlildlé Linnœa , i. i, 4S36, p. 749.
(42) [page 300]. Tant de passages de VOpus majus témoignent du respect de Roger Bacon pour rantiquité grecque, qu'on ne peut attribuer qu'aux mauvaises traductions faites sur l'arabe, ainsi que Fa déjà remarqué Jourdain (des Traduct, (TAristote^ p. 326), le désir exprimé par lui, dans une lettre au pape Clément IV, « de brûler les livres d*Âristote, pour empêcher la propagation des erreurs parmi les étudiants. §
(43) [page 300). « Scientia experimeutalis a vulgo studeatium penitus ignorata; duo tamen sunt modi cogooscendi, scilicet per argunientum et eiperientiam (la méthode théorique et la méthode expérimentale). Sine experientia nihil sufGcienter sciri potest. Argumenlum concludit, sed non cerliticat, neque removet dubitationem , ut quiescat animus in intuitu veritatis, nisi eam inveniat via experientiœ » (Opus majus , pars VI» c. 1). J'ai rassemblé tous les passages qui se rapportent aux connaissances de Roger Bacon en physique et à ses projets d'inventions, dans mon Examen critique^ t. Il, p. 295-299. Voy. aussi Whewell, the Philosophie ofthe inductiveSeienees, t. II, p. 323-337, et les articles de M. Cousin sur le manuscrit de VOpus tertium, récemment découvert par lui à la bibliothèque de Douai , dans le Journal des Savants ^ mars -1848 et n"^ suiv.
(44) [ pag. 300). Voy. Cosmos y t. II, p. 233. Je trouve TQptiçfue de Ptolémée citée dans ÏOpus majus, p. 79, 288 et 404 (édit. de Jebb, London, 4733); mais on a nié avec raison que la connaissance, puisée dans Alhazen , de la vertu grossissante des segments de sphère ait véritablement engagé Roger Bacon à construire des lunettes ou binocles ( voy. Wilde , Geschichte der Optik, t. I, p. 92-96); cette invention doit s'être produite en 4299 ou appartenir au Florentin Salvino degli Armati, qui fut enterré en 4347 dans l'église de St«-Marie-Majeure, k Florence.
(45) [page 302|. Voy. Humboldt, Examen critique, 1. 1, p. 64, 64-70, 96-108; t. 11, p. 349 : • Il existe aussi de Pierre d'Ailly, que don Fernando Colomb nomme toujours Pedro de Helico, cinq mémoires de Concordantia Aslronomiœ cum Theologia.
Ils rappellenl certains essais très-modernes de Géologie hébrai-sanlCj publiés 4Q0 ans après le cardinal. 0
(46) [page 302]. Gomp. la lettre de Colomb dans Navarrete, Viagesy descubrimientos^ 1. 1, p. 244, avec Y Imago mundi du cardinal d'Ailly, c. 8 , et VOpus majus de Roger Bacon, p. 483.
(47) (page 304]. Heeren, Geschichte der classischen Liiteratur^ t. I, p. 284-290.
(48) [page 304]. Klaproth , itf^moîr€5 relatifs à l'Asie^ 1. 111, p. 443.
(49) [page 305]. L'édition florentine de 4488. Le premier livre grec imprimé fut la grammaire de Constantin Lascaris» en
(50) [page 305 ]. Villeroaiu , Mélanges historiques et littéraires ^ t. II, p. 435.
(54) [page 305]. Ces indications sont le résultat des recherches de Louis Wachler, bibliothécaire à Breslau, et sont consignées dans sa Geschichte derLitteratur, 4 833, 4 '^ part. , p. 4 2-23. L'impression sans caractères mobiles ne remonte pas non plus en Chine au delà du x* siècle de notre ère. Les quatre premiers livres de Confucius furent imprimés , suivant Klaproth, dans la province Szûtschouen, entre 890 et 925, et dès Fan 4310 les occidentaux avaient pu lire dans Thistoire des souverains de Khatai, écrite en Persan par Raschid-eddin , les détails techniques relatifs a la manipulation de Timprimerie chinoise. D'après les derniers résultats dus aux importantes recherches de Stanislas Julien, en Chine même, un forgeron avait fait usage, entre les années 4044 et 4048, près de 400 ans imr conséquent avant Guttenberg, de types mobiles en argile cuite. Cette invention, qui demeura à la vérité sans application , était l'œuvre de Pisching.
(52) [page 306]. Voy. les preuves de ces faits dans V Examen critique y t. Il, p. 346-320. Josafat Barbare en 4436, et Ghislin
de Bouàbeek en 4355, trouvèrent eiibofë^ enitlB T%ttà (Âxow), Caffa et TErdil (le Volga )^ des Alains ei des petiples de race gothique qui parlaient allemand. Voy. Ramusio, délie Navigaîioni et Viaggi, i. ii, p. 92 b et 98 a. Roger Bacon désigne toujours Rubruquis par ces inbts : ô Frater WilUelraus qiiemdohiinuâ rèx t'ràhciœ misil àd TarUrod. d
(53) [page 306]. Le grand et magnifique ouvrage de Marco Polo (il Milione di Messer Marco Polo), le) que nous le possédons daiis l'édition correcte du comte Baïdelli , est appelé à tort un Voyage. C'est surtout un ouvrage descriptif, on pourrait presque dire un ouvnige de statistique dans lequel il est diflicile de distitiguer ce que le voyageur à vii de ses yeux, de ce qu'il à appris par d'autres ou d'après les descriptions topograpbiques que possède en si grand nombre la littérature chinoise, et qui pouvaient lui être rendus intelligibles par des interprètes persans. La ressemblance singulière que l'on surprend entre la relation de voyage de Ùlouan-thsang, le pèlerin bouddhiste du vir siècle, et c'ë que Marco Polo avait appris, en -1^77, du plateau do Pamir, avait de bonne heure attiré mon attention. Jacquet ^ pi^ lilaturémeiit etllëvé à l'étude des langues asiatiques, et qui, ainsi ique Elaproth et tnoi , s'était longtemps occupé du voyageur vénitieh, m'écrivait, pea dvânt de niourii* : « Je suis frappé comme Vous de la forme de rédaction littéraire du Milione. Le fond apt^artieut sans doute b l'observation directe et personnelle du voyageur y tnais il a probablement employé des documents qui lui ont été communiqués soit ofliciellemenl , soit en particulier, bien des choses paraissent avoir été empruntées à des livres chinois et mongols , bien que ces influences sur ta composition du milione Soient difficiles à reconnaître dans les traductions sutcéssives sur lesquelles Polo aura fondé ses extraits. • Marco Polo mettait autant de soin a confondre ses propres observations avec les renseignements officiels (]u'il pouvait recevoir en grand nombre, comme gouverneur de la Ville d'Yangui , qu'eu ont mis depuils les vdjftigeiirs à s'oceuper dé lëiil* propne pbrsonhé. Voy.
Asie ventrale^ t. II, p. 395: La métliôdë de Icbkhpilation suivie par lé célébré Voyageur fait aussi comjpfendt-e cbihrtehi, prisorinieràG^nes en ^295, il put encore difeCer sou liVre h son cortipagnon de captivité ^ mésser Bustiglelô de Pi^te , et semble tdujoure avoir ses documents soué la main. Voy. Marsdteil , IVavels ofMarbà Pofo,p. xxxiu.
(54) (page 3Ôî). t^urcbas, Pîîgrimes, à'^ part., c. 28 et 56, p. 23 el âl.
(55) [page 307], Navarrete, Viages y descubrimienios, etc.^ i. ï, p. 261 ; Washington Irving, History of the life ami vOf/a-ges of Christ opher Colomlms, ^828, l. IV, p. 297.
(56) ipagé 308]; HUmboldl, Examen crihqtté^ U ï, p. 63 et 245; l. Il, p. 330; Marsden, Trave/s of Maico PolOy p. Lvii^ vxx et LXXV. Du vlvaiil de Colomb, parlirettt impHmccs, là première tradubtion allemaddë de Marcb Pblô, à Nuremberg {da^ puch des edèih RUtèrs M landifàreri Jftài-cfio PofOy Ull) ; la première traddclibti latine (^490), et lé^ [irënliërés traductions italienne et portugaise (1496 H ^502).
(57) [page 3091. Barros (dec. 1, 1. 111, c. 4, p. 190) dit expressément : a Bartholomeu Diaz, e os de sua companiiia per causa dos perigos e lormentas que em o dobrar délie passaram ihe puzeram nome Tormenloso. » Le mcrile d'avoir doublé, le premier, le cap des Tempêtes n'appartient pas, par conséquent, a Vasco de Gama, comme on le lui attribue généralement. Diaz était à la pointe extrême de l'Afiique au mois de mai ^487, b peu près au teinps où Pedro de Covilham el Alonso de Payva partaient de Barcelone pour leur expédition. Dès le mois de décembre de ia même année, Dia/ rapportait lui-même en Portugal la nouvelle de sou importante découverte.
(58) [page 309]; Le planisphère de Sanuto; qui se nomnle lui-même Marinus Sanuto diclus Torxellus de Veneclis, fait partie de 1 ouvrage : Sécréta fideliuvi Crucis: o MarioUs prêcha adroitement une croisatic dans Tintérét du commerce^ voulant
détruire la prospérité de l'Égyple et diriger toutes les marchaodises de Plnde par Bagdad , Bassora et Tauris (Tebriz) à Raffa, Tana (âeow) et aaz côtes asiatiques de la Méditerranée. Contemporain et compatriole de Polo, dont il n*a pas connu le Milione^ Sauuto s'élève à de grandes vues de politique commerciale. C'est le Raynal du moyen ftge, moins Tincrédulité d'un abbé philosophe du xviii* siècle. » (Examen critique^ etc., t. I, p. 2?\ et 333-348.) Le cap de Bonne-Espérance est nommé Capo di Diab sur la carte de Fra Mauro, qui fut dressée entre 4457 el 4459. Voy. le savant écrit du cardinal Zurla : ilMappamondo di Fra Mauro Camaldolese, 4 806, $ 54 .
(59) [page 340). Avron ou avr [aur) est un mot rarement employé à la place du mot schetnâly pour désigner le nord. Le mol arabe zohron ou zohr, dont Klaproth veut a tort faire dériver l'espagnol sur et le portugais sulj qui forme probablement, aiec le mot sud, un même mot de pure origine germanique , ne sert pas proprement à la désignation des contrées ; il n^exprime autre chose que le moment du jour où le soleil est en plein midi. Le sud s'appelle dschenûb. Sur la connaissance qu'eurent de bonne heure les Chinois de la direction de l'aiguille aimantée vers le sud, voy. les importantes recherches de Klaproth dans sa lettre à M. A. de Humboldt , sur P Invention de la Boussole^ 4834, p. 44, 45, 50, 66, 79 et 90, et l'écrit d'Azuni de Nice, public dès 4805 : Dissertation sur l'Origine de la Boussole, p. 35 el 65-68. Navarrete, dans son Discurso historico sobre las Pro^ gresos del Arte de Navegar en Espafia, 4 802, p. 28 , signale un passage remarquable dans les Leyes de las Parlidas (I. Ut tit. IX, ley 28), qui datent du milieu du xiii* siècle, c L'aiguilie qui guide le navigateur au milieu de l'obscurité de la nuit et lui montre, dans le beau et dans le mauvais temps, de quel côté il doit diriger sa course, est l'intermédiaire (medianera) entre l'ai* mant(la piedra) et Tétoile polaire... » Voy. Las siete Partidas del Sabio Rey don Alonso el IX (Alphonse X, d'après les calculs ordinaires) Madrid, 4829, t. I, p. 473.
(60) [page 34 4 ]. Christian Barthelmèss, Jordano Bruno, 4 847, t. II, p. 484^87.
(64) [page 344]. • Tenian los mareantes insirumeoto, carta, compas y aguja. » (Salazar, DUeurto sobre lo$progresos de la Hydrografia en EspaAa^ 4 809, p. 7. )
(62) [page 342). Cosmos, i. II, p. 203.
(63) [page 342]. Sur Nicolas de Cusa (Nicolas de Cuss, proprement de Cues sur la Moselle), voy., plus haut, Cosmos, t. H, p. 427, et Clemens, ueber Giordano Bruno und Nicolaus de Cusa, p. 97, où se trouve cité un passage important, trouvé il n^y a pas plus de trois ans , et écrit de la main de Nicolas de Cuss , sur un triple mouvement de la (erre. Voy. aussi Cbasies, Aperçu sur F Origine des Méthodes en Géométrie, 4827, p. 529.
(64) [page 342]. Navarrete, Disertacion histôriea sobre la parte que tuviéron los Espanoles en las guerras de Ultramar 6 de lasCruzadas^ 4816, p. 400, et Examen critique, etc., t. I, p. 274-277. On rapporte au maître de Regiomontanus, George de Peuerbach , une amélioration importante , introduite dans les moyens d*observalion par Tusage du fil à plomb; mais H y avait longtemps^ que cette espèce de niveau était en usage chez les Arabes, ainsi que l'atteste la description des instruments astronomiques, composée, au xiii" siècle , par Aboul-Hassan-Ali. Yoy. Sédillot, Traité des Instruments astronomiques des Arabes, 4 835, p. 379; 4844, p. 205.
(65)[page343].Dans tous les écrits sur Tart de la navigation, que j'ai consultés, j'ai vu reproduite cette erreur, que le loch n'avait pu ôtre appliqué à la mesure de la vitesse avant la fin du XVI* siècle ou le commencement du xvii*. Dans VEncyclopedia britannica, 7« édit., 4842, t. XIII, p. 446, on lit encore : « The aothor of tbe device for measuringthe ship's way is
nqt knQ\^q an() i^fi (K^^ntion pf U oecvirs iill tlii yaoar \ê^7 îo an East India voyage published by Purchas. • Daoa^ tous lei dictionnaires qui ont précédé ou suivi (voy. Gehier, t. VI, <83l, p. 450), ç/èi\^ dsite est indiquée aussi comme la limite la plus f'^eculée. Sei^l Navarrele, dans la Disertaeion sobre losprogresùs del Àrte de Navegar^ i 8Û2 , fait remonter jasquli l'an 1577 Tusage du loch sur les vaisseaux anglais. Voy. Duflot de Mofras, [Notice biographique sur Mendoza ei Navdrrete^ ^845, p. 6^. Plus tard , Navarrete dit dans un au(re Quvrçjge ( f to^^f % i^ cubrimientosy t. IV, 4 837, p. 97) : Au temps de M^geUau, oo ne mesurait pas la vitesse d'un vaisseau autrement ou'^ vue d'œil (a ojo), jusqu'à ce que le loch (corredera) eût été inT^i\(éau xvi« siècle. » Le fait de mesurer la distance parcourue en jeUQt la ligne de loch , bien que ce moyen soit encore imparfait, a^olument parlant , a eu cependant de^ telles c^a^quence^ pour amener a connaître la rapidité et la direction des courant^ océaniques, que j'ai dû en faire l'objet de recherches approfondies. Je communique ici les résultats conl^n^s dans |e VI^ vplume, encore inédit, de VExameidi. çritiq^ç, dç l'h}stçir^ dç la Géographie et des progrès de i^J^strçi^omie ^autiçiMe qiup x?? ei xv\* siècles. Les Rpmî^in^, ç|u temp§ de la République, avaient sqr leurs vaisseaux des instruments pour m^f^uref 1^ rqi^te p^rcoyrœ, consistant en roq^s ti^ulf s dp q^al^p pied^ p( garnie^ 4*«ile(;, que l'on adaptait au flanc extérieur ^u b4timpi^(, absoli^mei^t comme sur un v£^isseau à vapeur pt coip^^e (|an$ 1^$ méçapiqiips qge Blasco de Garay ayait présentées, en \ 54?, à TepipereHr Charles V, pçwr mpltre en mouvement les charipts. yoy. ^Ifa^gp, A^^^(^ire 4^ Bureau des longifurles , 1829, p. |^2. L'ai^çien hodofuètre des Romains (ratio a majoribus tradita, qua in rbeda sedentes vel mari navigantes sçire possupius q^pt rpillia pumprp itineris fecoriiniis), a é[c çjécfit ^n ^étail par V^ru^û (1. X, c. -14), dans lequel jl faudrait, il est vr«^i, rçnon<>pr a voir un cpaieiDpprain (rAugusIe, si l'oq çè^p j^ûx raisons ag^ez convaincantes qu'ont fait valoir (out récemment Sc|^ltz et Osaan. Le nombre dcs^ (ou|s .ipçpji^plis pav Ips rpues cxtér^pMrp^ qui plongent dans
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la mer él cdiû des lni^es parcourus un un jdur ^taiei^t indiquées par trois roues dentelées , s'epgrenant Tune dans l's^utre , ^( par la obule de petiles pierres rondes qui s^échappaient (l*uuellQÎ(e (loculamentuni) n*ayani qu'une seule ou^erture.Ges iiadomàlres qui, pelup les ««pressions de Vitruve, étaient à la (ois. un -olyel d'utilité et d-agrémenl, furenl-ils fort en usage di^ns U Méditerranée , p'est ce que Yitruve «e dit pas. Dans la biographie de l-emperaur Pertinax , par Julius Capitolinus ( Vo|. EiêiorUB 'Auçfttslm seripioreSy c. 8, t. f , p. 554, édit. de Leyfle, 4674 ), il est fait mention d'une vente fai(e à la suite de la successiqn de l'empereur Commode, dans laquelle fut comprise une voiture de vpyage munie d'un semblable appareil. Les roues donnaient en môme temps la mesure du chemin parcouru pt le nombre d'heures qu'avi)it duré le voyage. Héron d'Alexandrie, disciple de Gtésibius, a décrit dans son ouvrage sur la dioptfique, qui n'a pas encore été publié en grec, un hodomètre beaucoup plus perfectionné, également applicable sur la terre pt sur Teau. Voy. Venturi, CommenL sopra la Storia delf'Ot^ tica^ Bologna, 4844, t. I, p. 434-439. On ne trouve rien dans la littérature du moyen âge qui ait rapport au sujet que nous traitons, jusqu'à l'époque où apparaissent uq grand nombre d'ouvrages techniques sur la navigation, composés ou imprimés à peu de distance les uns des autres. De ce non^bre sont : Txaitaio di ^'aviçazione f probablement antérieur à Tan 45CiQ, par Antonio Pigafètta; un autre de 4535 par Francisco Falero (frère de Tastronome Ruy Falero, qui accompagna, dit-on , Magellan dans son voyage de circumnavigation, et laissa un Regimienio para obsevr var la longilud en la mar) ; VArte^ de navegar (4545), par Pedro 4e Medjna, de Séville ; Brevê Cotnpendio de la E^/era y de la Arte de navegar (4 5S4 ), par Martin Cortex, de Bujalaroz; endn Pegimiento de Navegadon y Uydrografta (4606), par André Garcia de Ccspedes. Dans tous ces ouvrages, dont plusieurs sont aujourd'hui fort rares, comme aussi dans kiSuma de Geogror fia^ publiée en 4 549 par Martip Fernandez de Enciso, on reconnaît quû {'espace franchi par les vaisseaux espagnols et portugais
n'était pas mesuré directement, mais apprécié k vue d'ceîl, dHiprn quelques principes numériques. On lit dans Medioa (1. 111, c. -1^ et 42) : • Pour connaître la vitesse d*un vaisseau d'après l'espace qu'il parcourt , le pilote doit marquer d'heure en heure sur son livre , en se servant d'un sablier (ampoHeta), quelle distance a franchie le bâtiment. Pour cela il doit savoir que la plos grande distance qu'un vaisseau puisse parcourir en une heare est de quatre milles, que, si le vent est faible, il n'en peut fraachir que trois et quelquefois deux seulement. » Cespedes ( RepmientOy etc., p. 99 et -156) appelle, ainsi que Médina, ce procédé « echar punto por fantasia. » Il est nécessaire, comme le remarque Enciso , que cette fantasia repose «ur une connais- ' sance exacte de la force du vaisseau ; mais en général quiconque a été longtemps sur mer a remarqué, tout en s'en étonnant, combien , pourvu que la mer ne soit pas trop agitée, la simple évaluation se rapproche du résultat que l'on obtient en jetaat le loch. Quelques pilotes espagnols appellent cette ancienne méthode d'appréciation, dont on ne peut nier l'incertitude, mais qui ne mérite pas cependant d*£tre traitée si légèrement, la a corrodera de los Holandeses, corrodera de les Perezosos. » Dans le journal de bord de Christophe Colomb, il est souvent question de dissentiments avec Alonso Pinzon sur It dislance parcourue depuis le départ de Palos. Les sabliers dont on faisait usage s'écoulaient en une demi-heure, de sorte qoe l'espace d'un jour et d'une nuit était divisé en 48 ampolletis. On lit dans le journal de Colomb, si rempli d'observations importantes, b la date du 22 janvier -1493 : « Andaba 8 millas por hora hasta pasadas 5 ampolletas y 3 antes que comenzase la guardia, que era 8 ampolletas. » Yoy. Navarrete, t. I, p. 443. Le loch (corredera) n'est jamais nommé. Doit-on admettre que Colomb l'a cependant connu, qu'il s'en est servi, et a négligé de le nommer, comme une chose trop vulgaire, de même que Marco Polo n'a pas fait mention du thé ni de la maraille de la Chine? Une telle supposition me parait très-invraisemblable, ne fût-ce que pour cette seule raison , que dans les projets pré-
seiitési en 4495, par le pilote don iayme Ferrer, pour arriver à déterminer la ligne de démarcation papale , il g^agit de mesurer la dislance parcourue, à partir d'un point donné, et qu'il est fait iniquement appel au jugement (juicio) de vingt marins consommés (que apunten eu .su carta de 6 en 6 boras el camino que la noa farâ segun su juicio). Si le loch eût été en usage, Ferrer n'eût pas manqué de dire combien de fois il fallait le jeteré Je trouve mentionnée la première application du loch, dans un passage du Journal de voyage tenu par Pigafetta pendant la circumnavigation de Magellan, qui est resté longtemps enseveli, avec d'autres manuscrits, dans la bibliothèque Ambroisienne de Milan. On y lit, à la date de janvier 4 524 , quand Magellan était déjà entré dans la mer du Sud : « Secondo la misura che facevamo del viaggio colla catena a poppa, noi percorrevamo da 60 in 70 leghe al giorno. » Voy. Âmoretti, Primo Viaggio intorno al Globo terracqueo^ ossia Navigazione faita dal Cavalière Antonio Pigafetta sulla squadra del Cap. MagaglianeSj 4800, p. 46. Que pouvait ôtre cette chaîne attachée k l'arrière du vaisseau, dont Pigafetta dit s'être servi pendant tout le voyage, pour mesurer la route, si ce n'est un appareil semblable à notre loch ? Il n'est pas question, il est vrai, de la chaîne du loch roulée et divisée en nœuds, ni de la table ou du navire du loch^ non plus que du sablier du loch marquant les demi-minutes; mais ce silence n'a rien d'étonnant, si Ton admet qu'il s'agisse d'un objet connu depuis lougtemps. Dans la partie du Trattato di Navigazione de Pigafetta, citée par Amoretti , il n*est pas fait de nouveau mention de la « catena délia poppa i; il est vrai que cet extrait ne dépasse pas dix page&
(66) (page 343]. Barres, da Asia^ dec. 1, 1. IV, p. 320.
(67) [ page 345 ]. Examen critique, etc., 1. 1, p. 3-6 et 290.
(68) [page 346]. Voy. Opus Epistolarum Pétri Martyris Anglerii Mediolanensis, 4670, ep. cxxx elcLU : t Prœ lœtitia pro-